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69.
Valery LARBAUD
(1881-1957). L.A.S., Valbois 6 janvier 1927, à l’éditeur Simon Kra
; demi-page in-4.
120/150
Il le remercie de son invitation. « Par malheur, bien que je serai rentré la veille à Paris, je ne suis pas assez bien pour sortir
le soir, surtout le lendemain d’un voyage. Mais je serai de cœur avec vous pour fêter notre grand et illustre Ramon Gómez de
la Serna »...
Valery Larbaud a fait partie des premiers ardents admirateurs de Gómez de la Serna en France et il a activement contribué à
le faire connaître. C’est lui qui a traduit (avec Mathilde Pomès) et préfacé
Échantillons
, paru en 1923 aux Cahiers Verts.
70.
Jean de LA VARENDE
(1887-1959). L.A.S.,
Château de Bonneville-Chamblac
19 janvier 1957, à Georges Goyau ;
2 pages in-4 à son adresse.
150/200
Sur ses chances d’un prix de l’Académie française.Très ému par sa bienveillance, il lui transmet des lettres d’académiciens,
dont Georges Lecomte au sujet de
Pays d’Ouche
, et un article de Boissy évoquant le Goncourt. « Je ne sais pas s’il faut envoyer à
quelques académiciens qui pourraient m’être favorables : le duc de La Force, le maréchal Franchet d’Espèrey, Weygand, l’amiral
Lacaze – M. Bellessort ? Je crois qu’il n’appécie guère le style s’il ne dédaigne pas la matière. Duhamel m’a écrit un mot aimable,
mais sans avoir lu – le
Mercure
élogieux, et gentil. Faudrait-il envoyer des exemplaires actuels ou attendre l’édition Plon ? […]
En tout cas j’envoie les cinq exemplaires pour postuler au prix Jouy »…
71.
Paul LÉAUTAUD
(1872-1956). L.A.S.,
Paris
5 novembre 1929, [à l’éditeur Henri Jonquières] ; 1 page in-8 à
en-tête et vignette du
Mercure de France
.
150/200
Il le remercie vivement du livre de Tilly [
Mémoires du comte Alexandre de Tilly, pour servir à l’histoire des mœurs de la fin
du XVIII
e
siècle
] : « C’est une excellente idée que vous avez eue de le rééditer. Je vois que vous rééditerez aussi les
Mémoires
de
Da Ponte. Autre idée excellente, autre ouvrage délicieux. Je possède la traduction de La Chavanne, parue en 1860 chez Pagnerre.
Les gens qui ignorent des livres de ce genre ignorent de grands plaisirs, et je suis tenté de vous dire que le métier d’éditeur n’est
pas un métier si triste quand il s’emploie à remettre au jour des ouvrages de ce genre »...
72.
Édouard Jeanneret, dit LE CORBUSIER
(1887-1965) architecte. P.A.S. « L-C » et P.S., Paris 1955 ; 1 page in-4
chaque, la 1
ère
un peu froissée, la 2
e
à son en-tête.
1 200/1 500
À propos du
P
OÈME
DE
L
’
ANGLE
DROIT
.
Lithographies originales
de Le Corbusier
(Tériade, 1955).
22 juillet 1955
. « Ce
poème n’a pas été composé a priori. Il s’est
organisé au jour le jour. Vingt planches
en couleurs étaient nécessaires. Quarante
furent faites en 1948. Tériade et moi, nous
les avons étalées au sol, les sélectionnant et
les groupant par tâtonnement en bandes
horizontales. L’espèce de croix en résulta
qui devint la table des matières actuelle.
À chaque horizontale, j’affectai un thème.
Le texte est le produit de huit rédactions
successives : 1950-1951-1952, faites en
avion ou dans des chambres d’hôtel au
cours de longs voyages. Puis Tériade me prit
au virage : “Maintenant, dit-il, il faut écrire
tout cela à la main et vous serez gentil en
disséminant un peu partout de ces dessins
que vous savez faire…” Ces dessins ne sont
nullement spontanés. Ils font partie de ma
vie, la jalonnent, inscrits dans des tableaux,
dans des carnets, sur des feuilles libres »…
25 octobre 1955
. Note à l’intention de
l’éditeur Tériade et de l’éditeur et galeriste
Berggruen : « Hervé a reçu des instructions
pour fournir quelques photographies de
mon “glossaire” (album noir n° 2) qui
a servi à réaliser les dessins dans le texte
du
Poème de l’Angle Droit
. Ces 3 ou
4 photographies de Hervé pourront entrer
dans les vitrines de Bergruen en compagnie
des documents que, par ailleurs, je remettrai
à Tériade-Bergruen en prêt »…
72




