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Correspondance avec des agents et fidèles : Jacques-Léon de Cazenove de Pradines (1793-1881), qui avait épousé Rose

de Bonnefoux de Caminel (†1877), et leur fils Édouard de Cazenove de Pradines (1838-1896), qui a épousé en 1866 Marie

de Bouillé (1848-1920), fille du comte Fernand de Bouillé. Tous deux furent des agents dévoués du comte de Chambord dans

le Lot-et-Garonne, dont Édouard fut élu député (1871-1875), défendant les idées légitimistes ; avant la guerre de 1870, où il

combattit vaillamment, Édouard était entré au service du comte de Chambord comme secrétaire en 1863.

4 mars 1860

, il charge « Gabriel » de remercier M. Cazenove de Pradines « du zèle actif et dévoué dont il ne cesse de donner

des preuves »…

27 septembre 1860

, les détails donnés par « notre excellent ami d’Agen » « sur les élections municipales sont

satisfaisants, et je vois avec plaisir que la plupart des royalistes se sont abstenus de prendre part à des votes d’où la sincérité

est entièrement bannie »…

1

er

octobre 1862

, les « amis de Lot-et-Garonne […] ne sauraient trop se tenir en garde contre une

dangereuse idée de coalition, et contre des communications qui ne leur arriveraient pas directement par mes intermédiaires ».

15 janvier 1863

: « Je suis heureux de voir que malgré l’apathie qui gagne tout le pays les royalistes restent fermes »…

28 mars 1863

, approuvant la résolution d’Henri d’Auzac « d’aller offrir ses services au Saint Père »…

12 juin 1863

: « je

recommande plus que jamais aux royalistes de rester unis entre eux, et de maintenir constamment, sous ma direction et celle

de mes correspondants, cette unité d’action qui est si nécessaire pour arriver au but de tous nos efforts et de tous nos vœux »…

Frohsdorf 19 juillet 1863

, annonçant l’arrivée d’Édouard : « Formé par vos leçons et vos exemples votre fils a dans le cœur

tous vos nobles sentiments et cette ardente fidélité dont vous ne cessez de me donner des preuves »…

Venise 16 mars 1865

, se

réjouissant du prochain mariage d’Édouard avec Mlle de Bouillé : « Il entrera dans une famille pour laquelle depuis longues

années j’ai un reconnaissant attachement »...

Frohsdorf 27 octobre 1877

, condoléances émues à Édouard sur la mort de sa mère, « sainte femme […] modèle de vertus,

d’accomplissement de tous les devoirs, et de dévouement »…

Goritz 12 avril 1881

, émouvante lettre de condoléances à Édouard

sur la mort de son père, « ce modèle des pères, ce charmant esprit »…

Reproduit page 101

315.

HISTOIRE

. 44 lettres ou pièces, la plupart L.A.S.

300/400

Odilon Barrot (1828), Louis-Auguste comte de Bourmont (3, 1829-1837, plus une de Charles de Bourmont), Jules Cambon

(6), Paul Cambon (8, à Coquelin), Hippolyte Carnot (4, 1871), Auguste Casimir-Périer (3), Pierre Daru (2, 1807-1811),

François de Neufchâteau (1826, belle lettre littéraire à Breghot du Lut), comte de Guerry de Maubreuil (1835, à Louis-

Philippe), Auguste Guinard (2, 1848), général Lanchantin (1804), Sosthène de La Rochefoucauld duc de Doudeauville

(2), Merlin de Douai (Bruxelles 1821, au baron Locré), Pierre-Ambroise Plougoulm (1848), Edmond Raoul-Duval (5, 1875-

1880), Rasond (1799, intéressante lettre de Léogane sur la situation à Saint-Domingue), Edmond Talabot (1832, comme

« apôtre » de la Religion Saint-Simonienne).

316.

IMPRIMÉS

. 41 imprimés, 1635-1788 ; formats divers, la plupart impr. à Rouen, nombreux bandeaux et vignettes

(qqs doubles, qqs défauts).

200/300

Extraits des registres et arrêts du Conseil d’État, déclarations et édits du Roi, lettres patentes, arrêts du Parlement de Rouen,

règlements, mémoires judiciaires… plusieurs concernant la Normandie : exemptions, levées d’impôts, bail des aides, la pêche,

les successions, la teinture des laines pour les tapisseries, les scellés, les officiers des eaux et forêts, la forêt de Lions, l’adinistration

municipale dans la province de Normandie, l’intérêt de l’argent, les cabaretiers et aubergistes, les poids et mesures, les droits sur

les cuirs et peaux, les communautés d’arts et métiers, le droit d’aubaine et les sujets du duc des Deux-Ponts, les apothicaires, les

droits des Fermes, les fontaines épuratoires, etc. On joint 2 affichettes concernant la forêt de Lions.

317.

INDES

. 5 lettres ou pièces, la plupart autographes, Pondichéry, Karikal ou Paris 1766-1772 ; 20 pages in-fol. ou

in-4.

400/500

Correspondance de Jean-Baptiste de Lassalle Mariehaure, capitaine du bataillon de l’Inde, à son procureur M. de Courcelles,

Pondichéry ou Karika 1766-1772 : instructions pour des affaires familiales et financières, commissions, échos de la Compagnie

des Indes anglaise... Duplicata d’une lettre de Jeanne-Louise-Constance d’Aumont duchesse de Villeroy, au chevalier Law de

Lauriston, commandant à Pondichéry, Paris 1770, promettant de parler au duc de Praslin en faveur de M. de Lassalle...

318.

Joseph JOFFRE

(1852-1931) maréchal. Tapuscrit signé,

Paris

3 avril 1919 ; 1 page et demie in-4 à son en-tête

Maréchal Joffre

.

400/500

Hommage à l’Italie, publié dans les

Annales politiques et littéraires

du 27 avril 1919, premier d’une douzaine de textes

de représentants politiques, militaires et diplomatiques des deux nations alliées, imprimés avec fac-similés des signatures des

auteurs. « Le 23 Mai 1915 un long et bruyant concert de joyeuses acclamations monta des tranchées françaises. Nos soldats

venaient d’apprendre que l’Italie se rangeait à nos côtés. Ils voyaient dans cette intervention une confirmation de la justice de

leur cause et une certitude nouvelle de la victoire finale. De cette intervention, ils n’avaient jamais douté. Ils savaient bien que

bon sang ne peut mentir : eux aussi se sentaient les petits-fils de ces légionnaires romains qui jadis avaient, presque aux mêmes

lieux, déjà barré la route aux hordes des barbares germaniques. Et de fait, bon sang n’a pas menti. Depuis lors à travers le bon

et le pire, soldats français et italiens, unis et confiants comme les autres soldats de l’Entente, se sont battus, ont souffert, ont

vaincu. Dans la paix comme pendant la guerre, Français et Italiens resteront unis et confiants, s’aimant plus profondément parce

que se connaissant davantage »...