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104

328.

Félix LEDANTEC

(1869-1917) biologiste et philosophe des sciences.Manuscrit autographe signé,

Théorie nouvelle

de la vie

, 1896 ; 167 pages plus 80 pages in-fol. de notes (bords effrangés à plusieurs pages).

1 000/1 500

Manuscrit complet de l’ouvrage capital du savant, publié en 1896 chez Félix Alcan.

Manuscrit de travail avec de nombreuses ratures et corrections, des béquets collés ou ajoutés ; daté en fin du 29 février

1896, il a servi pour l’impression. L’ouvrage comprend 29 chapitres, classés en trois parties (

Vie des êtres monoplastidaires ou

Vie élémentaire

Vie ; Êtres polyplastidaires

Vie psychique

) et 6 livres (les trois premiers étant qualifiés d’approximations

et consacrés à des observations de courte ou longue durée, puis : IV

L’individu métazoaire

; V

La reproduction des métazoères

,

le livre VI se confondant avec la troisième partie et le dernier chapitre

L’Individualité psychique

). Il est complété par une table

des matières détaillée, et accompagné de brouillons (notamment d’une première version de l’

Introduction

) et de notes et plans,

donnant un titre primitif :

Essai d’une explication chimique de la vie

.

Pour comprendre la vie « dans sa complexité, chez les animaux supérieurs, il fallait l’étudier d’abord dans ses manifestations

les plus élémentaires, c’est-à-dire chez les êtres formés d’une seule cellule, les

Monoplastidaires

, pour s’élever ensuite jusqu’à

la connaissance des êtres

Polyplastidaires

, à l’Homme en particulier. Tel fut le but continuellement poursuivi par Le Dantec ;

et le résultat de ces premiers efforts fut la publication, en 1896, de la

Théorie nouvelle de la Vie

, ouvrage où les tendances du

Biologiste s’affirment déjà fortement et qu’il considère lui-même comme le plus important de tous ceux qu’il a composés. De

fait, tous les autres livres qu’il écrivit ensuite, ne sont guère que la paraphrase de celui-là, soit pour le compléter, le commenter,

soit pour appliquer quelques-unes de ses conclusions à des sujets plus spéciaux qui par là s’éclairent d’une lumière nouvelle »

(Constant Houlbert).

329.

Giovanni di Lorenzo de Medici, LÉON X

(1475-1521) Pape en 1513. Bulle manuscrite en son nom, Rome à

Saint-Pierre 3 mars 1515 ; signatures de chancellerie ; vélin in-plano avec son nom en tête calligraphié, sceau en

plomb à son nom sur cordelette (détaché) ; latin (transcription jointe).

600/800

Bulle prenant acte du règlement d’un contentieux entre l’évêque Gometius (Gomez de Toledo Solis, évêque de Plasencia

de 1508 à sa mort en 1521) et les doyen et chapitre de Plasencia (Espagne) d’une part, et le prieur et les frères du couvent de

Saint Vincent à Plasencia, de l’ordre des frères dominicains, d’autre part, à propos de la propriété et de l’exploitation de terres

nommées « dehesas »…

Reproduit page 107

330.

Jean-Baptiste LE ROY

(1720-1800) physicien. L.A.S., 25 mai [1788, à Louis-Bernard Guyton de Morveau] ;

4 pages petit in-4.

800/1 000

Belle lettre scientifique, parlant de Benjamin Franklin.

Il vient de lui écrire par M. Van Marum, mais revient à une lettre plus ancienne dans laquelle il expliquait pourquoi il avait

tardé à lui envoyer la traduction du mémoire de Benjamin Franklin sur les poêles, promise à Fourcroy ; les commissaires pour

les hôpitaux ont donné dans leur troisième rapport un plan d’hôpital conforme au sien, gravé depuis sept ans ; ayant fait des

réclamations à ce sujet, il s’occupe de « faire imprimer le mémoire que je lus sur cette matiere le 10 avril 1777 et que je relus

encore [...] lorsque l’empereur [Joseph II] sous le nom de comte de Falkenstein vint à l’Académie »... Ayant annoncé l’envoi

de gravures de son « nouvel hopital ou hotel-Dieu », il évoque un « bruit ridicule qui a couru sur les effets de la foudre sur le

Paratonnerre de M. Franklin à Philadelphie. On disoit que ce Paratonnerre ayant été foudroyé il avoit si mal fait sa fonction

que le Tonnerre l’ayant quitté il s’étoit jetté sur la maison l’avoit brulée &c &c. Voilà comme on fait toujours courir des bruits,

répandus par des gens qui n’ont pas le sens commun et qui sont toujours empressés à décrier les meilleures inventions sans en

avoir la moindre idée. Le Ch. Landriani a dissipé tous ces bruits en faisant imprimer dans le J

l

de Paris une lettre de M. Franklin

semblable à une autre lettre qu’il m’avoit écrite quelques mois auparavant et qui loin de confirmer ce bruit ridicule le dement

entierement en rapportant que la pointe de son Paratonnerre sur laquelle la foudre étoit apparemment tombée plusieurs fois en

etoit devenuë tout à fait mousse cette pointe ayant eté sans doute fonduë plusieurs fois par l’action de ce metéore »...

Reproduit page 107

331.

Sylvain LÉVI

(1863-1935) indologue. L.A.S., Paris 20 novembre 1933, [à Marcel Thiébaut] ; 1 page in-8 à son

adresse.

150/200

« Je continue à penser à cet article sur le Japon

Entre deux bolchévismes

dont le titre prend actuellement un air de prophétie...

Mais, depuis le triomphe d’Hitler, j’ai dû me consacrer entièrement aux réfugiés, et spécialement aux universitaires d’outre-

Rhin qui se sont spontanément tournés vers moi, comme après les pogroms de 1905 avaient fait les étudiants russes. […] À

force de vivre dans mes textes bouddhiques, j’ai fini par croire à la valeur de la maitrî et de la Karmâ, la bienveillance et la

compassion. Est-ce assez nietzschéen ? Et j’ai fini par croire qu’une vie sauvée vaut mieux qu’une découverte philologique »…

332.

Lamoral I

er

, prince de LIGNE

(1563-1624) diplomate. L.A.S., Arras 31 mai 1619, à M. de Canlers ; 1 page

in‑fol., adresse (lég. taches, feuillet d’adresse incomplet).

150/200

« Je suis esté bien aise de veoir ce gentilhomme, et ce quil m’a dit m’a donné de lapaysement, mais il y a un gentilhomme de

Flandes auquel m’en estant informé, il dit ne les congnestre pour nobles, de sorte que je desire m’en enquerrrir davantage, ce

que je feray a S

t

Omer, la où je seray (dieu aydant) Dimenche soir, pour lendemain me trouver à lentrée de l’Evesque ». Il sera

le lendemain à Nedonchel, et s’arrêtera quelques jours à Saint-Omer, où il prie Canlers de venir « pour my mettre en mains

ceux quy me podront encor assurer de ditte Noblesse, car veu que lon m’en a mis en doutte, cest raison de m’en esclarcyr »....