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39
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426*.
Victor Eugène Géruzez dit CRAFTY
(1840-1906) dessinateur humoriste. L.A.S., octobre 1862, [à son ami Camille Pauffin à
Charleville] ; 2 pages in-8 à son chiffre.
Amusante lettre en deux parties, la première en pastiche, signée « Le Caporal aux Gardes, Justin
»
, à l’orthographe catastrophique,
expliquant que « le service n’attand pas – je suis donques obligeai de renoncer à celui de vous allez voir à votre casernement »... Sur la
2
e
page, « Victor Géruzez » regrette de ne pouvoir se rendre à l’invitation de son ami...
150/200
427*.
René CREVEL
(1900-1935). L.A.S., Paris mercredi 5 [juin 1918], à René Druart ; 1 page in-8, enveloppe.
Rare lettre de jeunesse. Il reçoit seulement ses deux lettres. « Je ne suis pas étonné qu’un homme de lettres soit en froid avec les
chiffres ! (d’où sans doute l’erreur de numéro). Mais nous sommes gens de revues (sans jeu de mot), et nous aurons le plaisir de nous
rencontrer à votre retour. Le Journal de mon ami s’appellera
Monsieur
, si comme je le souhaite son entreprise réussit »… 300/400
428*.
critiques d’art
. 36 lettres ou pièces, la plupart L.A.S. à René Druart.
Philippe Burty (à Léon Cladel), Armand Dayot, Louis Dimier (à Morin-Jean), John Grand-Carteret (7, dont plusieurs à en-tête
La
Guerre par l’image...
ou
L’Histoire et la Vie...
, plus copie carbone d’une réponse de Druart), Paul Guigou (à Édouard Dujardin, au sujet
d’un article sur Monticelli, 1887), Paul Jamot (16, dont une épître en vers à
Pol Neveux
), Charles Kunstler (3, une avec photo et
détails bio-bibliographiques), Jules Lieure, Émile Mâle (2), Robert Rey (2), Fernand Vanderem (2, dont un article sur Gustave Doré
avec des notes).
300/400
429*.
Georges DELAW
(1871-1938) peintre, dessinateur, décorateur et illustrateur. 27 L.A.S. et 2 poèmes autographes, vers 1900-1936, à
René Druart (une à Jean Valmy-Baysse) ; 43 pages formats divers, qqs au dos d’épreuves de gravures, qqs adresses et enveloppes.
Recommandation de Dehelle, « un de nos meilleurs sculpteurs humoristes »... Poèmes :
Petites villes du Nord. I. Le Cateau
, et
La Mort du
ruisseau
(sonnet). Correspondance amicale avec Druart, évoquant des écrivains – Francis Jammes, Anatole France, Eugène Beauchot,
Bernard Zimmer, Eugène Montfort et Charles-Louis Philippe (beaux souvenirs) –, et des artistes – Steinlen, Depaquit, Poulbot, Ingres
et Auriol –, aussi bien que
La Baïonnette
et
Le Pampre
, ses dessins et sa décoration d’un paquebot des Messageries maritimes... On joint
une L.A.S. de Marguerite Millot en son nom, et 4 copies carbones de réponses.
300/400
430*.
Maurice DENIS
(1870-1943). L.A.S., Le Prieuré 19 novembre 1917, à René Druart ; 2 pages in-12, adresse.
Il le remercie de l’envoi de livres. « Il est naturel qu’aimant les beautés rares de l’esprit et des arts, vous ayiez remarqué Toorop. […]
Toorop est un géant javanais, ami de mon ami le Bénédictin hollandais Jan Verkade, qui s’est converti depuis qq années au catholicisme.
[…] je l’ai bien connu et fréquenté avant la guerre. Son évolution vers la vérité religieuse l’a tiré de la métaphysique nuageuse dont ses
premières œuvres donnent une idée assez typique. En même temps, il a recherché le concret, l’expression individuelle et c’est ce qui
explique ses figures d’apôtres très réalistes »… Il sera heureux de rencontrer Druart à la sortie de l’Académie Ranson… 200/300
431*.
DIVERS
.
Congé militaire (1792) ; manuscrit liturgique (Berry-au Bac 1810) ; 3 diplômes de bachelier et licencié en droit pour F. Chonet de
Bollemont (1832-1836) ; certificats divers ; actes notariés ; imprimé et affiche ; 15 assignats, quelques actions ; un dossier de faire-parts.
80/100
432*.
Jean-Baptiste DROUET
(1763-1824) maître de poste à Sainte-Menehould, il fit arrêter Louis XVI à Varennes ; conventionnel
(Marne). L.A.S., 3 avril (v. s.) [14 germinal VI (3 avril 1798)], au citoyen Maton de la Varenne, à Paris ; demi-page in-8, adresse.
« Pour plus grande commodité de part et d’autre, les Citoyens Brémont Denizot et Droüet auront l’honneur de se transporter chés le
Citoyen Mathon de la Varenne, entre midi et une heure »...
On joint une L.A.S. de sa femme, Sainte-Menehould 14 prairial V (2 juin 1797), à un citoyen, pour demander la levée du séquestre sur
leurs biens, après l’acquittement de son mari.
200/250
433*.
Jean-Baptiste DROUET D’ERLON
(1765-1844) maréchal de France. L.A.S. « Droüet », [mars 1802], au commissaire des guerres
Meuriset ; 1 page et demie in-4.
S’étant présenté en vain chez son ordonnateur, il lui a demandé un rendez-vous : « J’espere l’obtenir, et lui faire goûter mes observations
à votre égard. Je ne doute nullement des demarches sourdes que font les autorités pour nous mener à Laon, ils y reussiront j’espere
dificilement, rien n’est encore arrêté pour cet objet, j’ai joint à l’expedition de la délibération prise par le Conseil qui s’est assemblé à
Laon le 10 ventose, une note qui ne laisse rien à désirer sur la nécessité de conserver l’etat militaire à Soissons »...
200/250
434*.
Albert EDELFELT
(1854-1905) peintre finlandais. L.A.S., Helsingfors 14 janvier 1903, à un ami peintre français [probablement Jules-
Alexis Muenier] ; 4 pages in-8.
Très belle lettre sur sa peinture et son amour de Paris. Il se remet doucement d’une attaque d’influenza et recommence à peine
à peindre. « Après avoir fait quatre ou cinq portraits au mois de Septembre et d’Octobre (j’enverrai au Salon le portrait d’un professeur
de faculté au lit d’un malade) j’ai été très fatigué. J’ai commencé à souffrir des insomnies. […] j’ai été déclaré neurasthénique » : défense
de travailler en novembre, puis l’influenza... Il a hâte de voir « vos études et tableaux du Pas-de-Calais, tout en regrettant vos marines et
vos navires que vous faites si admirablement ». Au sein des Commissions artistiques de sa ville, il lutte de son mieux en faveur des jeunes
artistes, et « je me suis mis très mal avec les vieux »... Il brule d’envie d’un voyage en Italie (Florence, Sienne, Pise) « pour mes peintures
murales
qui ne sont pas faites
. N’est-ce pas que c’est honteux ? J’ai essayé de la fresque, mais le métier est décidément trop difficile, et
surtout pas fait pour moi qui fais souvent des retouches. Je ferai donc ces malheureuses peintures à l’huile, sur des bonnes toiles de chez
Hardy ». Mais il a pris tant de retard qu’il ne peut songer à quitter la Finlande avant mars, pour finir à Paris
via
Florence : « Quand vous
me parlez des Rembrandt au Musée Dutuit (au Petit Palais), mon cœur a battu plus vite. Paris, c’est tout de même et toujours le
centre
.
On y voit tout, et la ville elle-même est incomparable. Les peintres parisiens ont bien tort de ne pas faire Paris. Ce ton délicieux, la
couleur des maisons, l’air ambiant, jusqu’aux pantalons en velours à côtes des maçons – mais c’est admirable à peindre ! Et les types des
ouvriers, des petites couturières, et la Seine surtout, la vue du Pont royal ! »...
400/500




