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38
-
420*.
Mary CASSATT
(1844-1926). L.A.S., 8 février ; 2 pages
in-8 à son adresse
10 rue de Marignan
.
Elle est très flattée que son correspondant veuille « envoyer
mes eaux fortes à l’Exposition de l’Œuvre de l’Enfance, et très
heureuse si cela peut contribuer [...] au succès d’une œuvre si
excellente ». Elle veut le voir avant son départ pour l’Italie
« et porter à Monsieur Henri Rouart mes félicitations »...
800/1 000
Voir la reproduction.
421*.
Jules Husson, dit CHAMPFLEURY
(1821-1889). 21
dessins avec légendes autographes ; mine de plomb ou plume,
la plupart sur papier calque montés sur 9 feuillets in-8.
3 dessins pour illustrer l’
Histoire de la caricature antique
(1867), calques de bas-reliefs antiques ; les autres sont
destinés à l’
Histoire de la caricature au Moyen Âge
(1870) :
corbeau de l’église de Rosnay, détail d’une maison de bois de
Troyes, médaillons de la cathédrale de Poitiers, chapiteau de
l’église de Meillet, vignettes et grotesques de manuscrits…
300/400
Voir la reproduction.
422*.
Léon CLADEL
(1835-1892). Poème autographe,
En
Quercy, l’été
; 3 pages in-fol. écrites à demi-colonnes.
Brouillon en deux versions, avec ratures et corrections et
d’importantes variantes, de ce beau et long poème pastoral
sur le thème de l’été, publié dans
Le Parnasse contemporain
en
1869 :
« La plaine étincelait, embrasée ; et les blés
Élevaient droit au ciel leurs épis d’or brûlés »...
On joint une L.A.S., Paris 10 mai 1874, à un ami, à qui il fera
porter son
Roman d’un exilé
, « où vous trouverez des qualités
de 1
er
ordre »...
250/300
423*.
Paul CLAUDEL
(1868-1955). L.A.S., Eaux-chaudes 10
août 1905 ; 3 pages in-8.
Belle réponse à une enquête sur la poésie. Loin de Paris,
il est mal placé « pour me faire une opinion sur des questions
de modes, qu’il s’agisse de littérature ou de chapeaux de
femmes. Personnellement je m’efforce d’exprimer mes idées
sous la forme qui leur est la mieux appropriée ». Le reste
ne l’intéresse pas : « je n’ai aucune conception générale
du Théâtre ou de la Poésie, mais je considère les formes
dramatique ou poétique comme des moyens qui conviennent
à exprimer certaines de mes pensées. “Quel est le rôle du poëte
dans la Cité ?” Je pense qu’il a une utilité non pas spéciale,
comme un boulanger, mais générale : comme une horloge par
exemple. Penseur, il a charge de penser, et, écrivain, d’écrire,
pour le public, pour le peuple :
Pour
signifiant à la place de.
On écrit toujours à quelqu’un, l’écrivain est celui qui écrit
à personne ». Il ajoute : « Comme poëte, je ne revendique
qu’un seul droit : celui du tréma sur mon e. Il ne m’a jamais
été reconnu ».
400/500
424.
Jean COCTEAU
(1889-1963). L.A.S., [Saint-Jean Cap-
Ferrat] 5 mai 1958, à Mme Régine Langevin à Orléans ; 1
page in-4, enveloppe.
« Pour l’instant j’ai fait tous mes travaux exigeant un aide.
Mais si le démon des murs me travaille encore, je penserai à
vous »… (brouillon de réponse joint).
100/150
425*.
COLETTE
(1873-1954). L.A.S., [décembre 1908, à André
du Fresnois] ; 1 page et demie in-12 à son adresse
25 rue
Torricelli
(petit trou d’épingle avec rouille).
Remerciements pour son article sur
Les Vrilles de la Vigne
[
La
Phalange
du 15 décembre 1908 : « Mme Colette Willy est
un grand poète »]. « Monsieur, je suis si contente. Je sais
mal remercier, et je sais encore moins quêter la faveur de la
critique – Elle m’est partout, cette fois, clémente, et flatteuse,
mais votre article est parmi ceux qui me touchent le plus »...
On joint 3 L.A.S. de Willy.
Hacqueville
[sept. 1891, à
Laurent Tailhade] : il raconte sa vie végétative, annonce
son départ pour Jersey, et éreinte Édouard Colonne et Paul
Alexis. À un confrère [Louis Gaillard, mai 1903 ?], à propos
de l’enterrement d’une « pauvre petite amie, douce, gentille
et câline », emportée par la méningite. À Renée Dunan, la
remerciant pour une critique dans
Le Thyrse
.
250/300
420
421




