1. [ACADEMIE]. 2 documents
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Etat de distribution des jetons à MM. les membres
de l’Académie française
pendant le mois de septem-
bre 1849, portant les signatures autographes de Ville-
main, Droz, Cousin, Salvandy, Dupaty, Ancelot, Pingard
comme fondé de pouvoir pour Ste-Beuve, Mérimée,
etc. (1 pp. in-folio).
Joint
un état pour l’Institut en prai-
rial et messidor, sous le Consulat, avec les signatures
de Sélis, Silvestre-Sacy, Corvisart, Bouchaud, Bosquil-
lon, Lefevre-Gineau, Mauduit, Darcet, etc.
2. Jean ANOUILH.
1910-1987. Ecrivain.
L.A.S. à son cher Maurice Escande.
13 mars 1963. 1
pp. in-4.
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Lettre de protestation du dramaturge qui est ré-
volté contre ce qu’il nomme la violence d’Etat, au
moment où eut lieu l’exécution de Bastien-Thiry,
l’auteur de l’attentat du Petit-Clamart ;
(…) Ce n’est
pas la page théâtrale des journaux de ce jour là qui m’a
amené à prendre cette décision. Procurez-vous n’im-
porte quelle exemplaire d’un quotidien (…) et vous ver-
rez que le 11 mars 1963 il s’est passé le matin quelque
chose qui m’interdit – étant donné l’idée que je m’obs-
tine à me faire de l’honneur – sans rapport (…) avec
l’Etat. Je ne saurais donner une fête dans un théâtre
d’Etat, recevoir des émoluements de metteur en
scène d’un théâtre d’Etat et risquer le jour du gala de
rencontrer un ministre, ou pire, au coin d’un couloir
(…). Il le regrette pour ses amis Escande, Hirsch,
Charron…
3. François ARAGO.
1786-1853. Astronome, homme
politique.
P.A.
S.l.n.d. 3 pp. bi-feuillet in-4, ratures et
corrections, encre marquée.
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Note de travail sur la « réfraction terrestre » ;
Dans
le calcul des observations géodésiques, on suppose
que la courbe concave vers la terre, qu’un rayon de lu-
mière parcourt en allant d’une station à l’autre, est un
arc de grand cercle. Il facile de voir que dans cette hy-
pothèse, l’effet de la réfraction terrestre doit être pro-
portionnel à l’angle que forment entr’elles les
verticales des deux stations (…). L’observation n’a plus
alors à déterminer que le nombre fractionnaire par le-
quel cet arc doit être multiplié et qu’on est convenu
d’appeler le coefficient de la réfraction (…). Il reprend
les mesures de Coraboeuf dans la mesure du parallèle
le long des Pyrénées de Perpignan au pic du Midi en
passant par le Canigou et le Col Rouge et tire ses
conclusions sur le niveau de coefficient mesuré par De-
lambre.
4. Emmanuel ARAGO.
1812-1896. Homme politique.
L.A.S. à son père François.
Fauguerolles, 8 août
(1850). 5 pp. in-8.
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Sur son mariage avec Catherine Lovely-Renol-For-
ger ;
il fait part de l’enthousiasme de son frère Alfred
lors de son séjour à Fauguerolles ; (…) Il t’a écrit
chaque jour sous mes yeux et t’a donné tous les dé-
tails des ovations cordiales dont la population tout en-
tière du beau pays de Lot et Garonne m’a si vivement
entouré au jour de mon mariage, au jour cent fois heu-
reux où j’ai pris par la main ma femme, en la nommant
ta fille, la plus adorable personne à laquelle un homme
de cœur puisse consacrer sa vie (…). Il poursuit à pro-
pos de sa belle famille, du regret que son père n’ait pu
assister aux cérémonies, etc.
5. Etienne ARAGO.
1802-1892. Homme politique.
4 L.A.S. et 3 L.S.
1832 et mars-juin 1848. 5 pp. in-8, 4
pp. in-4, dont en-tête de l’administration des Postes,
adresses.
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Lettre relative à l’affaire Guizy, malfaiteur qui signait
“élève de Victor Hugo”, se faisant passer pour un Bo-
napartiste. Pendant la Révolution de 1848, lettre de re-
commandation comme directeur de l’administration
des Postes.
Joint
2 lettres au crayon de Jacques
Arago, écrivain voyageur, frère d’Etienne, devenu aveu-
gle au moment où il écrit.
6. Gaston BACHELARD.
1884-1962. Ecrivain philo-
sophe.
L.A.S. à Joseph Delteil.
Paris, 8 février 1960.
3 pp. in-8, accompagnée de son enveloppe timbrée.
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A propos de St-François d’Assise, le dernier ou-
vrage de Delteil :
Quel livre ! Quelle vie ! Quelle joie
vous avez d’écrire, si lourdeau qu’on soit, il faut, vous
croire, vous suivre (…). Alors, vous l’avez vu vôtre
François, dans vos vignes ? Les Vignes, voilà le Paradi.
Mes grands pères avaient des vignes, mon père avait
des vignes. J’avais une vigne. Et puis en 1920, j’ai étu-
dié la philosophie (…). Et je vous lis, et je vous lis. Du
fond de mon réduit parisien, je rêve à ce qui aurait pu
être à toute une vie où l’on ne lit des livres qu’après
avoir marché dans les champs (…). P.129, j’ai eu le
souffle coupé (…). Vous feriez de l’eau pur au sortir du
moulin d’une riche meunière (…). Il y a tellement de
vie que les sacrifices ne sont plus des drames (…). Si
j’étais quelque docteur dans un hôpital de votre Car-
cassone (Vous êtes de ce pays qui sonne, je crois) je
ferai lire votre livre par toute la chambrée des asthma-
tiques. Et tous ces enfumés connaîtraient le spectacle
du Saint-François de Joseph Delteil (…).
AUTOGRAPHES & MANUSCRITS
Jeudi 6 novembre 2014
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