144
334.
Jean-Baptiste-Christophe BALLARD
(1674 ?-1750) imprimeur-libraire de musique. P.S., Paris 2 juillet 1704 ; vélin
oblong in-8 en partie impr.
400/500
« Christophe Jean Baptiste Ballard seul imprimeur de la musique du Roy » reçoit 135 livres de rentes sur l’Hôtel de Ville.
O
n
joint
une page imprimée de la fin du Prologue de l’opéra
Achille
[1687] de Pascal
C
ollasse
(1649-1709), avec les signatures
autographes de Pascal
C
ollasse
et l’éditeur Christophe
B
allard
(1641-1715), de la collection d’Henry
P
runières
.
335.
Brigitte BARDOT
(née 1934).
M
anuscrit
autographe signé,
Prima
, juin 2010 ; 3 pages et demie in-4 (au dos de lettres
reçues par elle et d’une dépêche la concernant).
1 500/1 800
R
éponses
à
un
questionnaire
pour
le
magazine
P
rima
. Elle répond point par point aux 26 questions (liste jointe) ; la réponse 16
(concernant Brad Pitt et Angelina Jolie) a été soigneusement biffée.
Elle va bien, vit à Saint-Tropez entourée d’une cinquantaine d’animaux et de son « adorable mari ». Elle travaille, répond à son important
courrier, et s’occupe de sa Fondation : « Mon amour pour les animaux fait partie de moi-même. Nos combats sont impressionnants et
vont de la protection des animaux sauvages en voie de disparition ou de maltraitance jusqu’à la protection des chiens, des chats, des
chevaux, des vaches, des moutons. On a pas le temps de souffler ». Sur le vieillissement : « ça fait partie de la vie et il faut l’accepter » ;
sur sa beauté : « Ma beauté fait partie du passé » ; sur Mick Jagger qui aurait eu une aventure avec elle : « Oui, et puis pourquoi pas le
pape pendant que vous y êtes ! » ; sur les hommes : « Si les hommes sont des girouettes, c’est leur problème, pas le mien... avant il y avait
des “hommes” aujourd’hui espèce en voie de disparition ». Elle n’a ni regrets, ni remords, et si elle a été la plus belle femme du monde :
« Je ne suis plus cette femme là, alors mes rêves et mes cauchemars sont bien loin de tout ça ». Sur l’écologie : « Les écologistes devraient
s’occuper de tout ce qui détruit notre planète, ils auraient du boulot, plutôt que de se crêper le chignon avec leurs mesquineries
politiques et ridicules. [...] L’homme n’est pas maître des soi-disant progrès scientifiques qu’on inflige à la nature, c’est l’apprenti sorcier
dépassé par ses inventions ». La mode ne la fait pas rêver, car tous les couturiers emploient de la fourrure et des peaux d’animaux. Son
rêve est « d’arriver un jour à faire respecter la vie animale au même titre que la vie humaine car comme l’a dit Léonard de Vinci : “Un
jour viendra où les crimes commis contre les animaux seront jugés au même titre que les crimes commis contre les humains”. J’attends
ce jour ». À la dernière question, elle répond qu’elle voit de temps en temps Alain Delon qui l’aide dans son combat, moins souvent
Belmondo…
O
n
joint
trois notes autographes (sur 3 pages in-4) pour les légendes des photos sélectionnées par
Prima
: à 16 ans, dans
Le Trou
normand
avec Bourvil, « un mauvais souvenir » ; la photo avec le petit phoque : « C’est un souvenir inoubliable tellement tendre et
tellement dur » ; avec un chien dans un refuge : « Qu’est-il devenu ? Ce que je trouve joli, c’est que nous essayons tous les 2 d’être à la
même hauteur et que nos regards sont d’amour ! ».
Reproduction page 142
336.
Jean-Louis
BARRAULT
(1910-1994).
M
anuscrit
autographe, [1964] ; sur 5 pages in-fol.
500/700
B
eau
texte
sur
le
théâtre
,
brouillon
du
discours
prononcé
par
B
arrault
lors
de
la
troisième
J
ournée
mondiale
du
T
héâtre
(27
mars 1964).
Il prend la parole après Laurence
O
livier
, directeur du Théâtre
National Anglais, qui veut que son théâtre national soit aussi
international. « Qu’il s’agisse de spécialités classiques telles que
Sophocle, Zeami, Shakespeare, Molière ou la commedia dell’arte,
comédiens et animateurs ne sont que les gérants d’un unique domaine
qui appartient au monde entier. [...] Cela vient de ce que, au théâtre,
il ne semble pas y avoir solution de continuité entre le geste et la
parole, entre la vue et l’ouïe. Notre art est un phénomène magnétique
(qui se conjugue au Présent) ». Tous les sens sont atteints. Le pouvoir
du théâtre est « de mettre en valeur tout ce que les hommes ont
de commun : le rire et les larmes, la joie et la tristesse, le bonheur
et l’angoisse, bref ce qui est du domaine du cœur. Le théâtre fait
apparaître le cœur commun de tous les hommes. C’est en cela qu’il
est le plus efficace véhicule de Paix ». Il en vient à
S
hakespeare
, qu’il
est impossible de situer politiquement, et cela parce qu’il a su « même
dans ses sujets politiques, rester le témoin de son temps. Le but final
du théâtre est la Justice »...
O
n
joint
le
tapuscrit
corrigé, qui comporte aussi le texte de
Laurence Olivier, présentant quelques différences avec le manuscrit ;
2 L.A.S. de Jean-Louis Barrault, 25 avril et 20 octobre 1956, à Jean
D
arcante
qui se trouve dans une situation difficile et pour lequel il
cherche une solution et envisage d’écrire une lettre ouverte dans
le
Figaro
: « Il faut dépenser 10 fois plus d’énergie quand on ne veut




