sciences
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GEOFFROY SAINT-HILAIRE
ÉTIENNE (1772-1844) NATURALISTE.
M
ANUSCRIT
autographe,
Notice sur un
squelette humain retiré d’une momie
égyptienne
, [1826 ?] ; 2 pages oblong
in4 (ratures et corrections, taches
d’encre).
300 / 400 €
Sur l’Égypte.
« Dans la vüe de développer
quelques lumières sur l’histoire des animaux
divinisés en Égypte, je suis allé aussi sou-
vent que les circonstances me l’ont permis,
visiter les grottes sépulcrales de Thèbes et
de Memphis, et chaque fois je trouvais à y
acquérir quelques nouveaux faits, quelques
renseignements de plus sur les mœurs du
peuple le plus ancien dont les annales du
monde fasse mention ». En pénétrant dans
« l’enceinte de ces souterrains […] je me suis
vu entouré d’écrits, de tableaux, d’ustensiles
de toute espèce, et des corps même »…. Au
verso, il reprend : « Il n’est pas de peuple qui
a plus laissé de traces de son excellence que
les anciens Égyptiens : non contents d’avoir
élevé les plus grands monuments qui aient
jamais été construits, ils ont voulu prolonger
leur existence au-delà de la mort et il faut
avouer qu’ils ont en quelque sorte réussi
dans cette étrange entreprise »…
d’ABRANTÉS. Il est honoré de son invita-
tion, et de se savoir invité avec le marquis
de CUSTINE ; il ira lui faire sa cour, « et
compter mes visiteurs. On fait encore
par le monde des
101
[
Paris, ou le Livre
des Cent-et-un
, 1831-1834], et ce bien
misérable miracle a sçu m’y faire suc-
comber. Dans
Paris moderne
, on m’a
gâté dans les art[icles]
Cours publics
et
Institut
: et puis, on veut de moi
Jardin
des Plantes
. Voilà près d’un demi-siècle
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GEOFFROY SAINT-HILAIRE
ÉTIENNE (1772-1844) NATURALISTE.
2 L.A.S.,
Paris
1832-1834 ; 1 page in-4 à
en-tête et vignette
Institut de France.
Académie Royale des Sciences
, et
1 page in-4 avec adresse (rousseurs et
déchirure réparée).
300 / 400 €
17 février 1832
, comme Président de l’Aca-
démie des Sciences, à un ami. « Vous ai-je
compris ? Voilà comme j’ai entendu votre
communication et de quelle manière j’ai pu
y répondre. Veuillez agréer mon discours
ci-joint sur LATREILLE et une dissertation
nouvelle sur la science, dans laquelle je
finis par remercier NAPOLÉON de m’avoir
donné la
croix de soldat
. Pourquoi ? À
bon entendeur, cela suffit »…
1
er
octobre 1834
, à la duchesse
que je laboure dans cette
oasis
à l’instinct
et aux mœurs philosophiques ; j’ai mis le
mot sur chantier ; vous verrez qu’il ne sor-
tira de là qu’un éclopé : je n’y ai apporté
esprit
, que pour avoir fait la bête et pour
n’avoir pas sçu me garer du piège. […] je me
frotte dans cet essai un peu trop contre le
grand quelqu’un
, et je n’y arrive pas après
avoir assez bien traversé le Jourdain de
madame Joséphine »…
841 : Non venu
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