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59.

Marcel JOUHANDEAU

(1888-1979). Manuscrits autographes pour

Clodomir l’assassin

, [1922] ; 29 pages

in-fol.

600/800

Intéressant ensemble de cinq manuscrits de travail – version primitive complète, mises au net partielles, et version

révisée complète, toutes retravaillées, avec de nombreuses ratures et corrections – de ce conte publié dans la

Nouvelle Revue

française

du 1

er

octobre 1922, et recueilli dans

Les Pincengrain

(Éditions de la Nouvelle Revue Française, 1924). Ces manuscrits

permettent de suivre les étapes et le remarquable travail de création du peintre de Chaminadour, pour arriver à la prose glaçante

et ironique du bref conte. Ainsi pour le début, abondamment raturé dans la toute première version : « Il y a 4 maisons dans la

rue de la cure. Sous les yeux du Seigneur, le Presbytère est bien gardé. Dans la 1

ère

habite un incendiaire, dans la seconde une

voleuse et dans la 3

e

un assassin »… C’est seulement au quatrième manuscrit, autre version complète du conte, que l’auteur

abandonne le nom primitif de l’assassin : « Charlemagne » devient « Clodomire », puis « Clodomir »...

60.

Marcel JOUHANDEAU

. 5 carnets autographes, décembre 1944-décembre 1945 ; 460 pages petit in-12 (12,5 x

7,5 cm) de feuillets volants de papier quadrillé et perforés, formant 5 carnets factices liés par des cordelettes ou des

ficelles (certains numérotés au crayon rouge).

1 200/1 500

Carnets intimes recueillant, en premier jet, des observations, anecdotes, bribes de dialogue, notes de lecture, minutes de

lettres et réflexions, la plupart barrées d’un trait oblique, et qui ont pu être réutilisées et remaniées dans des livres comme

Essai

sur moi-même

(1946),

Carnets de Don Juan

(1947) ou

Ménagerie domestique

(1948) ; ils sont probablement en grande partie

inédits. . Nous n’en citerons que de très brefs extraits.

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