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97

306.

GUERRE DE 1870

. Manuscrit en partie autographe par le général Antoine Abbatucci (1818-1878), [1870] ;

11 pages in-fol. avec de nombreuses ratures corrections (bords effrangés).

150/200

Rapport sur les événéments de la campagne, de la bataille de Reichshoffen à la bataille de Sedan. Abbatucci fait

le récit de la journée du 6 août (Reichshoffen), avec l’ennemi à proximité, les ordres reçus de Mac Mahon d’effectuer sans

retard la retraite sur Bitche ou sur Saverne : « Mon rôle était tout tracé, je devais couvrir la retraite sur Bitche »... Suivent les

positions prises par les différents bataillons ; l’ordre du général en chef de se retirer sur Phalsbourg. Puis il donne l’itinéraire

de sa Division, du 8 au 22 août, de Phalsbourg à Reims, où ils bivouaquent : « c’est le premier repos accordé aux troupes depuis

le départ de Bitche »... Il relate les frictions avec l’ennemi, à Buzancy, Thenorgues, Bois-Les-Dames, Beauclair, Nouard, etc.

29-30 août

: il décrit en détail les mouvements divers et la mise en place d’unités ; « depuis le commencement de l’action pas

un pouce de terrain n’a été perdu de notre côté [...] la Brigade Fontanges se met en route pour Beaumont », etc. À la fin, il

raconte avec beaucoup de détails les événements de la bataille du 1

er

septembre à Sedan : positions, replis, pertes considérables,

et l’héroïque mort du commandant Marquet, du 19

e

bataillon de Chasseurs...

307.

GUERRE DE 1870

. Carnet autographe du soldat Michel Boucard, novembre 1870-mars 1871 ; carnet petit in-

12 de 16 pages, couv. papier rouge (qqs pages détachées).

150/200

Notes du soldat Boucard, relatant notamment sa campagne de guerre du 1

er

novembre 1870 au 6 février 1871, de Saint-Jean

d’Angély à Lucerne en Suisse : lieux ou villes de passage, les campements, les haltes, les marches à pied, les déplacements en

train, les lieux des combats, etc. Par exemple, il participe à la bataille de Beaune-la-Rolande (28-29 novembre), puis à la bataille

de Villersexel (9-11 janvier 1871) ; il passe la frontière suisse le 2 février près de Pontarlier... Suit une chanson,

La République

ainsi que la Nation

, par Jean Morel, copiée en Suisse à Rathausen le 18 mars 1871. Le carnet se termine par la copie d’un

discours aux sous-officiers et soldats prononcé le 20 mars 1871 à Rathausen par le Commandant Nietcher, qui a porté une

dédicace en tête du carnet.

308.

GUERRE 1914-1918

. Manuscrit autographe signé du soldat Louis Desfontaines,

Campagne de 1914-1918

,

2 septembre 1914-16 décembre 1918 ; carnet in-12 de 99 pages, couverture moleskine noire, étiquette du papetier

Chareyrouo à Ruffec (Charente).

200/250

Intéressant journal de bord d’un soldat au 5

e

Régiment réserve d’Infanterie territoriale, 23

e

compagnie, 15

e

demi-section :

Annotations et péripéties des diverses phases de la campagne effectuées par Louis Desfontaines

, « entrepreneur de charpente

et menuiserie à Saint-André-lez-Lille dans le Nord », sous les ordres du commandant Hébré (il donne en tête les noms de

ses officiers et supérieurs). Ce journal commence le 2 septembre 1914, avec la prise de la ville de Lille par les Allemands et la

démobilisation de toutes les troupes vers Armentières, à pied. On les dirige vers Dunkerque, où il embarque le 6 septembre

à bord du transatlantique

Mexico,

à destination de La Rochelle : « Nous sommes logés pire que des forçats », dans les cales,

quasiment sans nourriture. Il décrit ensuite la rade de La Rochelle, l’accueil des populations. Il note scrupuleusement ce qu’ils

mangent, leur hébergement, les conditions de transport, etc. À Limoges, ils voient passer les premiers évacués de Verdun, et

des colonies d’enfants qui se réfugient dans le sud. Entre Angoulême et Cognac, il reste stationné en Charente, où son frère

l’a rejoint, jusqu’au 9 novembre. Entre temps, il a appris l’occupation de Lille et est anxieux de savoir « l’ennemi chez nous.

Ma pensée est constamment avec les miens » ; il a été affecté comme garde-voie, etc.

11 novembre.

Il arrive au Havre, où il

est « embauché comme chef de chantier au Camp des Anglais n°13 à Harfleur pour l’équipe française ».

22 février 1915

, il est

embauché au Camp de la Tréfilerie du Havre pour la Maison Lapatie de Paris.

13 avril

. Voyant que sa classe 89 va être rappelée

sous peu, il fait les comptes de ses ouvriers.

Mai 1915

. Sa classe est appelée à servir à Jarnac au 5

e

régiment territorial, comme

gardes-voies.

26 septembre

. Ordre de transport pour être mobilisé aux Tréfileries et Laminoirs du Havre, où il travaille comme

menuisier.

11 décembre

, la Poudrerie des Belges explose et tue 200 hommes ; l’usine est endommagée et compte une centaine

de blessés.

1917

. Démarche auprès du service des rapatriés pour « diriger ma famille sur Le Havre »...

26 octobre

. Il obtient un

sursis « pour rentrer dans la vie économique et quitter l’usine », et va travailler chez M. Gruel entrepreneur de charpente et

menuiserie au Havre comme contremaître...

Fin 1917-1918

: Il continue à travailler, à économiser, et à faire des demandes de

rapatriement pour sa famille... Etc.

309.

GUERRE 1939-1945

. 39 L.A.S. de Robert Dubuck, Camp de Chemnitz 29 avril 1942-Eisenach 12 mai 1945, à ses

parents et frères à Bruxelles ; environ 100 pages formats divers (qqsbords effrangés) et 17 enveloppes.

150/200

Témoignage sur la vie des camps de travailleurs en Allemagne, par un réfractaire belge, travailleur déporté : Robert

Dubuck, arrêté le 14 avril 1943 et transféré au camp de Chemnitz (Saxe) pendant plus de trois ans. Il relate son travail comme

électricien pour les installations d’éclairage dans une centrale, puis son travail dans une usine de fabrique de torpilles et de

tourelles d’avion : il travaille 10 heures par jour et parfois il est de garde la nuit. Cependant il continue à étudier l’ingénierie

avec les livres envoyés par colis... Il décrit la vie au camp, les conditions d’installation de tous ces « travailleurs déportés », les

maigres salaires, les corvées ménagères, les messes, la réception attendue des colis, les alertes (bombardements par des avions

russes, courses aux abris), etc. Dans la dernière lettre (Eisenach 12 mai 1945), il annonce qu’il va bientôt être rapatrié...

310.

GUILLOTINE

. P.S. par Gaschignard, Nantes 22 mars 1793 ; 1 page in-fol.

400/500

Copie conforme d’un arrêté du « Bureau d’exécution » du Comité central de Nantes [devant l’insurrection vendéenne,

Nantes se déclare en danger, forme un Comité central et prend des mesures d’urgence] : « p

ment

que la guillotine & l’échafaud

… /…