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537.
CHARTRES
.
Regnault de MOUÇON
(† 1217) évêque de Chartres.
C
harte
manuscrite, 1210-13 juillet 1385 ; vélin
oblong in-fol.
300/400
V
idimus
d’une charte donnée par l’évêque en juillet 1210, à Chartres, sous le
vidimus
d’Audoin
C
hauveron
, chevalier conseiller du
Roi et garde de la prévôté de Paris. L’évêque confirme les donations faites à l’abbé et au couvent Sainte-Marie d’Ivry [
I
vry
-
la
-B
ataille
,
actuellement du diocèse d’Évreux], de dîmes et péages à Guainville, la Chaussée d’Ivry, Gilles, La Bâte, etc. Mention est faite de
seigneurs locaux.
538.
CHINE
.
Léon ROBERT
(1866-1956) missionnaire en Chine, il fut Supérieur général des Missions étrangères. L.A.S.,
Shanghai 7 février 1901, au commandant
M
ottez
; 3 pages in-8, en-tête
Procure des Missions Étrangères Shanghai.
250/300
I
ntéressante
lettre
sur
la
situation
en
C
hine
. Il remercie Mottez de ses vœux. « La paix revient lentement en Chine. La semaine
dernière le prince
T
ouan
et ses acolytes ont massacré 2 missionnaires et 350 Chrétiens. Cela ne paraît pas étonner beaucoup nos
diplomates. On s’habitue à ces horreurs et pour un peu ces bons messieurs finiraient par se persuader que c’est fort naturel »... L’Amiral
P
ottier
, attendu en novembre à Shanghai, n’est pas venu : « J’en avais entendu dire tant de bien que je ne pouvais m’empêcher de le
considérer comme un homme très supérieur. La vieillesse plus que les ambitions doit obscurcir les qualités brillantes dans son esprit,
car sur certaines questions cependant très importantes l’Amiral Pottier porte des jugements désespérants. Je ne puis croire que ce soit
pour plaire à nos sectaires. Quand on est vice-amiral on se doit à soi-même d’être indépendant de caractère. [...] Nous voilà dans le haut
fleuve et j’espère que nous y resterons »... Il annonce l’arrivée d’Olry à Tchongking…
539.
CHRISTINE DE SUÈDE
(1626-1689) Reine de Suède ; fille unique de Gustave II Adolphe, elle lui succéda en 1632, et
fit de sa cour un foyer d’humanisme, avant d’abdiquer en 1654. L.A.S. « Christine », [3 février 1652, à Pierre
C
hanut
] ;
5 pages in-4 avec ratures et corrections (quelques taches et petites déchirures marginales avec perte de quelques lettres,
cote d’inventaire notarial).
8 000/10 000
I
mportante
lettre
à
l
’
ambassadeur
de
F
rance
en
S
uède
,
grand
ami
de
C
hristine
auprès
de
qui
il
avait
introduit
D
escartes
,
lors
de
sa
négociation
en
faveur
de
la
R
eine
au
C
ongrès
de
L
übeck
en
faveur
d
’
une
paix
générale
du
N
ord
.
Elle est confuse des soins que Chanut prend pour l’obliger. « Jay si peu merité de vous les sentiments d’affection que vous me
tesmoingés que je confesse librement de vous estre redevable à un point quil me sera difficil de me degager des obligasions que je vous
ay. Vous demandes de moy la permission de retourner en France, et vous prenes la peine d’emploier leloquance de vostre bel esprit, pour
obtenir de moy ce qui nest pas en mon pouvoir de vous octroier, vous prenes plaisir de me faire croire que vostre liberté est entre [mes]
mains, touttes ces belles galanteries font voir la delicatesse et la bauté de vostre esprit, mais elle ne sauroit me rendre vaine, et je vous
asseure que je nabuseres jamais de vos civilités. […] je say comment je dois user du pouvoir que le Roy ma donné sur vous, je nignore
pas que je dois remettre entierement entre ses mains le droit quil a voulu partager avec moy, cest pourquoy Monsieur que je me repoze
sur les ordres que vous aures receus de luy, cet a luy de disposer de vostre employ comme il le jugera bon, toutefois jespere de son
amitié, quil mestera en consideration ce mesmoire », et ce sera à lui « de juger de laffaire du traitté »… Elle lui a déjà dit son sentiment
sur leur réponse : « jugés vous-mesme se que vostre a[ffaire] poura ou nuire ou profiter a ceste negotiasion » ; qu’il consulte le sieur
S
alvius
[son ancien chancelier, présent aux négociations d’Osnabrück en 1643] : « apres cela, consideres si je ne seroit arester le cours
du traitté dalience que vous aves ensemble entre les mains si vous quittes le poste […] Je serois faché que la gloire de ces deux ouvrages
fust a un austre qua vous et je ne vouldrois devoir a personne qua vous la satisfaction qui men reviendra. Donc je vois bien que vous
aves peu desperence pour la paix. Moy mesme je n’en ay aussi guere. Neamoins nous avons rompu la glace et il faut achever ce quest
commencé et remestre lissiue entre les mains du ciel quoy quil en arive jespere que nous joueron si bien nostre personnage que nous
ny perderon rien »... Elle lui propose d’aller « faire un tour en France », et de faire un rapport à la Cour de tout ce qui s’est passé dans
les traités d’alliance, et de revenir à temps. « Mais je crains quil y auroit trop de temps perdu […] jay tan de confience en vostre affection
et en vostre prudence que je suis certaine lune vous empechera de manquer et autre a me prejudicier ». Salvius aura bientôt « toutte les
ordres naisessaires pour la conclusion de l’alience on y travaille apres si tot que cela cera fait je luy envoierois les expeditions »… Elle le
prie de l’avertir de la résolution qu’il aura prise… « Je say bien quil me sera dificile de recompenser vos merites mais aumoins permettes
que je vous face conoistre la moindre partie de ma reconoissence afin que vous puisies juger de sa grandeur, en quell lieu ou labsence
vous esloingera. Je me souviendrois tousjours des obligations que je vous ay et je rechergerois tousjours avec soin les occasions pour
maquitter envers vous Je vous souhaitte de tout mon cœur une fortune digne de vostre merite. Si cela dependoit de ma volonté elle sera
aussi grande quest vostre vertu »…
540.
Pierre COLAU
(1763-peu après 1831) homme de lettres, moraliste, historiographe.
M
anuscrit
,
Les Invincibles, ou la
Gloire des armées françaises
. Précis des actions éclatantes qui ont fait surnommer les Franç[ais] premiers soldats du monde
,
[vers 1820] ; vol. in-8 de 213 pages, broché (coins cornés et défauts).
200/300
Copie de l’ouvrage publié pour la première fois en 1819, chez H. Vauquelin, à la gloire des armées françaises et de ses soldats, de 1792 à
Waterloo ; le livre a connu au moins cinq éditions. Le présent manuscrit porte le titre, la mention « Dédié aux Braves », et les quatre vers
d’épigraphe que l’on trouve dans la première édition, ainsi que les quatre vers qui figurent en guise de légende du frontispice du livre. Le
texte est complet des notes et de la table des matières. On relève cependant que le copiste a omis les initiales de l’auteur, alors qu’elles
furent imprimées, et que le poème de clôture, dans le manuscrit,
Le Tombeau des braves
, pièce de 10 quatrains signée « P. Coleau »,
diffère de celui qui fut imprimé :
Les Braves au tombeau de l’enfant chéri de la victoire
, ode de 13 strophes de 6 vers signée « P.C. ».




