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garçons »... « Louise Hervieu long téléphone [...] Elle va t’envoyer son petit opuscule. Tu sais qu’elle m’appelle sa mémère »...
« Toujours Fidèle pas très joli ni digne d’un cache – mais le cœur y est »... « Bonjour Arnault – on est occupé heureusement.
Dimanche prochain je vais voir Valentine Tessier dans nouvelle pièce Vieux Colombier en matinée. À Toi »... « Je pense à Toi.
Le froid commence. Il faut que je m’organise autrement avec l’atelier »... « Un livre pour Toi les saints de l’Inde et moderne.
Je suis en train de le lire rien d’une sainte Marie »... « J’ai acheté
Le Rocher de Brighton
pour Toi – Je l’ai parcouru il y a un
moment – presque tous les livres de ce Graham [Greene] me fatigue très cérébral et à la mode »... « Levée tard écrit six lettres
et pas une à Toi – alors non – surtout que c’est à Toi que j’aime écrire »...
127.
Ève LAVALLIÈRE
(1866-1929) actrice. 10 L.A.S. ; 18 pages formats divers.
300/400
Dans une jolie lettre à une amie d’enfance (vers 1902), elle évoque sa vie qui est un « ouragan » et sa carrière : « Qui
aurait dit, ma petite Marie quand j’étais une petite modiste que je deviendrais une artiste, que j’aurais du succès ! [...] Ce que
l’on prenait pour de la folie ou de mauvais instincts, n’était que de la vocation » Elle est devenue célèbre sans avoir fait le
Conservatoire, et la Comédie Française la réclame...
Les autres lettres sont des remerciements pour des articles élogieux, notamment à Lucien Muhlfeld ; une mise au point
pour l’achat de tableaux au Salon des Humoristes ; une demande de jouer
L’Oiseau blessé
à Lyon… On joint un billet a.s. et
une carte de visite autographe.
128.
Jean de LA VARENDE
(1887-1959). 4 L.A.S., 1938-1946, à Marcel Thiébaut, rédacteur de la
Revue de Paris
;
2 pages in-4 (un en-tête
Ch
au
de Bonneville-Chamblac
), et 2 cartes postales avec adresses (cartes illustrées
représentant le château de Bonneville-Chamblac et Charleroi).
300/400
Château de Bonneville-Chamblac vendredi [janvier 1938]
. « Je vous renvoie les
Frères Ennemis
, en vous complimentant
pour cette belle transcription typographique [...] Ma correction vous fera sourire, si près du manifeste du duc d’Orléans. –
Couvrons l’ivresse de Noé, mais qu’on ne nous demande pas d’honorer son ébriété ! »...
Bonneville-Chamblac [septembre 1938]
.
Il arrête la graphie de « Méyerdorf » pour éviter toute réclamation « dont les gens sont friands : cela les pose. Ils défendent leur
“patrimoine séculaire”. [...] Je reçois souvent, aussi, des lettres enfantinement imbéciles – de vanité – mais jamais d’un tenant à
quelque belle famille »...
[Charleroi 8 mars 1939]
. « En souvenir du pèlerin de la conférence – mais heureux les muets »...
Paris
27 décembre 1946
. « Hélas, cher Ami, j’ai attendu cinq ans, un mot, un signe... Vous me confondiez, sans doute avec la tourbe
hurlante et fracassante. Pourtant, vous, vous me connaissiez.
Andromède ou la Fille du concierge
, fait partie d’un livre de luxe
publié par vous en 45. [...] Votre note,
Mont S
t
Michel
a paru et a été appréciée. Mais Thomas l’Intrus n’eut rien d’autre. Ce
Mont
, c’est le seul livre ou presque qui me donne satisfaction typographique, dont le texte ait été surveillé »...
129.
Paul LÉAUTAUD
(1872-1956). 2 L.A.S., Fontenay-aux-Roses 9-14 juin 1955, à Marcel Thiébaut, directeur de
La Revue de Paris
; 2 pages in-8, enveloppes.
300/400
Sur la publication de son
J
ournal
littéraire
.
9 juin
. « Sachez que votre article sur les deux premiers volumes de mon
Journal m’ont enchanté. C’est un des meilleurs articles que j’ai eus. Je n’aurais jamais pensé que vous me connaissiez si bien. Et
ce n’est pas tout. J’ai trouvé grand intérêt de lecture aux pages de Koestler sur sa première affiliation au Parti Communiste, et
les nombreuses observations, inflexions, conspirations, qui l’ont amené à s’en détourner. Tout cela écrit avec un ton de franchise
et de vérité remarquables. C’est, à mon avis, merveilleusement écrit pour un étranger, alors que présentement, même des
écrivains français écrivent si mal notre langue, y joignant, cela même devenu, semble-t-il, à la mode, tout un vocable d’autres
pays. Je suis bien flatté que vous vouliez me demander quelques fragments de mon
Journal
. Il vous faudra attendre un peu ». Il
demande combien de pages il désire : « Je pense que vous les accepterez telles qu’elles sont écrites, sans aucune censure, comme
j’y suis habitué partout où j’en ai publié ».
14 juin
, il proteste contre le remplacement des noms de personnes vivantes par des
initiales : « Je ne puis accepter des modifications de ce genre. Ne peuvent être ajournés, ou modifiés, que les passages concernant
la vie privée de gens encore vivants. Rien de plus » ; il ne publiera donc pas d’extraits dans la
Revue de Paris
.
130.
André LHOTE
(1885-1962). L.A.S., 22 mai 1920, à Élie Richard ; 1 page in-12, adresse (carte-lettre). 100/150
Il rentre de voyage en Belgique et trouve « des lettres en nombre incalculable, auxquelles je réponds hâtivement. A propos de
ce que vous me demandez à la N.R.F., j’en avais parlé à Jacques Rivière […] Il m’a dit que pour le moment le personnel littéraire
était au complet. […] Quel dommage que vous ne m’ayez pas écrit un mois auparavant : une place de secrétaire a été trouvée à
André Breton (de la revue
Littérature
) »…
131.
LITTÉRATURE
. 22 lettres ou pièces, la plupart L.A.S., XVIII
e
-début XIX
e
siècle.
300/400
Joseph Berchoux (2, 1806 au libraire Capelle au sujet d’une invitation à une société de gourmands, 1820 au libraire Le
Normant sur son
Art politique
), Charles-Joseph Lœeillard Davrigny (6, 1800-1801 et s.d.), Jean-Claude Delisle de Sales (1800
au graveur Ponce), Pierre Choudard dit Desforges (1792 à la Comédie italienne à propos de sa pièce
L’Épreuve villageoise
),
François-Guillaume Ducray-Duminil (poème a.s.
Le Noël épicurien
, et reçu signé en 1801 pour les
Petites Affiches de Paris
),
Julien-Louis Geoffroy, Jean Monnet (Soissons 1784, à Perregaux), Louis-Benoît Picard (1813 aux comédiens de l’Opéra-
comique, à Barré directeur du Vaudeville, et 2 copies du poème
Le Factionnaire à la Tour du Temple
avec note explicative),
Puget de Saint-Pierre (3, dont 2 lettres d’amour à Mme de Montreal), Germain Poullain de Saint-Foix (1747, au sujet d’un
divertissement donné aux comédiens).




