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477

477*.

Jean SÉNAC

(1926-1973) poète algérien. L.A.S. « Jean », Paris 1

er

-13 février 1962, à Francis Druart ; 7 pages in-4.

Intéressante et longue lettre sur son dernier recueil

M

atinale

de

mon

peuple

, son existence difficile, les événements

d’Algérie et le massacre de Charonne (8 février).

Il s’est démené pour organiser la signature de

Matinale de mon peuple

, qui promet d’être une belle manifestation : « Tous les amis seront

là (et puis, des tas de “célébrités” des lettres, du journalisme du théâtre, de la peinture, de la musique, de la ... politique). L’essentiel est

que la voix de mon peuple exemplaire passe. La presse jusqu’ici enthousiaste. Très belles lettres de Jules Roy, Mauriac, d’inconnus »... Il

a aussi de nombreuses lectures « et même à la Sorbonne (Ouê ! ô curieuse et paradoxale France ! dame-Janus !) », au Vieux-Colombier,

pour des étudiants Nord-africains, etc. Il travaille beaucoup mais ne gagne rien : « Me revoilà, ici, le tapeur errant, dormant à droite

ou à gauche, bouffant tant bien que mal, et tendu vers cette paix qui semble proche »... Il reprend sa lettre le 13 février. Après une

signature formidable, le marasme est revenu, jusqu’au dégoût : « À Paris, massacres et sursauts. La fin ? Le début ? La paix ? [...] Écœuré

de beaucoup de choses, et surtout de moi, sur ce volcan, avec mes grandes phrases, mes beaux espoirs »... Il va tout à l’heure aux obsèques

des « victimes de l’OAS et du gouvernement. [...] Pour croire encore à quelque chose. Pour ne pas sombrer dans l’incohérence, le

désarroi. Je n’écris même plus ». Il n’arrive pas à finir son roman et espère bientôt pouvoir partir : « Revoir enfin Alger. Peut-être là-bas

je pourrais retrouver ma force, la joie. Et pourtant ici, quelles séductions constantes : une jeunesse belle, sympathique, multiple. Tout à

portée de la main, de la queue. Mais à portée du cœur, de l’âme ? Pas grand-chose »... Mais il croit encore « au pouvoir de la Révolution,

au bonheur. Pour tous, avec tous »… Il parle encore d’une gravure que veut tirer Pierre Omcikous, de son « grand bouquin de luxe avec

[Abdallah] Benanteur (25 eaux-fortes, grand papier, grand format) », et des négociations avec Feltrinelli...

600/700

Voir la reproduction.

478*.

Paul SIGNAC

(1863-1935). L.A.S., 2 janvier 1932, à Rodolphe Darzens ; 2 pages in-8 à en-tête de la

Société des Artistes Indépendants

.

Il demande « 3 places (3, car j’ai une fille de 20 ans… oui, mon vieux, … et peintre) pour la pièce de Shaw ». Il a rencontré Augustin

Hamon : « Darzens, Hamon, Signac, les trois Burgraves gna ! Et j’évoquais ces jours ci à La Pléiade, ton logis de la rue Richelieu, et aussi

les marronniers verts et roses des réunions dominicales dans le parc de Neuilly »…

200/250

479*.

SPECTACLE et MUSIQUE

. 30 lettres ou pièces, la plupart L.A.S. à René Druart.

Raymond Bernard, Théodore Botrel, Victor Boucher, Jules Danbé, Eugène Grassi (13, et doc. joints), Jacques Hébertot, Léon Kartun,

Nyota-Nyoka, Léon Poirier, René Pradère-Niquet (7).

Plus un manuscrit autographe signé d’Enguerrand Homps,

La Star au village

, opérette en 3 actes.

200/250