ADER. Paris. Femmes de lettres et manuscrits autographes - page 212

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361.
JOSÉPHINE
(1761-1814) Impératrice des
Français ; née Tascher de la Pagerie, veuve du
général Alexandre de Beauharnais, et première
femme (1796) de Napoléon I
er
.
Lettre autographe, « ce mardy matin », à une
demoiselle ; 1 page in-12 (petits manques à un coin
et sur un bord, sans toucher le texte). 1 000/1 200
« Mon Sultan [B
ONAPARTE
] est venue me voir hier après
que vous avez été partie, il m’a jettez le mouchoir pour
aujourd’hui et en consequent ma demandé à diner ;
comme un tête à tête comme celui-la, ne doit pas être
interrompu je vous prie de remettre à demain à venir
diner avec moi. J’ai remis votre mémoire et on ma promis
beaucoup. Si vous voulez j’irai vous prendre à six heures
et nous ferons quelques courses ensembles »…
O
N
JOINT
une lettre adressée à « Mademoiselle Polly »
[P
AULY
], 6 août (2 pages et demie in-8, adresse), concernant
une intervention auprès de Madame B[onaparte], pour
lui dire que « tant que je respirerai mon cœur lui portera
tous les sentimens qui lui sont dûs, mais que pour aucun
bien de la terre je ne voudrais la revoir, – que lorsque
je la vis la dernière fois, mentalement je lui avais fait
un dernier adieu, comptant comme vous savez me retirer
à Fontainebleau. […] Dieu vous conserve longtemps [...]
l’amitié de cette admirable femme [...] je vous suplie de
ne pas solliciter M
d
B pour moi, je ne me consolerais pas
de lui occasionner de la part de son mari un moment
d’humeur, le tems lui fera voir qu’il n’avait pas, l’une et
l’autre, de meilleur ami que moi »...
362.
JOSÉPHINE
(1761-1814) Impératrice des Français ; née Tascher de la Pagerie, veuve du général Alexandre de
Beauharnais, et première femme (1796) de Napoléon I
er
.
Lettre autographe signée « Joséphine »,
CORRIGÉE
PAR
N
APOLÉON
avec 20 mots autographes, Paris 22 février [1806], à
« Madame ma sœur » [la Reine C
HARLOTTE DE
W
URTEMBERG
] ; demi-page in-4 (petites fentes réparées au dos, quelques
légères rousseurs ; portrait gravé joint).
5 000/6 000
E
XCEPTIONNELLE
LETTRE
DE
J
OSÉPHINE
CORRIGÉE
PAR
N
APOLÉON
. Ce brouillon, dont Napoléon a revu tous les termes, est destiné
à la Reine C
HARLOTTE
DE
W
URTEMBERG
, femme de l’Électeur Frédéric, devenu Roi de Wurtemberg par la grâce de Napoléon le
26 décembre 1805, et couronné à Stuttgart le 1
er
janvier. Cette lettre témoigne de la visite que le couple impérial fit aux nouveaux
monarques en janvier 1806, sur le chemin de retour de Munich, où ils avaient assisté au mariage d’Eugène de Beauharnais. Elle
laisse présager aussi le mariage du plus jeune frère de l’Empereur, Jérôme, à la fille de Frédéric, Catherine, en août 1807. Napoléon
avait, pour sa part, remercié Frédéric et la Reine dès le 1
er
février, quelques jours après son retour à Paris.
Napoléon a biffé près de la moitié du texte écrit par Joséphine ; les mots de l’Empereur sont en italiques.
« Madame ma sœur, en arrivant à Paris mon premier soin et le plus agréable c’est de vous demander de vos nouvelles. Ma santé
n’a pas été altérée par la route, je desire que la vôtre et celle de sa majesté le Roi de Wurtemberg, ne soit pas moins bonne.
assurer
de mes sentiments que vous m’avez inspirés
. Je garde un souvenir bien vif
doux
des momens que j’ai passés avec vous et je serais
flattée que votre majesté se les rappellât avec autant de plaisir que moi. Je vous prie de faire mes amitiés à la princesse Catherine
et à toute votre famille et de croire aux tendres sentimens
d’estime et d’amitié
que je vous ai voués
que je vous porte
. Votre bonne
sœur Joséphine ».
363.
Thérésa C
ABARRUS
, Madame TALLIEN
(1773-1835) fille du financier Cabarrus, elle fut la femme du conventionnel
Tallien (1794) et l’égérie des Thermidoriens et du Directoire ; maîtresse de Barras puis d’Ouvrard, elle se remaria
(1805) avec le prince de Caraman-Chimay.
Lettre autographe signée « Th. Cabarrus de Caraman », Paris 19 mai 1806 ; 2 pages in-4.
400/500
S
UR
SES
DIFFICULTÉS
FINANCIÈRES
.
« Mon Dieu qu’allons-nous devenir ? Vous partez, vous quittez Florence […] Toutes nos rentrées sont perdues, perdues sans
ressource si vous ne prenez des verges dans l’une et même dans l’autre main – nos affaires ici avoient bien besoin cependant des
succès de celles de Florence – au nom de l’amitié que vous m’avez promis et dont vous m’avez donné tant de preuves. Ecrivez moi
où nous en sommes et ce que nous pouvons espérer dans le cas de votre départ. [...] Je vous renvoie la lettre de crédit qui nous a
été inutile mais nous vous supplions de nous faire parvenir tous les fonds que vous toucherez moins ceux qui seront dus à Rome
et à Gênes »… Elle lui demande une recommandation auprès du cardinal M
AURY
dont la venue est attendue à Paris… S’il passe par
Valence en allant à Madrid, elle aimerait que sa mère « ait aussi le plaisir de vous connaître et de vous remercier »…
O
N
JOINT
une fausse lettre signée « Chimay Caraman ».
Pierre Cornuau
.
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