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149

Musique et Spectacle

« de J. Canteloube. 1911-1913 », et inscrit en exergue ces vers de Bernard de Ventadour, « troubadour du XII

e

siècle » : « Quand le doux

vent vient à souffler / Du côté de mon pays / M’est avis / Que je sens / Une odeur de Paradis ». Au verso, il a rédigé cette dédicace : « À

la mémoire de mes parents. J.C. ».

Un autre feuillet dresse la liste des personnages :

Marie

,

Jan

,

Le Grand’père

,

Rouzil

, ancienne nourrice de Jan,

Gabel

, vieux serviteur,

maître-valet au Mas ; un vieux mendiant, un vieux moissonneur, une jeune fille. Suit le détail des chœurs : voix de bergers (en

coulisse), voix de moissonneurs (en coulisse puis en scène), voix au loin (en coulisse), voix de laboureurs (en coulisse), Travailleurs du

Mas (en scène) ; Canteloube précise : « L’ensemble de ces voix est ainsi présenté pour suivre l’ordre de leur apparition dans l’ouvrage,

mais il ne nécessite point un nombre anormal de choristes, ces diverses voix ne se trouvant pas chanter ensemble. Les voix de bergers,

moissonneurs, au loin, laboureurs et travailleurs, sont donc chantées par les mêmes choristes ». Il ajoute : « L’Action se passe [en

Quercy

biffé et corrigé

] aux confins de l’Auvergne méridionale, de nos jours, dans une famille de vieille souche terrienne ». Il donne

enfin le découpage et le décor : « Acte I (Prologue). La Cour du Mas. Acte II. La Fontaine (aux Moissons). Acte III. La Cour du Mas

(aux semailles) » ; ce dernier décor devait être celui du 1

er

tableau, l’acte III devant comporter un second tableau, « La Fontaine (aux

Semailles) », qui a été supprimé. Un « Index » donne le détail des scènes, avec renvoi aux pages.

Le manuscrit est ainsi divisé :

Acte I. (Prologue) (p. 1-67), daté en fin « 10 juin 1912 ».

Acte II (p. 68-275), daté en fin : « 19 mars-28 mai 1912 ».

Acte III (p. 276-434), avec cette note à la fin : « Bagnac-Paris 1911-1912 25 janvier 1913 J. Canteloube retouché à Paris Avril

1913 ».

Suivent 15 pages (435-449 : «

Appendice

. À intercaler à la Scène VI (Acte II) […] si on ne joue pas “la Fête de la Gerbe Rousse” ».

Bibliographie : Jean-Bernard Cahours d’Aspry,

Joseph Canteloube

(Séguier 2000), p. 80-88.