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473*.

Edmond ROSTAND

(1868-1918) L.A.S.,

Arnaga

[1913], à un « cher confrère » ; 1 page et quart in-8 à son adresse.

Au sujet de l’inauguration du monument à Jules Renard à Chitry-les-Mines (6 octobre 1913). Il aurait beaucoup aimé aller à Chitry-

les-Mines, « si je n’étais engagé à livrer un travail que ma santé m’a fait remettre, de sorte que je suis en retard, et que je n’ai pas le droit

malheureusement d’en distraire une minute ». Il ne peut absolument pas trouver le temps « d’écrire sur Jules Renard ce qu’exige mon

admiration et mon amitié. J’ai promis de parler de lui, et l’occasion se représentera. [...] Il sied du reste qu’à Chitry l’éloge littéraire soit

prononcé par un membre de l’académie des Goncourt. J’espère dédommager Madame Jules Renard – puisqu’elle a la bonté de tenir à des

paroles de moi sur une mémoire qui n’a besoin de rien ! – et je le ferai de tout mon cœur »...

On joint une L.A.S. de Rosemonde Rostand évoquant la première de

Chantecler

, et une L.A.S. de leur fils Maurice Rostand. 300/400

Voir la reproduction.

474*.

Théodore ROUSSEAU

(1812-1867). L.A.S., [1859 ?, à Paul Tesse, inspecteur au Chemin de fer du Nord] ; 1 page in-8.

Au sujet d’un tableau de son ami Jean-François Millet. « Millet a beaucoup avancé votre tableau, il aurait besoin du cadre et il vous

prie de vouloir bien le commander de suite ». Il en donne les mesures, auxquelles Millet tient « rigoureusement ». Il est encore à Paris :

« il y a à Chailly et à Barbizon la fièvre typhoïde et j’ai craint pour ma femme qui était encore faible »... [Les dimensions correspondent

au tableau

La Charité

du Musée de Cherbourg, commandé à Millet par le collectionneur Paul Tesse, qui posséda aussi, outre des tableaux

de Théodore Rousseau,

L’Angélus

et la grande

Bergère

du Musée d’Orsay.]

400/500

Voir la reproduction.

475*.

SAVANTS

. 30 lettres ou pièces, la plupart L.A.S., de médecins, scientifiques, archéologues et érudits.

Paul Appell, Étienne d’Archiac (3), Édouard Branly (5, une incomplète), Marcel Dubois (4), Barr Ferree (10 l.s., et portrait signé),

Jacob-Kolb, Étienne Lancereaux, Hector Landouzy, Paul Lapie, Paulin et Gaston Paris…

150/200

476*.

Marcel SCHWOB

(1867-1905). L.A.S., Paris mercredi [1889], à Rachilde ; 4 pages oblong in-12.

Magnifique lettre sur

M

onsieur

V

énus

. Il reconnaît qu’il a été terriblement mystifié, malgré la préface de Barrès qui l’avait mis

en garde : «

Monsieur Vénus

– vous savez que ce n’est pas un livre compromettant – mais affreusement dangereux. Il est vraiment trop

séduisant, votre jeune homme, avec sa dorure de soleil sur la peau, son cou et ses mollets. Je m’arrête pour ne pas dire de sottises. Je

ne déteste pas Raoule mais j’aime mieux Jacques – ce qui est affreux et contraire à la morale. [...] votre livre est un chef d’œuvre de

perversité tentante [...]. C’est un grand mystère de cœur et de chair – et comme tous les mystères, on le désire beaucoup et on ne s’en

lasse point. Ce livre m’a compromis vis-à-vis de moi-même au point que ce brave de Raittolbe m’est bien insupportable [...] Je crois

que je couperai dans le livre les pages où il est question de lui – afin de pouvoir le relire avec toujours le même charme. Pourquoi cet

abominable individu braque-t-il un revolver sur Jacques qui devait être si adorable en femme ? [....] Mais voilà une lettre inconvenante

au plus haut point. Vous voudrez bien vous souvenir que je parle à l’auteur de

Monsieur Vénus

et qu’il faut aussi que vous portiez la peine

de m’avoir mystifié par un supplice de Tantale »...

On joint une L.A.S., 28 décembre 1904 (demi-page in-8) : « J’ai oublié parmi les femmes auteurs de nommer et de dire que j’admire –

Mme Rachilde – et n’oubliez pas aussi Léon Bloy et Laurent Tailhade, deux puissants satiriques et magiciens du verbe »... 300/400