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299. [
Joseph GALLIENI
(1849-1916) maréchal]. Manuscrit,
Renseignements politiques sur le Haut Sénégal et le
Haut-Niger
. Résumé fait par M
r
le Capitaine du Demaine
, 1880-1881 ; cahier in-4 de 22 pages.
1 000/1 200
Résumé de 6 lettres ou notes adressées au gouverneur du Sénégal Louis Brière de l’Isle, par le capitaine Gallieni et deux
autres membres de sa mission au Soudan français, captifs du sultan Ahmadou à Nango, à 170 km au nord-est de Bamako, entre
juin 1880 et mars 1881. Le cahier se compose de résumés des envois suivants : lettre de Gallieni, 10 septembre 1880, au sujet
des intrigues des Anglais, « nos rivaux », dans le bassin du Haut-Niger ; lettre du même, 14 octobre 1880, sur la situation du
royaume de Ségou ; 3 lettres du même, 12 juin, 3 et 7 juillet 1880, au sujet des événements du Bélédougou, avec compte rendu
de son expédition, détails de l’attaque de son convoi le 6 mai, à Dio, et analyse des conséquences ; note de Camille Pietri, 10 juin
1880, sur leur itinéraire, suivie d’une note de Jean Vallière sur la place de Mourgoula, et ses possibilités défensives.
300.
Giuseppe GARIBALDI
(1807-1882) patriote italien. L.S., Caprera 18 juillet 1871, au général Bordone à
Avignon ; 1 page in-8, enveloppe avec cachets postaux.
300/400
« L’annonce des journaux sur ma relation de notre campagne est idéal ; vous pouvez donc continuer l’impression de la vôtre.
J’attend le bateau prochain pour avoir ce qui nous intéresse »...
301.
Charles de GAULLE
(1890-1970). L.A.S., 16 mars 1949, [à son ami Lucien Nachin] ; 1 page et demie in-8 à son
en-tête
Le général de Gaulle
.
Il le remercie pour son livre sur Végèce : « Votre Introduction est de haute volée. Je suis, d’autre part, très touché de votre
dédicace. J’espère que vous viendrez me voir bientôt »...
500/700
302.
Charles de GAULLE
. L.A.S., 29 septembre 1958, à un « cher ami » ; 1 page et demie in-8 à son en-tête
Le général
de Gaulle
.
500/700
Il le remercie pour sa pensée (au lendemain du référendum du 28 septembre 1958, ratifiant le projet de Constitution de la
Cinquième République) : « Ce qui s’est passé hier est le résultat d’un effort national mené depuis des années. Vous en êtes un
des meilleurs artisans »...
303.
Henri GRÉGOIRE
(1750-1831) prêtre, député du clergé du bailliage de Nancy aux États Généraux, évêque
constitutionnel de Blois, député du Loir-et-Cher à la Convention, il lutta pour l’émancipation des Juifs et l’abolition
de l’esclavage. L.A.S., Sarcelles 3 octobre, à son ancien collègue Jacques-Antoine Dulaure ; 2 pages petit in-4,
adresse.
400/500
« Aux marques d’amitié que nous avons reçues de vous, vous en ajoutez une nouvelle par les soins que vous prenez pour
nous procurer un jardinier. Cinq ou six se sont presentés, mais ils ne nous inspirent pas grande confiance »... Il s’enquiert des
connaissances d’un nouveau candidat de Melun, des capacités de sa mère à diriger une basse-cour : « S’il a les qualités requises
on lui offriroit le logement et six cent francs » ; et même « après epreuve faite de sa science et de sa conduite », on pourrait
augmenter ses gages. « S’il a de la probité unie aux connoissances de son art, tout iroit a merveille, mais s’il manquoit à la
probité, nous ne serions pas d’accord, nous avons déjà de l’experience et l’œil trop exercé pour ne pas savoir demeler ce qu’est
un jardinier et trop d’amour pour la justice, pour souffrir impunément qu’on y manque »...
304.
Philippe GUÉNEAU DE MONTBEILLARD
(1720-1785) naturaliste, élève et collaborateur de Buffon. L.A.S.
(initiales), Semur 1
er
avril 1788, à Louis-Bernard Guyton de Morveau, avocat général honoraire du Parlement de
Bourgogne ; 1 page petit in-4, adresse avec cachet de cire rouge (brisé).
250/300
« M
r
De Buffon n’est pas encore parti, mon cher Monsieur, & je gronde M. Hebert de ce qu’il vous a empêché de venir,
par les avis qu’il vous a donnés. Je ne doute pas de ses bonnes intentions, mais j’ai peine à ne pas lui savoir mauvais gré du
fait. J’ai encore à le gronder de ce qu’il a passé comme un éclair, sans donner le moindre signe de vie à ceux qui l’honorent &
le chérissent, mais j’ai encore la ressource de croire à ses bonnes intentions »... Il attend ses ordres pour le mémoire « sur la
Lampyre : vous n’avez qu’à dire un mot. Je vous demande encore avec confiance si je ne dois pas souscrire pour les mémoires
de nostre Académie »...
305.
GUERRE DE 1870
. 2 L.A.S. par P. Mahoû, agent de change, et son neveu, Paris 28 juillet-13 août 1870, à leur
mère et sœur ; 7 pages in-8 à en-tête
P. Mahoû, Agent de change, 48 rue Laffitte.
120/150
28 juillet
. Sentiments bonapartistes : « les Prussiens seront immanquablement brossés. […] Tout le monde s’attend d’un
moment à l’autre à l’annonce d’une victoire éclatante ». La confiance en l’Empereur, parti pour Metz au matin, règne partout,
tandis « qu’en Prusse c’est la désolation et la misère ». À Paris les valeurs remontent tous les jours, le marché est ferme, tandis
que la Bourse de Berlin est dans le plus grand désarroi et dégringole… Etc.
19 août
. P. Mahoû envoie à sa sœur des nouvelles
de Paris. « Le nouveau ministère agit et on attend avec confiance le résultat de la bataille qui doit s’engager ces jours ci ». Les
nouvelles du Quartier Général sont fort rassurantes... On joint une L.A.S. de réponse, Saint-James 18 août, sur la situation de
crise politique, les nombreux blessés qui affluent à Saint-James, etc.




