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242

665.

SAVOIE

.

A

ffiche

imprimée,

Préfecture du Mont-Blanc. Assemblées cantonales,

8 septembre 1808 (Chambéry, C.F. Lullin,

1808) ; 47 x 35 cm.

60/80

Décret impérial du 27 juillet 1808 et arrêté préfectoral du 8 septembre 1808 par le préfet Charles

P

oitevin

-M

aissemy

relatifs à la

convocation des assemblées de canton.

666.

SEINE-ET-MARNE

. 21

manuscrits

autographes signés d’Eugène

R

oufiac

, médecin à Dormelles (Seine-et-Marne), 1853-

1860 ; environ 65 pages in-4 (sous un portefeuille de feutrine brodée).

150/200

B

el

ensemble

de

gazettes

calligraphiées

et

illustrées

de vignettes, bandeaux, et lettrines, à la plume ou à l’aquarelle. Il se compose

de 18 numéros d’un « journal des deux amis » mensuel au titre variable :

L’Orvanne

,

La Muse campagnarde

,

La Lyre de l’Orvanne

,

L’Orvanne retrouvé

, le plus souvent complété par une lettre de l’auteur à son ami A.

D

uplan

, professeur au collège de Juilly. Le contenu

d’« Enfantillages en Prose et en Vers & de la Prose et des poësies sérieuses quelquefois » est pédagogique, et charmant. S’y ajoutent 3

chansons, dont 2 illustrées d’une vignette.

667.

Armand-Louis, duc de SERENT

(1736-1822) général et homme politique ; il fut gouverneur des fils du comte d’Artois

(futur Charles X). L.A., 30 mars 1814, [à Louis-Antoine, duc

d

’A

ngoulême

, à Bordeaux] ; 2 pages et demie in-4. 150/200

T

rès

belle

lettre

écrite

la

veille

de

l

’

entrée

des

A

lliés

dans

P

aris

. « Monseigneur, Monseigneur, mon fils adoptif – tranchons le

mot mon ami, et ce que j’ai de plus cher dans le monde. Quelque desir que jaye de ne pas détourner un moment votre attention des

grandes et importantes occupations que la Providence semble vous avoir privativement destiné je ne puis neanmoins laisser partir,

cette colonie de voyageur qui va vous retrouver a Bordeaux sans vous rendre grace ainsi qu’a cette bienfaisante Providence de tout le

bonheur que repand sur mes vieux jours, les éloges complets qui me parviennent de tous les cotés, de la noble, courageuse, mesurée et

parfaite conduite qui a dirigée toutes vos actions, depuis votre debarquement a S

t

Sebastient, jusque y compris le grand evenement sur

lequel s’appuye maintenant notre principal espoir. Que de sagesse, que de prudence que de constance ne vous seront-ils pas encore si

nécessaire a exercer pour donner une ferme solidité a ces premieres bases, encore mal assurées, de ce grand œuvre de la restauration de

votre auguste race. Il faut que vous la fassiés, chérir, adorer, car [...] c’est encore plus le sentiment de la haine la plus prononcée contre le

Tyran qui anime et détermine tout le mouvement dans ce moment, que le sentiment pur du devoir et de l’antique attachement a la race

de ses légitimes maîtres. Il y aura a rencontrer [...] de nombreuses suites de ce fatal esprit révolutionnaire qui cessant d’être comprimé

par un déspotisme absolu sera souvent disposé à des incartades dangereuses »... Il évoque la grande question de l’éventuelle restitution

des propriétés usurpées, et celle de la tolérance des cultes, puis clôt en l’assurant « de toutes les larmes de joie que vous m’avés fait

verser », et « en vous serrant contre mon cœur »...

668.

SOPHIE DE WURTEMBERG

(1818-1877) Reine des

P

ays

-B

as

 ; fille de Guillaume I

er

de Wurtemberg, première femme

(1839) de son cousin le Prince d’Orange, futur Guillaume III des Pays-Bas (1817-1890). L.A.S. « Sophie », Maison des Bois

18 juin 1870, à

l

’I

mpératrice

E

ugénie

; 2 pages et demie in-8, enveloppe avec son contreseing ms et cachet de cire noire

aux armes (deuil) ; en français.

200/250

Lettre de condoléances sur la mort de Mme de

M

ontebello

(Adrienne de Villeneuve-Bargemont, comtesse de Montebello, 1826-1870,

dame du palais de l’Impératrice, décédée le 8 juin) : « Son commerce était si agréable qu’il était impossible de ne pas s’attacher à elle ;

sa maladie, la constance et la résignation avec lesquelles elle a supporté son long martyre, ont prouvé que ses qualités étaient bien plus

réelles encore. Les affections ne se déplacent et ne se remplacent pas, et je partage bien vivement la douleur de Votre Majesté »...

669.

Anne-Thérèse de

S

avoie

-C

arignan

, princesse de SOUBISE

(1717-1745) fille de Victor-Amédée prince de Carignan et

de Victoire de Savoie (fille naturelle de Victor-Amédée II) ; seconde épouse (1741) de Charles de Rohan prince de Soubise

(1715-1787), maréchal de France, elle meurt en couches. 3 L.A., 1741-1743, à Claude-Humbert de

R

olland

,

chanoine à

Toul ; 4 pages et demie in-8 et 1 page in-4, adresses avec cachets de cire rouge (déchirures).

400/500

Versailles 24 décembre 1741

, elle l’assure de son appui auprès de l’abbé de

V

entadour

et du cardinal de

F

leury

.

28 novembre 1742

,

elle évoque à nouveau le soutien du cardinal qui va intervenir auprès de M. de

L

a

G

allissière

quand il passera à Nancy, et parle de la

fausse couche qui l’a retenue à Paris...

Janvier 1743

, elle n’oublie pas l’abbé, mais « quant on et grosse quoi que lon ce porté bien lon et

pleus paresseu a ecrire ». Elle ajoute : « les espaniol on eté batus jan suis for esse la Rene d’Espane a donné des contre ordre j’ay regret

cepandant [...] de nos regiment perdu »...

Ancienne collection

L

e

B

lanc

de

C

ernex

(

Bibliothèque d’un amateur savoyard

, 2

e

partie, 12 octobre 1999, n° 56).

670.

Fredrik SPARRE

(1731-1803) homme d’État suédois. 3 L.S. avec compliments autographes, Stockholm et Upsala 1793, à

Nicolas-Louis-Guillaume Coudre

L

a

C

oudrais

, à Honfleur ; 8 pages et demie in-4.

200/250

L

ettres du

G

rand

C

hancelier de

S

uède au consul de

S

uède à

H

onfleur

.

5 mars 1793.

Les vaisseaux marchands suédois font exception

à l’embargo français : cette exception « düe au système de neutralité exacte que le Roi a adopté à l’égard des affaires de ce pais &

attentivement suivi depuis l’epoque de leur premier embrouillement », doit être respectée des autres Puissances...

10 mai 1793

. Défense

est faite aux officiers de la marine marchande qui servirent dans la flotte royale pendant la dernière guerre, de porter l’uniforme attaché à

leur grade militaire : le Duc Régent a suivi en cela l’exemple donné par « S.M. le Roy son frere de glorieuse mémoire, qui a pareillement

fait publier ordre aux officiers servant dans la marine marchande de ne pas arborer, pendant le tems qu’ils s’y sont engagés, les marques