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466*.

POLITIQUE

. Environ 30 lettres ou pièces, la plupart

L.A.S., d’hommes politiques et d’avocats (plus qqs cartes de

visite).

Léon Barthou, Georges Benoit-Lévy, Léon Bourgeois,

Gustave Chaix d’Est-Ange (4), Georges Clemenceau,

Eugène Courmeaux, Charles Delacroix (à Mangourit, 1796),

Charles Deloncle, Henri Galli, Lucien Hubert, G. Huisman,

Fernand Labori (2), André Lebon, Philippe comte de Paris

(1884), Georges Prade, Edmond Rousse, Jules Simon, Paul

Strauss, Albert Thomas, etc. On joint divers documents,

dont les mss de 2 saynètes sur le retour des cendres de

Napoléon et le peuplier de la Liberté en 1848, une photo du

baron de Charrette, etc.

200/250

467*.

Marcel PROUST

(1871-1922). L.A.S. « Marcel », [31

janvier 1912 ?, à Albert Nahmias] ; 1 page in-8.

Lettre inédite. « Mon petit Albert J’ai un immense service

à vous demander, et qui d’ailleurs par certains côtés pourra

vous être, peut-être agréable. Mais c’est excessivement pressé

car je n’ai pas dormi depuis bien des nuits et dans une heure je

ne pourrai plus dire un mot. Donc soyez gentil habillez-vous

et venez, tâchez d’être avant 8 heures chez moi »... Il ajoute

cela n’a aucun rapport avec « le mot que Nicolas [Cottin,

domestique des Proust] vous a envoyé pour vous demander

ce que je devais pour la liquidation »...

1.000/1.500

Voir la reproduction.

468*.

Marguerite Eymery, dite RACHILDE

(1860-1953). 2

manuscrits autographes signés,

L’Écornifleur

et

Le Temps

ironique

, et 3 L.A.S., 1888-1911 ; 4 et 2 pages petit in-4

montées sur onglets et reliées en un volume demi-percaline

bleue, et 6 pages in-8.

L’Écornifleur

, article sur le roman de Jules Renard (1892),

rapprochant les meneurs d’idées des temps modernes – dont

Renard – des meneurs de loups du Moyen Âge. « Si je

n’étais l’un des plus anciens camarades de Jules Renard, je

voudrais être son ennemi pour pouvoir, d’une acerbe façon,

dire tout le bien que j’ai à dire de lui, et il me plairait de

mettre ce jeune dompteur de fauves cérébralités en présence

de son œuvre à faire et de l’œuvre

qu’il fera

»... Elle résume

la donnée de ce roman d’« un honnête garçon d’écrivain »,

qui jette des lumières sur « la manœuvre des bas instincts

journaliers » ; le style en est « net, uni, froid [...], je dirais

qu’il est

automatique

»... –

Le Temps ironique

, dédié à

Alfred Valette, est un conte mettant en scène un voyageur

français dans une capitale très lointaine, qui découvre ce que

c’est que de vivre dans un pays où l’heure est respectée très

précisément, et sonnée partout, simultanément...

[16 janvier 1888]

, à Oscar Méténier, demande de place

pour une représentation...

Jeudi [1890 ?]

, à l’éditeur Léon

Genonceaux, au sujet de Jean Lorrain, « ce grand fou »,

qu’elle ne connaît et ne veut connaître qu’en camarade.

« Tâchez de rester dans les bornes strictes du droit pour ce

procès [...] de toutes façons

n’allez jamais lui dire

ce que vous

savez vous-même. Il vaut toujours mieux être victime que de

toucher à de la boue »... Elle donne raison à Lorrain à propos

de la « perversion brutale » de

Satane

[de Sophie Harley],

« purement sale et

pas littéraire

»...

19 décembre 1911

, à

Octave Uzanne, à propos du compositeur Jean Poueigh :

« il n’est pas

exécutant

et je le crois très paralysé par une

timidité inavouée. Enfin, l’œuvre ne peut pas être médiocre,

voilà ce que je crois car toute ignorante de la musique que

je puis être je sens une puissance réelle dans ce qu’elle

contient »...

300/400

Voir la reproduction.