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199

526.

Jeanne-Baptiste de BOURBON

(1608-1670) fille naturelle légitimée d’Henri IV et de Charlotte des Essarts, religieuse,

élevée à l’abbaye de Chelles, notamment par François de Sales, elle devint en 1637 abbesse de Fontevraud. L.A.S.

« SJ Baptiste de Bourbon & de France », à un Révérend Père ; 1 page in-4.

200/250

Elle a bien regretté d’être partie de Nanterre sans l’avoir remercié de son digne et excellent présent : « je le tiens tres cher, je garderé

le chapelet toute ma vie, et amployré bien les autres fiates pour le tableau dès à presant il est au chevet de nostre lict pour toujours ;

j’envoye aussi querir de l’eau du puis de ceste grande Saincte [puits de Sainte Geneviève] pour y faire ma 9

ne

[neuvaine], je vous demande

lassistance de vos bonnes prieres »…

527.

Henriette-Louise-Marie-Françoise-Gabrielle de BOURBON-CONDÉ

(1703-1772) dite « 

M

ademoiselle

de

V

ermandois

 » ; troisième fille de Louis III de Bourbon prince de Condé et de Mademoiselle de Nantes (fille légitimée de

Louis XIV) ; ayant refusé d’épouser Louis XV, elle entra en religion et devint abbesse de Beaumont-lès-Tours. 2 L.A.S.

« Louise-Marie-Françoise de Bourbon » et « Louise H G. de Bourbon », [Beaumont-lès-Tours début 1727 et s.d.], à René

H

érault

, lieutenant général de police ; 3 pages in-8 et 3 pages in-4, adresses avec marques postales ms

de Tours

, la seconde

avec un grand cachet de cire noire aux armes.

200/250

B

elle

lettre

sur

sa

prise de voile

(elle prit l’habit de religieuse le 14 janvier 1727 à l’abbaye de Beaumont-lès-Tours, dont elle deviendra

l’abbesse en 1733). –

[Début 1727]

. Hérault est en droit de se plaindre de son silence, « mais je croy que vous ne doutés pas que les

occupation que ma prisse d’habit vient de me donné n’en soient la cause. […] si je suis des derniere à vous faire les souhaits de la

nouvelle année je ne suis certainement pas celle qui en ait fait de moins sinceres ni de moins heureux »… Elle lui fait part de sa colère

contre

G

ougenot

[secrétaire des commandements de son frère « Monsieur le Duc », Louis IV Henri prince de Condé] « qui m’a laissé

prendre le voile sans un sol. C’est assureument une chose sans exemple et il a falu un empressement comme celuy que javois de me faire

novice pour entreprendre de faire une pareille ceremonie sans argent mais je vous avoue que ce dernier tours de son metié ma determiné

a navoire plus affaire à luy. […] Il veut aparament me reduire à quatre mil livres de rente par ans car il ne men a envoyé que deux mil

depuis six mois »… –

[Vers 1729 ?]

L’abbé Hérault l’a bien inquiétée sur sa santé : « il me paroit comme impossible quelle resiste a tous

vos travaux et vos fatigues dont il me fait en partie le detaille ». Elle demande « de poursuivre un peu le payement de la pension de Mad

e

labbesse. M

r

larchevesque a eu la bonté d’ecrire plusieurs fois pour cela on luy a mandé quon ne payoit point lannée 1725, mais qu’on

paieroit 1726 par ordres de mois. Comme vous vous aite chargé il y a deux ans de cette comission là avec tant de politesse j’espere […]

que vous ne me refuseray pas encore. En verité elle en a grand besoin et je suis bien fachée que M

r

le cardinal de

F

leuri

ne puisse et ne

veule pas lexcepté de la supression de l’année 1725, qui ne tireroit pas je croy à grande consequence »…

Ancienne collection Louis

M

onmerqué

(2 mai 1837, n° 326).

528.

Louise-Anne de BOURBON-CONDÉ

(1695-1758) dite «

M

ademoiselle

de

C

harolais

 », fille de Louis III de Bourbon

prince de Condé et de Mademoiselle de Nantes (fille légitimée de Louis XIV), elle mena une vie scandaleuse et eut

beaucoup d’amants. L.A., ce jeudi [1739], au cardinal de

F

leury

 ; 2 pages et demie in-8, adresse à « Monsieur le cardinal »

avec cachet de cire rouge (intaille, brisé ; portrait joint).

250/300

Son frère le comte de

C

harolais

voudrait le gouvernement d’Alsace au lieu de celui de Touraine « qui a été mis pour luy sur le pied

des grands gouvernements en le donnant à quelquautre et le retranchant ; le roy y gagneroit 34 000

ll

[…] je luy ay mandé que je ne

conoissois de chemin pour parler au roy que vous, et que je ne scavois pas si cela luy conviendroit ne vous voyant point ; que javois ouy

dire que le feu roy [

L

ouis

XIV] n’aimoit pas a donner ses gouvernements la a des princes, et que lon disoit dans le monde que lon vouloit

quelquun qui y residast »… Elle serait fort aise qu’il l’eût, dans l’espoir que cela changerait sa conduite, mais si le cardinal n’y voit pas de

possibilité, elle le lui dira franchement… « Le roy mene les dames demain a lopéra il en vient trois ce soir daugmentation et nos dames

dhonneurs que jay cru convenable de demander au roy qui eussent lhonneur de le suivre, puisquil est en representation ; les nouvelles

sonts duchesse de

G

ramond

, d’

A

umont

, et de

S

assenage

, j’avois bien envie davoir M

de

de

F

leury

mais je nay pas osé cependant si la

duchesse de Gramond ni pouvoit pas venir acause de la m

alle

de

B

oufflers

. Trouveriés vous bon quelle vint demain matin de Versailles

a Madrid, nous irons prendre le roy a la meutte sans manger et il me semble que cest le repas que vous redoutés »…

529.

Louis de France, duc de BOURGOGNE

(1682-1712) Dauphin de France, petit-fils de Louis XIV, père de Louis XV.

L.A.S., Versailles 4 janvier 1700 ; 1 page in-4.

400/500

« Jai creu que je ne devois pas laisser echapper l’occasion de vous ecrire, au sujet de la nouvelle année que je vous souhaitte heureuse,

aussi bien qu’un grand nombre dautres dont j’espere qu’elle sera suivie. Plus je connois Madame la Duchesse de Bourgogne, et plus j’en

suis content. Jespere que lamitié que j’ai pour elle augmentera celle que j’ai pour vous, et ne diminuera point la vostre pour moy »... [Il

avait épousé Marie-Adélaïde de Savoie le 7 décebre 1697.]

Reproduction page 201

530.

Jeanne Louise

G

enet

, Madame CAMPAN

(1752-1822) lectrice de Mesdames filles de Louis XV, secrétaire et confidente

de Marie-Antoinette, institutrice et pédagogue, elle dirigea la Maison d’éducation de la Légion d’Honneur d’Écouen. L.A.,

Écouen 8 avril 1811, à son neveu par alliance Charles

G

amot

à Paris ; 3 pages in-4, adresse avec marque postale d’

Ecouen

(légères rousseurs).

600/800

B

elle

lettre

,

disant

la

satisfaction

de

N

apoléon

à

propos

de

la

M

aison

d

’É

couen

.

Histoire

… / …