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fussent peints en rouge. 2
ment
que l’échafaud soit entouré de planches et qu’il soit mis dessous deux pieds de sable. 3
ment
que
l’exécuteur des jugemens criminels soit chargé de cette depense, ainsi que de louer un tombereau pour conduire les cadavres
au simetierre. […] ledit exécuteur se tiendra chez lui pour qu’il puisse etre prévenu lors qu’on aura besoin de lui. 4
ment
dans la
conduite du cadavre au cimetierre il conviendrait que le tombereau fut couvert d’une toille peinte en rouge »...
Ancienne collection du baron M. des C
hasteigners
.
Reproduit page 95
311.
HAÏTI ET GUYANE
. 11 lettres ou pièces (une incomplète), Léogane et Cayenne 1767-1778, la plupart adressée à
Martin Douault à Nantes ; 17 pages in-fol. ou in-4, qqs adresses.
400/500
Correspondance commerciale de Saint-Domingue par Bonniot et Raboteau, évoquant le chargement de navires,
l’incertitude des affaires et la crainte d’une disette générale à Léogane... Lettres de Pasteur, chanoine à Léogane : affaires
financières... Extraits de registres paroissiaux de Saint-Sauveur de Cayenne, certifiés conformes par Maillart du Merle,
commissaire général de la Marine, ordonnateur de l’île de Cayenne et province de Guyane, premier conseiller au conseil
supérieur de la colonie.
On joint 2 quittances des douanes, Paris 1836-1837, pour des marchandises venant de Guadeloupe.
312.
HENRI IV
(1553-1610). P.S., Paris août 1601 ; contresignée par les secrétaires d’État Louis Potier de Gesvres et
Julien du Fos ; vélin in-plano.
800/1 000
Lettres de grâce pour Jacques d’Apchier sieur de Margueride, de Besgue et Clavières, qui le 21 mai 1601 sortit de sa maison
accompagné de son voisin, Balthazar Brun sieur de Montellet, et de Mallot son valet de chambre, « n’ayant aulcunes armes que
leurs espees » : près de Ventuejols, ils rencontrèrent « ung nommé le Cadet du Thiollenc » accompagné de deux hommes, qu’il
salua « comme voisin et amy famillier avec lequel ils n’avoient jamais eu dispute quelconque »… Mais le dit Cadet l’agressa à
propos « d’une querelle qu’il disoit avoir eue contre ung nommé La Garde bastard de la maison d’Apchier », avec des propos
fâcheux contre la maison d’Apchier ; Apchier lui dit « qu’il avoit tort d’offenser sa maison, mais ledit Cadet qui avoit envie
d’assassiner ledit suppliant […] mit la main a lespée, de laquelle il blessa sur la teste ledit suppliant, lequel se voiant en ce
danger fut contrainct de mettre la main à la sienne, et tout soudain l’ung de ceulx qui accompaignoient ledict Cadet, ayant son
escoupette chargée bandée et amorcée en tira ung coup audit suppliant de sypres quil luy en brusla la barbe, et la balle passa
outre dedans lespaulle du cheval dudit Cadet de laquelle ledit cheval blessé tomba » ; des coups furent échangés de part et
d’autre, et le valet fut tué, ainsi que le Cadet de Thiollenc… Apchier et Montellet regrettent cette mort, « advenue en la juste
deffense de leurs vies »... Henri IV fait « grace et pardon »…
Reproduit page 95
313.
HENRI V, duc de Bordeaux puis comte de CHAMBORD
(1820-1883). 7 L.A.S., 1847-1868, au comte Arthur
de Bouillé puis à son fils le comte Fernand de Bouillé ; 16 pages in-8.
400/500
Correspondance avec des fidèles : le comte Arthur de Bouillé (1790-1868), qui avait épousé Zoé de Bonchamps (1789-
1877) ; et son fils le comte Fernand de Bouillé (1821-1870), tué à la bataille de Loigny parmi les zouaves pontificaux volontaires
de l’Ouest, et qui avait épousé Pélagie Urvoy de Saint-Bedan (1818-1895).
Frohsdorf 8 septembre 1847
, condoléances à Arthur de Bouillé sur la mort de sa fille Louise, après une longue maladie : « Ce
n’est que dans les sentimens si chrétiens qui vous animent que vous pouvez puiser les forces nécessaires pour supporter un tel
malheur »...
Venise 2 avril 1857
. Il apprécie la fidélité et du dévouement de Fernand de Bouillé, « bien digne de ceux de votre père, de
votre mère et de votre admirable grand-père, M
r
de Bonchamps »...
Frohsdorf
16 septembre 1858
, sur la mort de son beau-
père, Jacques-Olivier Urvoy de Saint-Bedan (1780-1858, député légitimiste de Loire-Inférieure de 1827 à 1831), dont les siens
« trouveront leur véritable consolation dans les pensées de la foi et dans le souvenir de tous les actes de généreuse charité
dont la vie de leur père a été remplie. J’ai été bien touché de tout ce que vous me dites de vos sentiments si dévoués. Je sais
qu’ils ne demandent qu’à être mis à l’épreuve, et le moment, j’espère, n’en est pas éloigné »…
Venise 6 mars 1861
, sur la mort
de son beau-frère Olivier Urvoy de Saint-Bedan (1805-1861) : « Votre beau-frère, dont je connaissais par vous l’inviolable
dévouement à la cause du droit et de la justice, est allé recevoir au ciel la récompense de ses hautes vertus, de ses bonnes œuvres
et de sa pieuse vie »…
Frohsdorf 26 juin 1863
, le remerciant de venir passer deux mois à Frohsdorf à l’automne : « en fait de
zèle et d’ardente fidélité rien ne m’étonne de votre part »…
11 décembre 1867
, le félicitant sur les fiançailles de son fils avec
Jeanne de Chasseval : Jacques est « si digne de son père, de son grand-père et de toute sa famille »… [Jacques (1844-1870)
mourra aux côtés de son père à la bataille de Loigny, dans les rangs des zouaves pontificaux.]
12 janvier 1868
, condoléances sur
la mort d’Arthur de Bouillé : « Je perds moi-même un de mes meilleurs amis. Jamais […] je n’oublierai son dévouement à toute
épreuve, sa fermeté inébranlable, son caractère digne des siècles de foi et d’héroïsme, sa belle conduite dans les moments les plus
difficiles, et les nombreux services qu’il n’a cessé de me rendre. Il a couronné sa noble vie par la fin la plus chrétienne, et sa mort
a été un deuil général dans le bon pays qu’il habitait, et où il était universellement aimé et respecté »…
On joint une lettre-circulaire en fac-similé pour l’œuvre de Marie-Thérèse (27 février 1865).
314.
HENRI V, duc de Bordeaux puis comte de CHAMBORD
(1820-1883). 12 L.A.S., 1860-1881, la plupart à
Jacques-Léon de Cazenove de Pradines puis à son fils Édouard de Cazenove de Pradines ; 21 pages in-8.
800/1 000




