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88 RADIGUET (Raymond). Le Diable au corps. Lithographies originales de Maurice de Vlaminck.

Paris, Marcel Seheur,

[1926]. In-4 (288 x 237 mm), maroquin havane, premier plat séparé verticalement par deux grands carrés, l’un en

veau noir, l’autre en veau beige, ornés chacun de quatre carrés poussés alternativement à l’or et au palladium, second

plat traversé horizontalement par un listel doré se terminant près du dos par un même carré poussé au palladium

et servant de lien entre deux bandes verticales de veau noir et de veau beige, dos lisse titré au palladium laissant

apparaître une partie de la bande verticale en veau noir, doublures de veau beige ornées de listels et filets dorés et

argentés, gardes de moire noire, doubles gardes, tranches dorées sur témoins, étui assorti, emboîtage moderne de toile

bleue (

G. de Léotard, 1929

)

.

Première édition illustrée, ornée par Maurice de Vlaminck d’une eau-forte originale en frontispice, de dix lithographies

originales en noir, dont trois à pleine page et sept dans le texte, et d’une lettrine et un fleuron tirés en sépia.

Un des

300

exemplaires numérotés sur vélin d’Arches d’un tirage total à

345

exemplaires (n°

291

).

Intéressante reliure Art déco de Germaine de Léotard.

Née en

1899

, Germaine de Léotard reçut une formation en reliure et en dorure à l’Union centrale des Arts décoratifs. Elle

y enseignera elle-même à partir de

1927

. Disciple de Pierre Legrain, avec lequel elle travailla quelque temps, elle exerça

sous son propre nom jusque vers

1939

. « Ses reliures bien construites, d’un décor très pur, aux tonalités harmonieuses, sont

d’une originalité raisonnée et permirent à Germaine de Léotard de figurer toujours aux premières places dans les

expositions auxquelles elle participa, notamment à l’Exposition des Arts décoratifs en

1925

où elle obtint une médaille

d’argent » (Fléty).

Germaine de Léotard est considérée par Yves Peyré comme étant, à l’époque de l’Art déco, « le seul relieur à rivaliser en

élégance avec Rose Adler ». Et il ajoute : « Marquée par les idées de Legrain, dont elle est un temps la collaboratrice, elle

se tourne vers ses propres dispositions et compose des décors qui tranchent par la pureté de leur dessin, l’harmonie de leurs

tons, la légèreté des matières qu’elle emploie ».

Dos légèrement éclairci ; quelques pâles reports.

Crauzat, II, 158-159 – Devauchelle, III, 268 – Fléty, 111 – Peyré, 184.

Exposition : Une vie, une collection, n°152.