19
B
eaux
-A
rts
51.
Jules ADLER
(1865-1952). 9 L.A.S., 1930, à Georges
S
auclières
; 17 pages formats divers.
250/300
B
elle
correspondance
du
peintre
au
sujet
du
S
alon
de
la
S
ociété
des
A
rtistes
R
ouennais
.
21 et 23 mars
. Il lui envoie « le
catalogue des tableaux et des dessins que je destine à l’exposition prochaine de Rouen », et va lui envoyer « une épreuve de mon
tableau du salon dernier,
Neige
que vous m’avez demandée pour votre catalogue ». Il s’enquiert de l’assurance pour le transport
des œuvres et lui envoie une photo de son
Café Victor
, etc.
4 avril
. Il lui envoie le plan des panneaux en vue d’une « organisation
harmonieuse de la salle »...
16 avril
. Il annonce son arrivée pour l’ouverture de l’exposition...
8 mai
. Remerciements pour l’envoi
de journaux de Rouen avec le compte-rendu de la conférence et des « échos amicaux de votre exposition »...
26 mai
. Il lui demande
de lui envoyer quelques toiles dont il a besoin pour le Salon des Tuileries, etc.
12 juin
. Il le remercie pour l’envoi d’un mandat, et
l’attend à Paris : « J’aurais aimé vous faire choisir dans ces petits dessins ce qui vous aurait été agréable »...
2 octobre
. Envoi d’un
chèque, « pourcentage convenu de mon tableau du musée »...
52.
Edmond AMAN-JEAN
(1860-1935) peintre. 26 L.A.S., 1907-1913, au critique d’art Achille
S
egard
; environ
51 pages in-8 (mouillures).
300/400
C
orrespondance artistique
et amicale
. Aman-Jean évoque le portrait de Germaine
B
esnard
que souhaite acquérir Segard (1908),
le portrait de Mme Segard pour lequel elle pose, sa collaboration avec la revue
Femina
qui prépare un numéro consacré aux femmes
peintres. Il remercie Segard de ses articles et le félicite pour ses ouvrages, notamment sur la Sicile : « Toute l’étude sur certains
peintres était particulièrement bien venue, le jugement heureux et d’une tout à fait jolie forme. D’ailleurs les pages sur la Sicile,
sur la Beauté Grecque, et ce qui se dégage des pages ; cette sorte de parfum de splendeur antique avec un peu d’obsession de
modernisme, tout cela est d’homme qui pense et d’artiste qui écrit » (avril 1910). Il demande quelques mots pour mettre au début
d’un catalogue (mai 1911) ; il félicite Segard de son article sur les acquisitions récentes du Louvre, et évoque Jules
M
aciet
, le grand
collectionneur et donateur qui vient de mourir : « Je comprends que vous soyez tenté de faire un collectionneur de notre temps,
égal à Sauvageot ou à du Sommerard, incomparable pour ce qui fut de sa générosité, de son goût, et de son indépendance d’esprit
en matière d’Art » (août 1911)… Il évoque aussi son propre travail…
O
n
joint
une lettre de Mme Aman-Jean.
53.
Léon BAKST
(1866-1924) peintre, décorateur des Ballets Russes.
P
hotographie
avec
dédicace
autographe signée, et
L.A.S., Paris 1917-1921, à Robert de
M
ontesquiou
; 18 x 24 cm (quelques rousseurs), et 1 page in-4 à ses chiffre et
adresse.
800/1 000
B
elle
photographie
, avec cette dédicace : « Au comte Robert de Montesquiou Au grand et subtil poète. Hommage d’admiration
et d’amitié sincère. Léon Bakst 1 Sept. 1917 Paris ».
27 avril 1921
. Il n’a pris connaissance de la volumineuse correspondance reçue durant sa maladie que récemment : « En rentrant à
Paris j’ai trouvé un meuble rempli de lettres non décachetées… J’étais si sensible de trouver votre bonne lettre, cher ami si bon et
si dévoué, et je vous en remercie aussi pour les lignes trop élogieuses, que vous aviez voulu imprimer à propos de la
Cléopâtre
de
votre belle amie Ida
R
ubinstein
. Elle m’a dit que vous étiez aussi malade et je ne le savais même pas ! Trouvez donc dans ces lignes
la certitude de ma grande affection et l’admiration, que je vous porte depuis déjà beaucoup d’années »…
54.
André BAUCHANT
(1873-1958). 7 L.A.S.,
Auzouer
(Indre-et-Loire) 1932-1938, [à Maurice
D
elamain
,
des éditions
Stock] ; 9 pages format divers, 5 lettres à son en-tête (marques au crayon rouge).
1 000/1 200
B
elle
correspondance
du
peintre
naïf
à
un
collectionneur
.
3 mars
1932
. Il lui envoie 7 toiles, dont il dresse la liste (1 toile
charentaise distillerie, 1 château des Mureaux et la Mauldre, Cap d’Antibes, fleurs, etc.) avec les prix : « Comme la galerie n’envoie
rien depuis longtemps je me recommande à vous pour tâcher de me trouver des amateurs aux prix indiqués (sous grand silence il ne
faudrait pas que Mme Bucher sache le prix que je fais) ». Il est en train de travailler à de « charmants travaux », bientôt terminés…
11 mars
, il désire savoir si les toiles sont bien arrivées, en bonne condition, et demande son appréciation…
14 mars
, envoi de 6
nouvelles toiles :
Paysage
,
Rencontre, Au bord de la mer, Chasseur de chamois, Scène champêtre
, etc. Il annonce « que j’ai été désigné
pour concourir au Grand prix Goncourt. J’ai accepté. Donc je travaille à 3 grandes toiles »…
18 mars
. Il remercie d’un chèque, et
prie de présenter ses respects à Jarnac… Il expose bientôt « 3 toiles au musée d’Amsterdam et pense avoir à présenter pour le prix
Goncourt 3 bonnes toiles »…
5 avril
. Ses trois toiles sont bientôt terminées : « c’est un travail dur que j’ai entrepris, et je pense
arriver à sortir quelque chose sans précédent »…
22 mai 1934
. Il lui envoie 7 petites toiles, à 150 F en moyenne chaque, pour qu’il
fasse son choix…
28 décembre 1938
. Il vient à Paris pour faire partir sa tapisserie « au Havre et San Francisco où elle sera exposée.
Je retirerai la
Chouette
de la galerie afin qu’elle me serve à différentes expositions ». Cette toile est très demandée, mais il craint de
ne pouvoir « renouveler un tel effort », et préfère la réserver pour Jacques Delamain, qui s’y intéressera sûrement : « Je sais que je
n’ai pas fait plaisir à plusieurs marchands de tableaux […] en disant qu’elle n’était pas à vendre ». Il parle d’autres envois ou reprises
de toiles, de règlements, envoie ses vœux pour 1939, et conclut : « Le temps a été très vif depuis dix jours et je compte aller dans
les coteaux de la forêt de Blois chercher un beau paysage »…




