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les collections aristophil
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ROBESPIERRE Maximilien de
(1758-1794) avocat, conventionnel,
chef des Montagnards et du Comité
de Salut public.
L.A.S. « Robespierre » (minute),
[fin 1790], «
Réponse aux amis de
la constitution
» ; 2 pages in-4
avec ratures et corrections (légère
mouillure).
5 000 / 7 000 €
Réponse à une adresse des Jacobins
d’Avignon, qui avaient demandé le
rattachement de leur ville à la France.
[Robespierre avait soutenu leur pétition dans
son discours du 18 novembre 1790.]
« Vous me remerciez d’avoir plaidé la cause
du peuple avignonois ; c’est à moi de rendre
graces à ma destinée qui m’a présenté
l’occasion de le défendre. Quelle est l’ame
froide qui ne seroit élevée et attendrie par
la seule idée d’être utile à un peuple ! Quel
peuple merite jamais d’être défendu avec
plus de zèle que celui qui scait si bien se
defendre lui même contre les tirans. Dans
mes principes, suivant le vœu de mon cœur
et par le vœu de la France, les avignonois
sont françois : mais ils n’ont pas meme
besoin de ce titre, pour etre à mes yeux
respectables et chers : ils sont les amis, ils
sont les freres de tous les amis de la justice
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ROBESPIERRE Maximilien de
(1758-1794) avocat, conventionnel,
chef des Montagnards et du Comité
de Salut public..
P.S. « Robespierre », signée aussi
par BILLAUD-VARENNE, Lazare
CARNOT et C.A. PRIEUR, 14 frimaire
II (4 décembre 1793) ; 1 page petit in-4
(probablement rognée en haut, sans
manque de texte).
1 200 / 1 500 €
Le Comité de Salut public envoie des
renforts à Toulon.
« Le Comité de Salut Public arrête que l’armée
des Pyrénées Orientales sera provisoirement
réduite à quinze mille hommes effectifs,
présents sous les armes et en activité de
service, y compris les garnisons, et que tout
le reste partira de suite pour grossir l’armée
qui est devant Toulon »…
et de la liberté : tous les hommes leur doivent
secours, attachement, reconnoissance. [...]
leur générosité est égale à leur courage ;
ils me louent d’avoir rempli le plus doux,
comme le plus saint des devoirs ». Il est prêt
à mettre encore son zèle au service du «
peuple avignonois [...] Qu’il continue de faire
triompher, autant qu’il est en lui, la cause
de la vertu et de l’humanité ; qu’il ranime
dans le cœur des françois eux-mêmes, la
flamme céleste de la liberté ; que, pour
prix du salutaire exemple qu’il a donné aux
hommes, sa gloire soit à jamais égale à son
bonheur ; et s’il me reste encore quelque
vœu à former, ce sera de le voir accueillir
l’hommage de ma tendre vénération ; ce
sera, Messieurs, d’obtenir quelques droits
à votre estime ; et d’être regardé par votre
amitié, comme l’un de vos concitoiens et
de vos frères »...
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