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197

522.

Catherine BAGRATION

(1783-1857) princesse russe célèbre pour sa beauté, ses amours et ses voyages ; maîtresse de

Metternich. 4 L.A.S., 1 L.S. et 1 P.S., Paris et Le Havre 1836-1839, à Salomon

H

alphen

 ; 10 pages formats divers, une

adresse.

300/400

C

orrespondance

avec

un

négociant

en

diamants

.

5 mars 1837

. Elle vend à Halphen 6 colliers de brillants de 50 à 200 chatons pour

70 000 francs.

3 septembre 1838

. Elle lui vend une « parure en rubis balais et spinel […] J’ai été à même dans cette circonstance d’apprécier

la manière loyale avec laquelle vous traitez les affaires »...

4 octobre [1838]

. « J’ai été si mal partagée l’an dernier après la catastrophe du

Théâtre Italien, que je n’ai jamais pu aller à la Salle Ventadour. – J’espérais donc que cette année on aurait égard à mes droits ; mais on

m’a répondu que le duc d’Orléans et les ministres s’étaient emparés des avant-scènes ». Les ministres abusent des abonnés. « Est-il vrai

que vous ayez une avant-scène au rez-de-chaussée ? Voudriez-vous la partager avec moi ? »...

30 juillet 1839

. « J’avais besoin de vous voir

pour des arrangements d’affaires et surtout pour les rubis »...

O

n

joint

une L.A.S. d’ A.

G

entz

à Halphen, 6 mars 1837, sur les intentions

de la Princesse quant à son dépôt de diamants.

523.

Paul-Hippolyte de BEAUVILLIERS, duc de SAINT-AIGNAN

(1684-1776) diplomate, ambassadeur à Madrid et

à Rome, pair de France (de l’Académie Française). L.A. (minute), 18 septembre 1740, au Pape

B

enoît

XIV ;

manuscrit

autographe, [1736-1739] ; 2 pages in-fol., et 34 pages in-fol. (qqs trous et fentes par corrosion de l’encre).

700/800

I

ntéressants

écrits

de

l

’

ambassadeur

extraordinaire

de

la

C

our

de

F

rance

à

R

ome

[arrivé en mars 1732, sous le pontificat de

Clément XII, Saint-Aignan y demeura jusqu’en 1741].

18 septembre 1740

. Brouillon corrigé de sa lettre au nouveau Pape, l’assurant de la satisfaction du Roi en apprenant l’élection de Sa

Sainteté : « Qu’elle daigne se rappeller tout ce qu’il me prescrivit d’exposer pour lors de ses sentimens, et de ses desirs et V.S. doutera

d’autant moins de sa joye que S.M. les croit remplis : que ne peut point en effet ce digne fils aisné de la Sainte Eglise de tant de rares

qualités qui se reünissent en vostre personne, le sçavoir, un zele eclairé, l’amour de la justice, et du bon ordre, une pieté sans fard, une

charité sans bornes, ce discernement que justifie si bien le choix de ses ministres, [...] choix où l’on ne peut meconnoistre la main de

Dieu »...

C

urieux

manuscrit

inédit

de

portraits

de

cardinaux

romains

, incomplet du début (les premiers feuillets sont numérotés de 36 à

40), abondamment raturé et corrigé. Ces portraits de cardinaux sont destinés à

A

melot

, ministre des Affaires étrangères, en vue du

prochain conclave, comme en témoigne le brouillon de lettre à la fin du manuscrit (datée 1739 ; un premier envoi était daté de Frascati

le 24 novembre 1736). Saint-Aignan passe en revue les membres du Sacré Collège susceptibles d’être élus pape : Nicolas Marie

L

ercari

,

Ange Marie

Q

uerini

, François Antoine

F

iny

, Prospere

L

ambertini

, Leandre

P

orzia

, Vincent Louis

G

otti

, Pierre Louis

C

araffa

, Joseph

A

ccoramboni

, Camille

C

ybo

, François

B

orghese

, Vincent

F

errerio

. Ainsi, du futur

B

enoît

XIV [élu le 17 août 1740], il écrit : « Prospere

Lambertini, archevesque de Bologne d’où il est natif, élevé au Cardinalat le 9 Decembre 1726, agé de 61 ans. On doit s’attendre à voir ce

Cardinal joüer un des premiers rolles parmi ceux qui seront portés au Pontificat dans le Conclave prochain, mais il faut compter aussi que

les brigues qui se forment en sa faveur eprouveront de telles contradictions qu’il sera presqu’impossible qu’elles reüssissent »... On lui

reconnaît de l’érudition, des mœurs sans reproche, des sentiments d’honneur, etc., « mais l’excès de sa franchise, son humeur ennemie

de toute contrainte, la liberté qu’il se donne de tout conjurer, des saillies d’esprit dont il n’est pas le maistre, qui le font craindre, et où

la bienseance de son estat est quelquefois blessé, lui feront du tort, outre qu’on l’accuse d’avoir ses momens de vivacité, de n’estre pas

toujours d’accord avec la prudence »... Il évoque ses différentes responsabilités… « On le regarde comme entièrement devoüé au Roy de

Sardaigne, dont on le croit pensionnaire »…

Reproduction page 195

524.

Alexandre BERTHIER

(1753-1815) maréchal et ministre de la Guerre. P.S. (2 fois), Versailles 17 janvier-18 février 1789 ;

2 pages petit in-4.

200/250

Note de frais du futur maréchal, alors ingénieur-géographe, certifiant avoir dépensé 1645 livres et 5 sols « en frais de Postes, d’auberges,

d’écrivains et dessinateurs pour la reconnaissance des hopitaux faite par ordre du Ministère et du Conseil de la Guerre [...] dans les

établissements militaires des Divisions de Flandre, Hainaut, Picardie et Artois »... Au-dessous, apostille a.s. de

P

uységur

, cosignée par

S

chomberg

,

expliquant que ces fonds ont été approuvés et doivent être remboursés par le Conseil de Guerre. Au basn Berthier en signe

le reçu.

O

n

joint

un portrait gravé, et un imprimé :

Alexandre Berthier, Général de brigade, à l’opinion publique

(Paris, Galletti, 1793),

sa défense contre son inculpation pendant la Terreur

525.

Claude BLANCHARD

(1742-1803) commissaire des guerres, il participa à la Guerre d’Indépendance d’Amérique avec

l’armée de Rochambeau. Environ 150 lettres ou pièces, la plupart autographes, de Claude

B

lanchard

, à lui adressées ou

le concernant, 1765-1828 ; plus divers documents.

1 000/1 200

I

mportant

ensemble

sur

sa vie

et

sa carrière

, provenant des archives de l’historien Maurice

L

a

C

hesnais

, arrière-petit-fils de Blanchard

et éditeur de son

Journal de campagne

.

A

.

C

orrespondance

familiale autographe de Claude

B

lanchard

. Lettres à son père, secrétaire du Roi à Angers (5 L.A.S. intéressantes

du jeune homme qui découvre Paris : Saint-Sulpice, les Invalides, l’École militaire, Versailles où il assiste à la messe de la Reine et visite

les appartements, Chantilly…, 1757-1761) ; à un oncle Blanchard (3 L.A.S., 1777) ; à sa fille Cécile, Mme Benoist (21 L.A. ou L.A.S.,

dont une en vers et une incomplète, 1794-1801) ; à son gendre, Benoist, capitaine aide-de-camp du général Dardenne (1800). Plus une

procuration signée par Claude Blanchard et ses mère, épouse, belle-sœur, etc. (1777) : une convention d’héritage écrite par Claude

Histoire

… / …