Previous Page  204 / 252 Next Page
Information
Show Menu
Previous Page 204 / 252 Next Page
Page Background

202

537.

CHARTRES

.

Regnault de MOUÇON

(† 1217) évêque de Chartres.

C

harte

manuscrite, 1210-13 juillet 1385 ; vélin

oblong in-fol.

300/400

V

idimus

d’une charte donnée par l’évêque en juillet 1210, à Chartres, sous le

vidimus

d’Audoin

C

hauveron

, chevalier conseiller du

Roi et garde de la prévôté de Paris. L’évêque confirme les donations faites à l’abbé et au couvent Sainte-Marie d’Ivry [

I

vry

-

la

-B

ataille

,

actuellement du diocèse d’Évreux], de dîmes et péages à Guainville, la Chaussée d’Ivry, Gilles, La Bâte, etc. Mention est faite de

seigneurs locaux.

538.

CHINE

.

Léon ROBERT

(1866-1956) missionnaire en Chine, il fut Supérieur général des Missions étrangères. L.A.S.,

Shanghai 7 février 1901, au commandant

M

ottez

 ; 3 pages in-8, en-tête

Procure des Missions Étrangères Shanghai.

250/300

I

ntéressante

lettre

sur

la

situation

en

C

hine

. Il remercie Mottez de ses vœux. « La paix revient lentement en Chine. La semaine

dernière le prince

T

ouan

et ses acolytes ont massacré 2 missionnaires et 350 Chrétiens. Cela ne paraît pas étonner beaucoup nos

diplomates. On s’habitue à ces horreurs et pour un peu ces bons messieurs finiraient par se persuader que c’est fort naturel »... L’Amiral

P

ottier

, attendu en novembre à Shanghai, n’est pas venu : « J’en avais entendu dire tant de bien que je ne pouvais m’empêcher de le

considérer comme un homme très supérieur. La vieillesse plus que les ambitions doit obscurcir les qualités brillantes dans son esprit,

car sur certaines questions cependant très importantes l’Amiral Pottier porte des jugements désespérants. Je ne puis croire que ce soit

pour plaire à nos sectaires. Quand on est vice-amiral on se doit à soi-même d’être indépendant de caractère. [...] Nous voilà dans le haut

fleuve et j’espère que nous y resterons »... Il annonce l’arrivée d’Olry à Tchongking…

539.

CHRISTINE DE SUÈDE

(1626-1689) Reine de Suède ; fille unique de Gustave II Adolphe, elle lui succéda en 1632, et

fit de sa cour un foyer d’humanisme, avant d’abdiquer en 1654. L.A.S. « Christine », [3 février 1652, à Pierre

C

hanut

] ;

5 pages in-4 avec ratures et corrections (quelques taches et petites déchirures marginales avec perte de quelques lettres,

cote d’inventaire notarial).

8 000/10 000

I

mportante

lettre

à

l

’

ambassadeur

de

F

rance

en

S

uède

,

grand

ami

de

C

hristine

auprès

de

qui

il

avait

introduit

D

escartes

,

lors

de

sa

négociation

en

faveur

de

la

R

eine

au

C

ongrès

de

L

übeck

en

faveur

d

’

une

paix

générale

du

N

ord

.

Elle est confuse des soins que Chanut prend pour l’obliger. « Jay si peu merité de vous les sentiments d’affection que vous me

tesmoingés que je confesse librement de vous estre redevable à un point quil me sera difficil de me degager des obligasions que je vous

ay. Vous demandes de moy la permission de retourner en France, et vous prenes la peine d’emploier leloquance de vostre bel esprit, pour

obtenir de moy ce qui nest pas en mon pouvoir de vous octroier, vous prenes plaisir de me faire croire que vostre liberté est entre [mes]

mains, touttes ces belles galanteries font voir la delicatesse et la bauté de vostre esprit, mais elle ne sauroit me rendre vaine, et je vous

asseure que je nabuseres jamais de vos civilités. […] je say comment je dois user du pouvoir que le Roy ma donné sur vous, je nignore

pas que je dois remettre entierement entre ses mains le droit quil a voulu partager avec moy, cest pourquoy Monsieur que je me repoze

sur les ordres que vous aures receus de luy, cet a luy de disposer de vostre employ comme il le jugera bon, toutefois jespere de son

amitié, quil mestera en consideration ce mesmoire », et ce sera à lui « de juger de laffaire du traitté »… Elle lui a déjà dit son sentiment

sur leur réponse : « jugés vous-mesme se que vostre a[ffaire] poura ou nuire ou profiter a ceste negotiasion » ; qu’il consulte le sieur

S

alvius

[son ancien chancelier, présent aux négociations d’Osnabrück en 1643] : « apres cela, consideres si je ne seroit arester le cours

du traitté dalience que vous aves ensemble entre les mains si vous quittes le poste […] Je serois faché que la gloire de ces deux ouvrages

fust a un austre qua vous et je ne vouldrois devoir a personne qua vous la satisfaction qui men reviendra. Donc je vois bien que vous

aves peu desperence pour la paix. Moy mesme je n’en ay aussi guere. Neamoins nous avons rompu la glace et il faut achever ce quest

commencé et remestre lissiue entre les mains du ciel quoy quil en arive jespere que nous joueron si bien nostre personnage que nous

ny perderon rien »... Elle lui propose d’aller « faire un tour en France », et de faire un rapport à la Cour de tout ce qui s’est passé dans

les traités d’alliance, et de revenir à temps. « Mais je crains quil y auroit trop de temps perdu […] jay tan de confience en vostre affection

et en vostre prudence que je suis certaine lune vous empechera de manquer et autre a me prejudicier ». Salvius aura bientôt « toutte les

ordres naisessaires pour la conclusion de l’alience on y travaille apres si tot que cela cera fait je luy envoierois les expeditions »… Elle le

prie de l’avertir de la résolution qu’il aura prise… « Je say bien quil me sera dificile de recompenser vos merites mais aumoins permettes

que je vous face conoistre la moindre partie de ma reconoissence afin que vous puisies juger de sa grandeur, en quell lieu ou labsence

vous esloingera. Je me souviendrois tousjours des obligations que je vous ay et je rechergerois tousjours avec soin les occasions pour

maquitter envers vous Je vous souhaitte de tout mon cœur une fortune digne de vostre merite. Si cela dependoit de ma volonté elle sera

aussi grande quest vostre vertu »…

540.

Pierre COLAU

(1763-peu après 1831) homme de lettres, moraliste, historiographe.

M

anuscrit

,

Les Invincibles, ou la

Gloire des armées françaises

. Précis des actions éclatantes qui ont fait surnommer les Franç[ais] premiers soldats du monde

,

[vers 1820] ; vol. in-8 de 213 pages, broché (coins cornés et défauts).

200/300

Copie de l’ouvrage publié pour la première fois en 1819, chez H. Vauquelin, à la gloire des armées françaises et de ses soldats, de 1792 à

Waterloo ; le livre a connu au moins cinq éditions. Le présent manuscrit porte le titre, la mention « Dédié aux Braves », et les quatre vers

d’épigraphe que l’on trouve dans la première édition, ainsi que les quatre vers qui figurent en guise de légende du frontispice du livre. Le

texte est complet des notes et de la table des matières. On relève cependant que le copiste a omis les initiales de l’auteur, alors qu’elles

furent imprimées, et que le poème de clôture, dans le manuscrit,

Le Tombeau des braves

, pièce de 10 quatrains signée « P. Coleau »,

diffère de celui qui fut imprimé :

Les Braves au tombeau de l’enfant chéri de la victoire

, ode de 13 strophes de 6 vers signée « P.C. ».