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de pièce scabreux suggéré par son coiffeur tout en se faisant la barbe, et a goûté la musique de Massenet dans la reprise des
Érinnyes
. [Ce
Pall Mall
est recueilli dans
Poussières de Paris
(Ollendorff, 1902, p. 217-221).] Nous n’en citerons que deux brefs
extraits.
Dans
Louise
, Gustave Charpentier, « musicien et poète, a voulu nous montrer le Paris des fêtes et du luxe bruissant au pied
de Montmartre, la Butte sacrée tel un gouffre, un enfer où viennent s’abîmer les virginités des filles des faubourgs, un Paris
minotaure fatal à la jeunesse et à la beauté qu’il attire et qu’il engloutit pour les vomir ensuite en détresse et en misère aux bas
quartiers des pauvres et des déchus »…
« Avec Gustave Moreau je suis sûr de pouvoir m’isoler dans du fabuleux et du grandiose. Une des preuves incontestables
du génie du peintre, c’est l’obsession enracinée chez lui, la hantise presque occulte de certains types et de certaines figures ;
et dans cette salle du premier, où je rôde, sollicité par plus de soixante toiles, combien d’Orphées, combien d’Hélènes errant
maillées d’or sur les remparts de Troie, combien de Salomés dansant devant Hérode, combien de sirènes jaillies, pareilles à trois
fleurs diadémées d’une même tige, et combien de cygnes posant impérieusement leur bec sur des têtes de Léda dénoncent et
proclament la persistance de sujets caressés et chéris dans la pensée du Maître, et quel labeur énorme décèlent ces tableaux
entrepris et repris jusqu’à cinq et six fois. »…
81.
Jean LORRAIN
. 2 L.A.S., mars-avril 1900, à Paul Esdouhard d’Anizy au château de Puligny près Beaune ;
1 page in-12 avec adresse au dos, et 2 pages in-8 avec enveloppe.
300/400
Nice, vendredi 21 [mars]
. Il ne l’oublie pas : « ce sont les journalières exigences du métier et l’obligation de répondre à un
insipide courrier de 20 à 25 lettres par jour […] qui me donnent l’horreur d’écrire, et ce sont les amis qui en souffrent et sont
sacrifiés. La vue d’une plume me donne la nausée et je pleure presque en vous adressant ce mot. J’ai les nerfs malades, j’ai
fui Paris pour ici et j’ai failli être assassiné à Marseille »…
Paris vendredi [27 avril 1900].
Sur Sarah Bernhardt. « Bousculé,
énervé, en répétitions, en épreuves, en livres, fiévreux encore. […] La vue d’une lettre […] me rend fou, j’en arrive à exécrer
mes amis. […] Vous avez bien du temps à perdre que vous travaillez pour Sarah ! Povero Innocente ! Sarah !
L’Aiglon
fini en
Novembre elle part en Amérique avec Coquelin pour deux ans, et après repos ! »…
82.
Ferdinand LOT
(1866-1952) historien. Manuscrit autographe signé,
Joseph Bédier, souvenirs
, 31 août-
3 septembre 1938 ; 25 pages in-fol. avec ratures et corrections sous chemise titrée (on joint un tapuscrit avec qqs
additions et corrections autogr.).
150/200
Hommage au grand médiéviste Joseph Bédier, décédé le 29 août 1938, par celui que Bédier considérait comme « le plus
redoutable de ses adversaires ». Le texte parut chez Droz, en 1939. Lot retrace la vie et l’œuvre de ce romaniste devenu célèbre
par sa reconstitution du
Roman de Tristan et Iseult
, faisant la part belle à ses audaces intellectuelles, à sa maîtrise de l’histoire
et de la méthodologie, et à quelques traits personnels…




