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147

Musique et Spectacle

unité de temps »... « Le seul homme auquel je m’adresserais pour avoir un grand opera dans le genre qui je crois convient à mon talent,

serait M

r

S

cribe

. Mais malheureusement il est malade comme moi [...] et je conçois que de violents maux d’estomac ôtent l’envie de

travailler. Mais il vous appartient d’operer des miracles, Monsieur le Vicomte, et si M

r

Scribe n’a pas tout a fait dit adieu aux productions

dramatiques, je ne doute pas que, pressé par vous, le grand opera ne puisse lui devoir un grand et profitable succès »...

343.

Nadia BOULANGER

(1887-1979). L.A.S., Paris 21 avril 1926, à Lucienne

B

réval

« de l’Opéra » ; 1 page oblong in-12 à

son adresse

36, rue Ballu

, adresse au verso.

200/250

Elle complimente la soprano et la remercie « des inoubliables émotions que nous vous devons. [...] Vous savez bien qu’il n’est pas un

musicien, pas un artiste, qui puisse penser aux œuvres que vous avez animées sans mêler votre nom à son souvenir »...

344.

Suzanne BROHAN

(1807-1887) comédienne, mère d’Augustine et Madeleine Brohan. 5 L.A.S., 1843-1883 ; 13 pages

in-8, une adresse (portrait joint).

150/200

[8 février 1843]

, à Éléonore

R

abut

, au Grand Théâtre de Bruxelles : elle l’entretient longuement d’une affaire de cœur de sa fille

Augustine, et regrette de ne pas la revoir cette année sur la scène des Français. « Ces illustres qui vous offrent de

débuter !

viennent de

recevoir sociétaire une actrice du boulevard qui ne pourra jamais jouer ni la comédie ni même la tragédie » [Mme Mélingue]…

9 novembre

1846

. Elle remercie son correspondant « pour la liberté que vous me rendez. […] J’accepte avec reconnaissance les entrées que vous voulez

bien m’offrir […] car la charmante comédienne que vous possédez est un modèle que je serais heureuse d’offrir quelque fois à ma fille. »

Sa fille

M

adeleine

est encore une enfant, mais « elle acquittera peut-être la dette que sa mère a contractée envers vous »…

Fresnes 25 avril

[1849-1850 ?]

, à un poète et feuilletoniste : elle interdit positivement la publication de ses « vieilles rêveries » : « je ne crois pas que ma

prose rimée vaille grand’chose, et je ne sais si Alphonse

K

arr

en serait content » ; elle imagine comme on se gausserait d’elle. « Ne

songez plus jamais à imprimer toute vive la pauvre Mater Dolorosa »…

Fontenay-aux-Roses 25 juin 1883

, [à Rosa

B

onheur

 ?] : elle a été

empêchée de réclamer l’éléphant signé d’un nom « aimé autant que célèbre », mais elle ne tardera pas à venir avec Madeleine, emporter

le pachyderme sous le bras ou dans un sac…

7 juillet

, à M.

P

icard

 : elle remet son rendez-vous avec sa fille, son pauvre bébé Paul ayant

la fièvre…

Ancienne collection Jean

D

arnel

(28 juin 2004, n° 51).

345.

Madeleine BROHAN

(1833-1900) actrice, sociétaire de la Comédie-Française, créatrice des

Caprices de Marianne

.

5 L.A.S., 1876-1890 ; 11 pages in-8.

150/200

[Début février 1876]

, à M.

M

illard

 : elle est énervée au possible : « Deux mois 1/2 de répétitions pour

L’Étrangère

de

D

umas

fils –

presque rien à faire pour moi… mais au 1

er

et au 5

e

acte... de midi à 5 h 1/2… – Oh ! que j’en ai assez. Quant à la pièce, pas de demi chance

à mon avis. Chute complète, ou grand succès. Je penche pour le dernier

malgré tout

... comptant sur la curiosité parisienne »…

Lundi

4 juin [1888]

, à

D

umas

fils : recommandation, pour le concours du Conservatoire, de Mlle Louise

M

arcell

, nièce de Bressant et élève

de Got. « Je vais écrire à Ludovic qui lui aussi aimait bien Bressant »…

29 avril 1889

, au même : « Un de mes bons amis, Paul Gaulot,

auteur d’

Un complot sous la Terreur

, concourt pour un des prix de l’Académie »…

14 octobre 1890

, à M.

K

aempfen

 : elle déplore la mort

de sa nièce Jeanne

S

amary

 : « Le désespoir du pauvre Lagarde et immense »…

Jeudi 3

, à Mlle Louise : elle la prie de remettre le vol de

leurs oiseaux à mardi ; elles conviendront lundi pour le placement du panneau.

O

n

joint

une carte de visite a.s. et une photographie signée (par Nadar) ; plus une l.a.s. d’Émile

P

errin

à Madeleine Brohan, 30 avril

1885, en réponse à sa lettre de démission de la Comédie-Française.

Ancienne collection Jean

D

arnel

(28 juin 2004, n° 53).

*346.

Maria CALLAS

(1923-1977). L.A.S., Milan 9 décembre 1957, à Mr. Seltsam ; 1 page in-4 à son en-tête ; en anglais

(encadrée avec enveloppe, photographie et médaillon commémoratif ; fortes mouillures affectant le bas de la lettre et la

signature).

400/500

Remerciements pour sa bienveillance ; elle espère pouvoir le remercier bientôt de vive voix. Elle regrette qu’il n’ait pas eu de bons

échos à son sujet mais elle y est habituée. Les critiques ont généralement du mal à la comprendre. Cela prend du temps... Elle signe :

« Maria Meneghini Callas ».

347.

Joseph CANTELOUBE

(1879-1957).

M

anuscrit

musical

autographe signé,

Le Mas

, pièce lyrique en trois actes

, 1911-

1913 ; 4 feuillets-449 pages in-fol., en deux volumes (déreliés) demi-percaline bleu-gris à coins.

5 000/7 000

M

anuscrit

complet

de

l

’

opéra

L

e

M

as

de

J

oseph

C

anteloube

,

dans

sa

version

chant

et

piano

.

Le Mas

, « Pièce lyrique en trois actes », sur un livret du compositeur lui-même, connut une longue gestation. Commencé en 1908, et

composé en 1911-1913,

Le Mas

fut ensuite remanié et développé, et ne fut achevé qu’en 1925 ; il comportait alors un Prologue, 2 actes

et 4 tableaux. L’audition du prologue et du prélude du premier acte aux Concerts Colonne sous la direction de Gabriel Pierné connut

un grand succès.

Le Mas

remporta en janvier 1926 le prix Heugel, d’une valeur de 100.000 francs, décerné par un jury de personnalités

musicales (dont Paul Dukas, Maurice Ravel ou Florent Schmitt). Jacques Rouché, directeur de l’Opéra, accepta de monter l’œuvre, mais

demanda des modifications qui entraînèrent le remaniement en trois actes, le prologue devenant l’acte I, et les deux tableaux du dernier

acte remaniés en un seul. La création eut lieu à l’Opéra de Paris le 27 mars 1929, sous la direction de Philippe Gaubert, dans une mise

… / …