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299.
[Grèce antique]. Henri Lechat
(Anvilliers-les-Forges, Ardennes 1862/1925), historien d’art,
spécialiste de la sculpture grecque antique, membre de l’École française d’Athènes, professeur à la Faculté
de Lyon.
- 18 L.A.S. d’Henri Lechat principalement à son frère René, écrites durant les dernières années de sa vie (1923-
1925), également 2 brouillons au ministre de l’Instruction publique.
- Correspondance de ses éditeurs : 12 lettres de Payot, 6 lettres de Plon-Nourrit et 13 lettres de Boccard.
- 2 contrats d’édition pour
La Sculpture Grecque
et
L’Enceinte sacrée d’Epidaure
.
- 20 feuilles de situation des ventes de
La Sculpture Grecque
et
L’Enceinte sacrée d’Epidaure
.
- 2 longues lettres de l’épigraphiste Maurice Holleaux (7 pp.).
- 4 exemplaires de la
Revue des Études Anciennes
où sont publiées les
Notes archéologiques
d’Henri Lechat (1911-
1915) + une autre brochure sur les bas-reliefs du musée de Constantinople.
-
Arrêté du maire de Lyon donnant le nom d’Henri Lechat à l’amphithéâtre de l’École nationale des beaux-
arts de Lyon
(1927) + le
Rapport annuel de l’Université de Lyon
comportant un article sur le décès de Lechat.
200 / 300 €
300.
Guerre d’Algérie. Edmond Jouhaud
(1905/1995), l’un des généraux putschistes. 2 lettres
dactylographiées signées avec lignes autographes, au professeur et historien Paul Pédech. En-têtes du
Comité National des Rapatriés et Spoliés. 2 pp. in-folio, février – mars 1972.
Belles lettres sur l’Algérie et l’indemnisation des anciens français d’Algérie. « Le drapeau de notre pays
ne flotte plus sur la quasi-totalité des possessions d’outre-mer qui constituaient l’Empire français
. Il en est
résulté, pour beaucoup de nos compatriotes, des situations particulièrement dramatiques. En Algérie, notamment,
des enlèvements eurent lieu et des familles sont toujours dans l’angoisse, sans nouvelles de leurs « disparus ».
Des
indices, bien faibles toutefois, laisseraient supposer que certains seraient toujours tragiquement emprisonnés
dans des centres clandestins
. Trop de familles doutent de la volonté manifestée par le Gouvernement pour
rechercher ces malheureuses victimes. La perspective d’abandonner l’Algérie a conduit de nombreux Français au
plus douloureux des refus […] ». Un projet de loi a été déposé à l’Assemblée Nationale, mais il attend depuis plus de
deux ans. « A défaut d’indemnisation par les Etats spoliateurs, il importe que soit votée au plus tôt une loi, attendue
depuis plus de dix ans […] ».
Joint :
une liste des personnalités ayant apposé leur signature à l’appel de la conscience nationale.
300 / 400 €
301.
Guerre l’Algérie / Putsch d’Alger
. Commandant Discors. L.A.S. à un ami, 8 pp. in-8. Alger,
10 juin 1958. Note au crayon : « Document capital. A conserver ».
Superbe lettre sur le putsch d’Alger du 13 mai 1958. « Alger a fait « sa Révolution » le 13 mai – et je pourrai
dire « j’y étais »
[…]. Le 13 mai était un mardi – un beau soleil de printemps d’Algérie illuminait la ville – et
échauffait les têtes. L’après-midi tout le monde avait congé pour aller se recueillir aux monuments aux morts en
souvenir des trois soldats français assassinés par les fellaghas en Tunisie. Aucun énervement.
Cependant au début
de l’après-midi, quelques jeunes gens de 15 à 20 ans saccagèrent le centre culturel américain
. Danger nul
– aucun agent en vue – geste ridicule. La foule se porte au monument aux morts (placé sous le Forum). Elle est
très calme. Il n’y a pas un seul musulman [...] ». Il explique l’enchainement des événements qui conduit Massu à
prendre le pouvoir. «
On téléphone aux généraux Salan, Jouhaud, Massu – qui étaient déjà rentrés chez eux.
Ils arrivent affolés, ils pénètrent dans les locaux pour voir des jeunes gens semi inconscients jeter les dossiers
par les fenêtres
[…]. La foule demande : « Massu, Massu ! ». Les généraux, les journalistes se consultent. Enfin,
ils décident de créer un Comité de salut public, dont Massu, si populaire à Alger sera le Président.
Ainsi, cette
révolution a été une surprise totale pour tous. Elle n’a été préparée, ni par les militaires, ni par les civils,
ni par les Français, ni par les musulmans. Les chefs qui se targuent devant l’histoire d’avoir réalisé cette
révolution, ont été portés au pouvoir malgré eux par une foule inconsciente
». Il analyse les conséquences, le
rôle de Soustelle, de Salan, de De Gaulle, etc. « Pour l’instant le général Salan, appuyé par l’armée parfaitement
dévouée, disciplinée, d’une tenue impeccable, aidé par les comités de Salut Public, dirigés par des officiers, est
le seul Patron ici. Heureusement […]. Ces idées sont sans doute personnelles, mais je pense être un observateur
assez objectif. Je dois vous paraître un peu pessimiste. Il n’empêche que je crois fermement que
dans la conjecture
actuelle, seuls, le prestige et l’autorité du général de Gaulle sont susceptibles de nous éviter une horrible lutte
fratricide et de nous sauver de la déchéance totale
. Puisse-t-il obtenir ce miracle […] ».
300 / 400 €




