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Second recueil majeur du poète-soldat où apparaissent ses innovations les plus audacieuses.
“Quelques-uns des meilleurs poèmes de guerre, toutes langues confondues, sont réunis dans
ce recueil, à côté d’œuvres expérimentales comme
Les Fenêtres
(proche du cubisme) et
La Jolie
Rousse,
qui étaient très en avance sur leur temps” (Cyril Connolly).
André Breton a salué les “fusées-glaïeuls, éclatements comme des roses de mousseline” de cette
“splendide collection de météores [...]. Cette œuvre, tout en restant dans la tradition populaire
des graffiti, aux confins de l’art d’écrire et de l’art de peindre, inaugure une série d’expériences
[...]. Le poète s’est fait annonciateur.”
Éclatante reliure mosaïquée “lettriste” de Paul Bonet.
(Connolly,
Cent livres-clés de la littérature moderne,
nº 32.)
30 000 / 40 000
€
71
Paul ÉLUARD.
Poèmes pour la paix.
« Monde ébloui. Monde étourdi. »
Mantes, Imprimerie
du Petit Mantais, sans date
[1918].
Plaquette in-12 de (2) ff., demi-chagrin bleu nuit, dos lisse, plats de papier rouge
(Creuzevault).
Édition originale imprimée à Mantes où le poète était mobilisé.
Quatrième livre de Paul Éluard publié à compte d’auteur à quelques centaines d’exemplaires.
Exemplaire sur papier bleu pâle.
Envoi autographe signé :
à Robert Valançay
Paul Éluard
Poète proche du mouvement surréaliste, ami et traducteur attitré de Max Ernst et Hans Arp,
Robert Valançay (né en 1903) devait signer en 1935 le tract collectif
Du temps que les surréalistes
avaient raison
qui marquait la rupture avec le Parti communiste. La plupart de ses poèmes ont
été réunis dans
Mots desserre-freins,
dont chaque section est dédiée à un surréaliste : Bellmer,
Éluard, Arp, Marcel Jean, Picabia. (
Dictionnaire général du Surréalisme et de ses environs,
p. 419.)
Plusieurs ouvrages de la collection de Geneviève et Jean-Paul Kahn lui ont été dédicacés
(cf. nº 82, 208 et 213).
2 000 / 3 000
€
72
Francis PICABIA.
L’îlot du Beau-Séjour dans le canton de Nudité.
Sans lieu
[Lausanne]
, 1918.
Plaquette in-12 de 8 pp., agrafée.
Édition originale tirée à tout petit nombre : c’est la plus rare des plaquettes
publiées par Picabia à Lausanne en 1918.
Elle est dédiée à la princesse Victoria Malcom. Le texte est daté du 23 juin 1918.
“Picabia a été le premier à comprendre que tous les rapprochements de mots sans exception
étaient licites et que leur vertu poétique était d’autant plus grande qu’ils apparaissaient plus
gratuits ou plus irritants à première vue” (André Breton,
Anthologie de l’ humour noir
).
2 000 / 3 000
€




