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57 BOILEAU (Nicolas). Œuvres, à l’usage des lycées et des écoles secondaires. Stéréotype d’Herhan.

Paris, Mame, 1810.

In-18 (135 x 80 mm), bradel cartonnage vernissé, décor de marbrures noires, vertes et rouges sur fond jaune, filet gras

doré en encadrement, dos lisse, pièce de titre noire, doublure et gardes de papier rouge, tranches dorées (

Reliure de

l’époque

)

.

Petite édition scolaire imprimée selon le procédé stéréotype d’Herhan, ici dans son douzième tirage.

La stéréotypie est un procédé d’imprimerie peu onéreux, imaginé en décembre

1797

presque simultanément par

l’imprimeur et fondeur Louis-Étienne Herhan (

1768

-

1855

) et les frères Didot.

Rare et intéressant spécimen de reliure au vernis sans odeur décoré à l’imitation du papier marbré.

Utilisé par les artisans en meubles et objets d’art du XVIII

e

siècle, le procédé du

vernis Martin

ne fut étendu à la reliure

que de façon occasionnelle, surtout dans les toutes premières années du XIX

e

siècle où on l’employa pour décorer de

nombreuses petites éditions stéréotypes.

Après avoir d’abord été décrit par Gruel, ce type de reliures au vernis a fait l’objet d’un premier inventaire par Albert

Ehrman, qui n’en connaissait que dix-huit spécimens. Parmi ceux-ci, ce type de décor présentant un champ uni de

marbrures noires, rouges et vertes n’était pas signalé.

L’exemplaire est bien complet de ses marques d’atelier, l’étiquette gravée du brevet d’invention :

Reliures en vernis sans

odeur, établies au Grand Chatelet, Quai de la Mégisserie, vis-à-vis le Quai aux Fleurs

, au contreplat supérieur, et un timbre

sec de forme circulaire sur le faux-titre.

De la bibliothèque Robert Danon (vente à Paris,

21

mars

1973

, lot

17

).

Charnières légèrement frottées.

A. Ehrman, « Les reliures vernis sans odeur, autrement dit “Vernis Martin” », The Book Collector, XIV, 1965, pp. 523-527 – Culot,

Directoire-Empire, 186, pl. V et XI – Culot, Le Décor néo-classique, pp. 159-161, note 2 (PC19).

Expositions : Cinq siècles d’ornements, 107 c – Musea Nostra, p. 69 – Une vie, une collection, 61.

58 VOLTAIRE (François-Marie Arouet, dit). La Henriade, poëme épique en dix chants.

Paris, Firmin Didot, 1819

[-1823].

Grand in-4 (333 x 248 mm), maroquin à long grain violet, double encadrement de filet doré et roulette à froid, grande

plaque à la cathédrale dorée sur les plats, médaillon central orné d’une rosace mosaïquée de maroquin citron, vert et

rouge, dos orné de motifs à la cathédrale mosaïqués de maroquin citron et rouge, de roulettes à froid et de palettes

dorées, coupes ornées, dentelle intérieure, doublure et gardes de papier gaufré rose, tranches dorées (

Thouvenin

)

.