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Guillaume APOLLINAIRE.

Les Mamelles de Tiresias.

Drame surréaliste en deux actes et un prologue avec la

musique de Germaine Albert-Birot et sept dessins hors-texte de Serge Férat.

Paris, Éditions SIC, 1918.

In-12, maroquin à bandes horizontales bicolores vert et citron alternées se poursuivant sur les plats et le dos

lisse, titre mosaïqué en lettres de maroquin blanc et nom de l’auteur en lettres dorées sur pastilles mosaïquées de

maroquin noir sur le premier plat, non rogné, tête dorée, couverture illustrée et dos conservés, étui

(Paul Bonet,

1932 : Desmules, rel. et Jeanne dor.).

Édition originale.

Frontispice et 6 compositions cubistes du peintre Serge Férat, à pleine page.

Un des 4 exemplaires sur japon impérial (nº 3), deuxième papier après deux vieux japon à la forme,

signé par Apollinaire au colophon.

Créé en pleine guerre, le 24 juin 1917, dans une petite salle montmartroise, le “drame surréaliste” déchaîna

le scandale. Forgé par Guillaume Apollinaire, le néologisme apparaît sur la page de titre et il en donne

une définition en préface, remarquant notamment : “Quand l’homme a voulu imiter la marche, il a créé la roue

qui ne ressemble pas à une jambe. Il a fait ainsi du surréalisme sans le savoir” (

Préface

, p. 12).

“On ne peut soutenir la lumière de certains tableaux de

L’Hérésiarque :

celle de la foudre dans

Somon mage

,

le jour cru de Cox City. Le titre du recueil impose, avec quatre ou cinq contes, un bouillant instinct de la

querelle théologique. Mais la grande maîtrise est atteinte dans

Que vlo-ve ?

où le surnaturalisme trouve sa

formule” (André Breton).

Superbe reliure Art Déco de Paul Bonet exécutée pour René Gaffé.