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444*.

Francis JAMMES

(1868-1938). L.A.S., Orthez 13 février 1913, à René Druart à Reims ; 1 page et demie in-fol., enveloppe.

Belle lettre remerciant le jeune poète pour l’envoi de ses vers et de ses poèmes en prose : « Cette note si délicate et parfois si

harmonieuse ne la développez point dans un sens purement individuel ; mais chantez aussi ce que vous devez faire et [...] trempez l’acier

de cette plume que vous avez chantée dans ce fleuve qui vous doit apporter ces bois et ces matériaux qui certes doivent receler de la

poésie. Si votre intention est de poursuivre la carrière poétique (la plus terrible, la plus douloureuse dans un sens, la plus dangereuse

qui soit) faites en sorte de vous fortifier par cette vie même que vous semblez redouter. Rimbaud fut bien marchand ! ». Il lui conseille

de se marier, et ajoute que « dans la pratique du Catholicisme réside la vérité, la force morale, le moyen qui vous est donné de vous

perfectionner dans le sens qui sera le vôtre »...

200/250

445*.

Pierre-Jean JOUVE

(1887-1976). L.A.S., Genève 14 novembre 1917, à Édouard Dujardin ; 2 pages in-4 (petits trous en haut et en

bas sans toucher le texte).

Belle lettre expliquant les raisons qui l’ont poussé à ne pas participer à la manifestation artistique d’hommage à Mallarmé. Tout

d’abord, son beau-père a été blessé aux « terribles combats de l’Aine », et ils ont été sans nouvelles, en grande inquiétude, à cause de la

fermeture de la frontière. Mais son absence est surtout due à ses principes : « l’art mallarméen – dont je fus jadis le partisan [...] me semble

aujourd’hui une des erreurs esthétiques et morales fondamentales, complices involontaires d’une société de violence. Et à la vérité c’est

une convergence de ces deux raisons, – le rapprochement entre un sentiment aigu de la guerre et mes idées présentes sur l’art – qui m’a

imposé de rester chez moi. Je suis, ces temps-ci, comme un écorché ; la laideur et la souffrance du temps me portent toujours moins à

la philosophie ». Il a voulu montrer par ce geste « que l’art esthète et l’art marchand se retrouvent, qu’elles le veuillent ou non, dans la

même besogne d’anesthésie sociale. Mais je n’entends rien élever contre votre très belle œuvre des

Cahiers idéalistes

, et tout ce que vous

y publiez de beau »...

300/400

446*.

Gustave KAHN

(1859-1936). Manuscrit autographe signé,

Art

, [1927] ; 10 pages et demie in-8.

Chronique d’art pour la « Revue de la quinzaine » du

Mercure de France

du 1

er

juillet 1927. Kahn passe en revue l’exposition d’une

vingtaine de toiles de C.J. Maks principalement consacrées au cirque et au spectacle, à la galerie Durand-Ruel, soulignant les jeux

de lumière de ce « très beau peintre moderniste », puis celle de cent toiles d’Othon Friesz, à la galerie Granoff, se félicitant de son

« heureux retour à la richesse rationnelle de la polychromie »... Il évoque brièvement Bibal, « bon peinture du pays basque », et Gaston

de Villers, puis fait l’éloge du « petit livre fort bien fait » que François Fosca a consacré à Claude Monet : « il pose le problème de la

peinture actuelle et de ses directions diverses »... Enfin il signale l’étude de Georges Lecomte sur Raffaëlli, ce « maître du vérisme »...

On joint 2 L.A.S.

200/250

447*.

Moïse KISLING

(1891-1953). L.A.S., Brigneau en Moëlan (Finistère) 19 août 1919, à un ami ; 1 page in-4.

Amusante lettre de Bretagne. « Mon vieux, Alors quoi ! Tu grilles ? Que deviens-tu ? Que fais-tu ? Toujours mal avec tout le monde ? ».

Il lui demande de ses nouvelles, ainsi que de sa femme. « Quant à moi tout va bien, je bois du cidre qui me fait mal au ventre. Teserre

bienlamain »...

200/300

448*.

Tristan KLINGSOR

(1874-1966). Poème autographe signé,

Pour le Tombeau d’Édouard Dubus,

[1895] ; 1 page in-8.

Beau sonnet en hommage à Édouard Dubus (1864-1895), publié dans le numéro d’août 1895 du

Mercure de France

, après la mort

tragique du jeune « pauvre poète aimé ». Le manuscrit a servi à l’impression :

« Tes cent violons mignons aux mignonnes rondes

vont-ils jouer encor si le soir agonise »...

200/250

449*.

Valery LARBAUD

(1881-1957). L.A.S., Paris 27 avril 1934, [à Henri Marchand] ; 1 page et demie in-8 à son adresse

71 rue du

Cardinal Lemoine V

e

.

Sur leur collaboration pour la traduction de

La Moglie del Sardo

de Gianna Manzini, pour la

Nouvelle Revue Française

. Il lui envoie

la copie de sa traduction, et une autre à Jean Paulhan « en lui disant que c’est à vous qu’il devra envoyer les épreuves. Mais vous pouvez

dès à présent faire sur cette copie les corrections qui vous paraîtront nécessaires, et alors vous lui enverriez votre copie, d’après laquelle

on imprimerait. Je suis très sensible à l’honneur que vous me faites en m’autorisant à signer avec vous cette traduction qui vous doit

certainement encore beaucoup plus qu’à moi »...

250/300

450*.

LITTÉRATURE

. 55 lettres ou pièces, la plupart L.A.S. du XIX

e

siècle.

Edmond About, Alphonse Allais (à Paul Escudier), François Andrieux (à Julien Boilly), Henry Becque, Pierre-Jean de Béranger (à Jules

Vernier), Gaston Boissier, Fernand Brunetière, Henri Cazalis, Alexandre Chatrian, Jules Claretie, François Coppée (ms

Les Propos du

Père Coin-de-Rue

), Léon Dierx, Jean Dolent, Émile Erckmann, Ferdinand Fabre (à J. Vernier), Émile Faguet (ms

Les Suiveurs

), Augustin

Filon, Émile Gebhart, Stanislas de Guaita (au colonel de Rochas), Ludovic Halévy, José-Maria de Heredia, Eugène Labiche, Félicité de

Lamennais, Raymond de La Tailhède (à Pol Neveux, plus plaquette dédic.), Jules Lemaitre, Camille Lemonnier, Charles Loriquet (à

Poulet-Malassis), Pierre Louÿs, Paul Mariéton, Catulle Mendès, Alfred Mézières, René de Pont-Jest, Georges de Porto-Riche, Hugues

Rebell (à Paul Redonnel), Henri Rivière, Édouard Rod (à Edmund Gosse), Georges Rodenbach (à Massenet), Maurice Rollinat (à G.

Geffroy), Victorien Sardou, Armand Silvestre (à J. Catulle-Mendès), Laurent Tailhade (3), baron Taylor, André Theuriet, Auguste

Vacquerie (à Judith Gautier), Jules Vallès, Gabriel Vicaire, E.M. de Vogüé.

500/600

451*.

LITTÉRATURE A-H

. Environ 95 lettres, la plupart L.A.S., plusieurs adressées à René Druart.

Paul Acker, Paul Adam, Jean Aicard, Jean Ajalbert (à Renée Dunan), Marcel Arland, Henri Bachelin, André Baillon (à Franz Hellens),

Maurice Barrès (au duc de La Salle de Rochemaure), Henry Bataille, René Bazin, Joseph Bédier, René Benjamin, Pierre Benoit, Émile

Bergerat, Tristan Bernard, Henry Bordeaux, Élémir Bourges, René Boylesve, Charles Braibant (12), Adolphe Brisson, Alfred Capus

(à F. Samuel), Louis Chadourne, Charles-Brun, Romain Coolus, Francis de Croisset, François de Curel, Léon Daudet (à F. Chevassu),

Ernest Delahaye, Hugues Delorme (à O. Méténier), Tristan Derème (3), Lucien Descaves (4), André Dhôtel, Fernand Divoire, Maurice

Donnay, Roland Dorgelès (à L. Corpechot), René Doumic, Georges Duhamel, Louis Dumur, Henri Duvernois (à A. Beaunier), Marc

Elder, Claude Farrère, Félix Fénéon (à P. Dauze), Léon Frapié (à Renée Dunan), Stanislas Fumet, A.M. Gossez (11), Fernand Gregh,

Paul Guth, André Hallays, Edmond Haraucourt, Léon Hennique, Paul Hervieu, Émile Hinzelin, Jules Huret, etc.

300/400