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302.

Guerres de Vendée / Machecoul.

Manuscrit de 152 pp. in-folio, dérelié, 1792-1797.

Exceptionnel registre de correspondance tenu par le garde magasin des vivres de Machecoul

, de nivôse an 2

à vendémiaire an 7 (fin 1793 – début 1798),

témoignage de premier ordre sur la situation extraordinairement

difficile que traverse le pays, tenaillé entre la guerre civile et la famine qui déciment toute la région

. Machecoul,

ville martyre, qui fut tour à tour prise par les Vendéens et les Républicains, fut l’objet de terribles massacres

perpétrés par l’un et l’autre parti. Tiraillé de toutes parts, le garde-magasin Vedié joue un rôle extraordinairement

important et pourtant absolument impossible : assurer l’approvisionnement en vivres de la ville et de l’armée, jusqu’à

Nantes, alors que les greniers sont vides, les récoltes dérisoires et ses émissaires massacrés par les « Brigands ».

Au citoyen Hetiot, inspecteur principal, 30 messidor an 2. « […]. Si la famine nous pressait d’un côté, les menaces

des généraux nous attaquaient de l’autre. L’activité du commissaire des guerres et l’espoir que tu vollerais à notre

secours, nous a porté aux mesures les plus extraordinaires. Les campagnes ont été fouillées de nouveau ; bled et

farine tout a été enlevé des metayries et des moulins. Cette démarche nous a valû trente quintaux de farine qui ont

servi à faire passer deux mille et quelques cents rations de pain à la colonne. Les magasins de Bourgneuf et Isle

Marat ont été criblés […]. Cette infernale guerre va donc finir en dépit de ceux qui auraient voulu lui donner une

existence éternelle. Il leur reste peut-être encore un espoir de la prolonger, c’est la disette des subsistances.

De mon

côté, j’employerai tous moyens possibles pour leur oter et s’empescher de s’excuser de leur engourdissement

en disant c’est faute de pain que nous n’avons pas agi hier. Et si nous en avions eu, Charrette aurait été

poursuivi et pris et son armée taillée en pièces. Je ne puis te dissimuler que toutes les ressources sont épuisées.

Plus nulle part on ne trouve de bled. Le district sans argent et sans bras ne peut faire la récolte

[…]. Ayant 3

mille hommes à alimenter, ainsi prépare toi encore à des demandes […] ».

Des extraits de ce manuscrit ont été anciennement publiés (coupure jointe).

2 000 / 3 000 €

303.

Haute-Garonne.

Parchemin scellé par un

sceau en cire rouge

(manque la moitié). Toulouse, lundi

avant la St-André 1313.

Vente d’une maison sur un pressoir

. Marion, femme de Berthot, du consentement de son mari, vend à Jourdain et

Michel Sansonnet la futaille, la chappe et la couverture d’une maison qu’elle a sur un treuil (pressoir) qui leur appartient,

et qui est près de son cellier en conservant la jouissance et le libre accès à cette maison sa vie durant. Mais ils pourront

la clore de clef et serrure en lui donnant la clef quand elle y aura affaire. Le prix de 25 sols est payé comptant.

200 / 300 €

304.

Emile Henriot

(1889/1961), romancier et critique littéraire, membre de l’Académie française. 59 L.A.S.,

5 contrats d’édition (

Recherche d’un château perdu, Le Pèlerinage espagnol, Entre deux fleuves, De Turold

à André Chénier, De Lamartine à Valéry

) et 55 doubles de lettres. Lyon et Nesles-la-Vallée, 1941-1952.

Très importante correspondance à son éditeur lyonnais, Lardanchet, accompagnée de toutes les réponses de

ce dernier, en grande partie écrite durant les années de guerre.

La correspondance de Lardanchet est également très intéressante,

témoignage sur la situation de Lyon et l’activité

de la librairie lyonnaise sous l’occupation

. 27 août 1943. « Si je ne vous ai pas écrit plus tôt, c’est […] à cause d’un

évènement grave qui vient de nous arriver et dont mon frère a été la victime. Il m’est impossible de vous expliquer

cela par lettre. Mais mon frère a été pendant longtemps privé de sa liberté et que je n’ai pas eu d’autres soucis que

celui-là. Maintenant que nous respirons un peu, bien que nos désagréments ne soient pas finis,

je me suis remis à

la chasse du papier, car vous savez qu’il ne suffit pas du désir que nous avons de vous publier

[…]. Pour les

attributions régulières de papier, j’en suis encore à attendre l’attribution de juillet. J’ai d’autre part l’obligation de

publier avant votre ouvrage le roman de Lavergne avec qui je suis engagé depuis un an et

un livre de M. Misley

Huddelston intitulé : « Le Mythe de la Liberté » auquel la propagande s’intéresse et pour lequel sans doute

nous aurons quelques kilos de papier

[…] ».

600 / 800 €

305.

Indre

. Correspondance adressée à Jacques Des Gachons (Ardentes, Indre 1868/1945), écrivain, auteur de

romans populaires. Une quinzaine de lettres.

Paul et Victor Margueritte, Etienne Gilson, Georges Kerbrat, etc.

30 / 50 €

306.

Indre-et-Loire.

Grand parchemin du 15 août 1579. 37 x 47 cm.

Vente du moulin de Grenouilleau à Neuillé-le-Lierre, près de Château-Renault, sur la rivière de Brenne.

200 / 300 €

307.

Italie. Carlo Alfieri di Sostegno

(Turin 1827/Florence 1897), patriote et homme politique italien.

23 L.A.S. à Juliette Adam

, formant

145 pp.

in-8 et in-4. Florence et Rome, 1880-1889. En-têtes.

Très belle et longue correspondance.

300 / 400 €