196
516.
Simon ARNAULD DE POMPONNE
. L.A., Stockholm 26 novembre 1667, à
son
père
Robert
A
rnauld
d
’
A
ndilly
à
Pomponne ; 3 pages in-8, adresse avec cachet cire rouge à ses armes (un peu froissée).
400/500
B
elle
lettre
sur
l
’
éducation
de
son
fils
aîné
,
et
sur
la
relation
de
son
ambassade
en
S
uède
.
« En verité la citation sy a propos d’un des vers de la stance des Innocens ma paru fort jolie en mon filz. Il y a de la memoire de lesprit
et de la plaisanterie. Je voudrois fere qu’il fust un peu plus grand mais il se faut consoler on dit que des petites tailles sont celles des
grands hommes. […] je ne doutte point que les promenades de cet hiver dans le froid et dans les gelées ne le fortiffient encores. Lair
de la campagne est tout autre que celuy de Paris ». Il s’inquiète de la santé de son père, puis évoque l’écriture de sa « relation » où il
« fourre tout ce qui vient à ma cognoissance par mes despesches non seulement des affaires de Suede mais de touttes les aff
res
g
nalles
ainsy
ce sera une espece de petitte histoire : et je lay presque poussee à la fin de cette année. Je la continueray ainsy mais je vois bien que ce
sera plustost des memoires particuliers pour moy qu’une relation qui se puisse donner au Roy a mon retour parce que je sors de ce qui
mest propre et mestends souvent aux aff
res
qui ne sont pas de mon fait. Toujours y met-je les evenemens principaux et qui servent à la
liaison »... Il termine en parlant des arbres auxquels s’intéresse son père : « Vous m’affligez extremement de me faire voir qu’une partie
de la mortalité des arbres de la grande avenue soit venue faulte de labour. Il faudra bien ne leur en pas laisser manquer lannée qui vient
pour leslagage que vous voulez faire ne le differez pas sil vous plaist. Les fagots se conserveront toujours »...
517.
Simon ARNAULD de POMPONNE
. 2 L.S., 1675-1695 ; 1 page in-fol. chaque (lég. rouss.).
150/200
Saint-Germain 8 mai 1675
, aux Échevins de Marseille, concernant une dispute de préséance entre les Échevins et les messieurs de la
Sénéchaussée de Marseille à propos de « la possession immemoriale où vous prétendez estre d’assister a leur exclusion aux processions et
autres ceremonies publiques qui se font dans la dite ville »...
Versailles décembre 1695
, sur la promptitude avec laquelle l’assemblée des
communautés de Provence a répondu pour le service du Roi : « Cette Province ne pouvoit mieux continuer a luy donner des marques
de son zele ordinaire pour luy plaire, ny dans un temps et des occasions plus importantes »...
O
n
joint
une P.S. signée par l’abbé de
P
omponne
, sur une pétition du baron de Jocher.
518.
Henri-Charles ARNAULD, abbé de POMPONNE
(1699-1756) abbé et diplomate. 2 L.A.S., Paris 1717-1718 ; 5 pages
in-4 (portrait gravé joint).
200/250
18 juin 1717
. L’éloignement ne diminue rien de l’amitié, et il ressent avec reconnaissance la part prise à « la dignité dont le Roy ma
bien voulu honnorer par les bontez de S.A.R. M
gr
le duc d’Orleans. Cette grace a mis une decoration sur ma personne qui est en ce
royaume d’une tres grande distinction. [...] Voyla une grande campagne qui souvre dans l’Orient je crois que les Turcs ne doivent pas
hazarder leurs nouvelles trouppes contre celles de l’Emp[ereu]r. Je ne pense mesme quils fussent heureux a la mer si M
r
le Comandant
de
B
ellefontaine
est joint a temps par les escadres espagnolles et portuguaises »... Il demande « quelques fichus de Constantinople non
pas des plus chargés de broderie mais de jolis dessins »...
5 juin 1718
. Sur l’arrivée du capitaine Languet à Marseille ; après sa quarantaine
au Lazaret, il enverra à les mouchoirs à l’abbé, qui va en faire remettre la somme à M. Blondel...
519.
Marie-Caroline de
B
ourbon
, duchesse d’AUMALE
(1822-1869) princesse des Deux-Siciles, elle épousa (1844) son
cousin germain Henri duc d’Aumale (1822-1897). P.S. « Maria Carolina Augusta Borbone », contresignée par Louis-
Napoléon Lannes duc de
M
ontebello
,
et par le Cavaliere Nicolas
P
arisio
,
Naples 24 novembre 1844 ; 4 pages in-fol., sceau
de cire rouge ; en italien.
400/500
A
cte
de
renoncement
au
trône
des
D
eux
-S
iciles
,
la
veille
de
son mariage
avec
le
duc
d
’A
umale
.
Elle expose que son cher cousin Ferdinand II, Roi des Deux-Siciles, a accueilli favorablement la demande présentée par son oncle
Louis-Philippe I
er
, Roi des Français, pour son mariage avec son fils Henri Eugène Philippe Louis d’Orléans, duc d’Aumale, avec la
dispense accordée par le Pape Grégoire XVI pour leur lien de consanguinité. Selon la disposition stipulée dans l’article 5 du contrat de
mariage, elle renonce solennellement et définitivement, en toute liberté et connaissance de cause, pour elle et ses enfants, à tout droit
de succession du côté de la famille royale des Deux-Siciles, au trône, aux biens et droits légaux… Le document est également signé et
validé par l’ambassadeur de France à Naples chargé de négocier le mariage, Montebello, puis par le ministre secrétaire d’État de la Justice
des Deux-Siciles, le chevalier Parisio.
O
n
joint
une lettre autographe signée « Caroline Auguste », Woodnorton 2 janvier 1868, priant M. Collin d’envoyer 100 francs au
couvent des Ursulines à Blois.
520.
Marie-Jeanne d’AUMALE
(1638-1756) secrétaire de Madame de Maintenon. L.A.S. « d’Aumale », 25 mars 1714, à une
dame ; 2 pages in-4.
200/250
« Permettez moi de vous rendre mille tres humbles graces de la bonté que vous [avez] eu de m’honnorer dune reponce au sujet de
la comtesse de
V
auzel
. Pardonnez moi aussi Madame la liberté que jay prise de vous en demander des nouvelles il suffit que vous
lhonnoriez de vos bontez pour lui croire tout le merite possible »…
521.
AUTRICHE
. 5 L.S. et 1 P.S., XVIII
e
-XIX
e
siècle.
150/200
Théodore Baillet général comte de
L
a
T
our
(Wien 1840), Joseph comte de
M
urray
(Bruxelles 1778, avec portrait), Frédéric-Henri
maréchal comte de
S
eckendorf
(Francfort 1744), Ludwig général comte von
W
allmoden
(Milan 1835), Johann von
W
essemberg
-
A
mpringen
(2, Olmütz 1848)).




