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Jeudi 6 novembre 2014
7. [Jean-André et Odillon BARROT]. 15 documents.
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Minutes d’un mémoire politique et plusieurs notes, ré-
digés au début de l’Empire, par Jean-André Barrot
(1753-1845), député conventionnel de la Lozère, se jus-
tifiant de sa politique sous la Révolution, détaillant et
retranscrivant ses prises de position lors du procès de
Louis XVI ; il y vota la réclusion puis le bannissement
après la guerre, ne votant pas la mort du Roi (23 pp. in-
8 sur papier de remploi avec adresse à son nom, nbses
ratures et corrections, ajouts en marge).
Joint
4 pla-
quettes imprimées : - Opinion (…) sur la résolution (…
) relative à la garantie de la liberté publique, Imprimerie
nat., an VII. (15 pp. ; mouillure). Opinion (…) sur la ré-
solution relative à la création et à l’organisation d’une
marine auxiliaire, Imprimerie nat., an VIII. (22 pp.) - Ré-
ponse à un pamphlet ayant pour titre « Extrait du Pro-
cès de Louis XVI, distribué aux membres du collège
électoral de Mende, présidé par M. Barrot, le 14
août1815 (…). A Mende, Chez Ignon, 1815. 6 pp. in-8 ;
- Motifs proposé par M. Barrot pour précéder le projet
de résolution présenté par le Mal de camp Augier (…
), Maquart, 1815. 4 pp. (froissées).
Joint :
2 lettres aut. de Jean-André Barrot à M. Chas,
avocat au Parlement, relatives à une affaire en juge-
ment en Lozère en 1786 (6 pp. in-4, adresses).
Joint :
3 lettres aut. d’Odillon Barrot (1791-1873),
homme politique, fils du conventionnel (4 pp. in-8,
adresses) ; Joint un opuscule biographique d’Odillon
Barrot par Eugène de Mirecourt (91 pp. in-16, défr.).
8. François-Régis BASTIDE.
1926-1996. Ecrivain, ani-
mateur radio.
L.A.S. (à Maurice Martin du Gard).
Brie-Comte-Robert, octobre 1960. 2 pp. in-4.
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Il le remercie pour l’envoie du deuxième tome des
« Mémorables » ;
Je suis actuellement retiré en Brie
pour pondre ; je cuisine, je mange, je digère, j’écris
seul. Parfois au soleil en croquant des noix, je me jette
sur vos souvenirs (…). Il aimerait bavarder avec lui de
France, Montherlant, St-Simon. Voyez-vous (…) à vous
lire, on est prit d’une extraordinaire nostalgie (…). Nous
n’avons plus qu’une vie à manifester (…). Il aurait aimé
parlé longuement de son livre à la radio mais l’émission
n’a pu être diffusée ; Nous citions madame de Beau-
voir. Du moins, 400 personnes nous ont, au théâtre,
entendus. Vous dites quelques part que le mémoria-
liste est un coureur de fond. Il me semble avoir com-
paré Saint-Simon (…). Ce que vous faites pour moi,
c’est une nuit mêlée, ralentie parfois, accélérée le plus
souvent, de 400 métiers. Vous prenez des visages,
vous débordez dans la ligne opposée, vous visez tou-
jours le fil, et vous le déchirez souvent. Enfin (…) je
n’ai pas l’habitude d’écrire aux dinés, et c’est ridicule
cette lettre. Il fait nuit, il me semble que vous visitez
Versailles (…). Etc.
9. Lucien BECKER.
1911-1984. Ecrivain poète, ami de
Senghor.
Poème aut. signé.
S.l.n.d. 1 pp. in-4.
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Poème en prose intitulé « Chaque Jour » ; Au-dessus
de la terre, il y a une chambre / où la solitude et le pa-
pier peint sont éternels (…). La voix n’a plus d’ombre,
ni de retard / Et monte comme une lame ensanglantée
/ de la terre entr’ouverte par le ciel.
10. Jean-Joseph BENJAMIN-CONSTANT.
1845-
1902. Peintre
3 L.A.S. à son frère et son épouse.
Lon-
dres, Paris, 1891. 12 pp. in-8 et in-12, en-tête en coin
du Blenheim Palace et de Savoy Hôtel.
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Constant regrette de ne les avoir pas vus à St-Cloud
avec Madeleine avant son départ pour Londres ; Quand
je pars pour Londres, je ne sais jamais le temps que
j’y resterai. Je suis ici dans un palais de roi, avec du
beau monde, ayant le bonheur d’avoir de l’argent et de
ne pas être obligé de le gagner !
Mais j’ai déjà tra-
vaillé et bien ! et demain, je finirai le portrait de la
duchesse. J’ai une seconde toile toute prête soit
pour son amie Mad. Becket, doit pour elle-même
avec ses enfants (…). Il évoque l’anniversaire de la
mort de son fils
et espère pouvoir aller porter
quelques fleurs ; à ce fils que je n’ai plus et que j’aimais
tant ! Pauvre Emmanuel ! Il aurait tant aimé de vivre
et de vivre dans mes succès en attendant les siens (…
). Il demande d’aller fleurir sa tombe pour lui, adressant
son affection pour son fils cadet André. Joint une lettre
de famille annonçant le départ de ses enfants pour re-
joindre leur cousin en Suisse.
11. Jean-Joseph BENJAMIN-CONSTANT.
1845-
1902. Artiste peintre.
L.A.S. à son cher compatriote.
S.l.n.d. (circa 1895). 1 pp. in-folio, ratures.
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Brouillon d’une adresse de l’artiste s’excusant de
ne pouvoir venir au banquet des Toulousains ;
Il faut
croyez-le bien que mon docteur m’est trouvé encore
trop fragile pour m’empêcher d’être ce soir avec vous
tous (…) pour m’empêcher d’être aux côtés du vaillant
ministre Georges Leygues, des deux présidents de
l’Académie des Beaux-Arts, Jean-Paul Laurens et Mar-
queste et de mon ami d’enfance le lieutenant-colonel
Delort (…). Quelle tristesse pour moi de ne pouvoir
être à ce banquet toulousain de Paris, pour y boire à la
gloire de Toulouse, ce pays d’artistes jamais éteint (…
). Il évoque un épisode de jeunesse avec le ministre
Leygues avant de terminer ; J’aurais voulu chanter la
Toulousaine !! A une autre fois !