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414

414*.

Paterne berrichon

. Manuscrit autographe signé,

La

Vigne noire

, Paris 189- ; cahier cousu de 66 pages in-fol.,

couv. muette.

Recueil inédit de poésies, dédié « À Jean-Baptiste

Dufour Pierre Dufour son frère jumeau lève en témoignage

d’impérissable souvenir ce vin bouté d’entonnailles d’orage ».

Le manuscrit, d’une écriture qui imite celle de Mallarmé,

présente des additions et corrections, la plupart à l’encre

rouge.

La Vigne noire

fut annoncée parmi des « ouvrages en

préparation ou prêts à être édités » de l’auteur dans

La Jeune

Champagne, revue mensuelle littéraire, artistique et philosophique

de novembre 1904, mais semble être restée inédite. Elle se

compose de 30 poèmes répartis en 4 sections, d’un « glossaire

de langue verte » et d’une table des matières. Y figurent :

« D’Idéal résolu grand œuvre et monument... » (dédié à

Mallarmé),

Peintures

,

Lys

,

Myosotis d’Adieu

,

Immortelle

,

Le

Mauvais Destin

,

Pointe sèche

,

Orgue de Barbarie

,

Les Arrêtés

,

La Prison du poète

,

Ballade oraison imitée de François Villon

,

Eau-forte

,

Fusain

,

Représailles

,

Hourrah

,

Au Caveau

,

La

Belle Femme

,

Le Pont du dépit

,

Madrigal

,

La Voûte

,

Vertige

,

La Notre Dame

,

Estompe

,

O salutaris hostia

,

Lion

,

Orchestre

,

Hôpital

,

Rhapsodie en l’honneur du docteur Dujardin-Beaumetz

,

Infirmière

,

Ballade de l’anodine démence

.

800/1 000

Voir la reproduction.

415*.

Pierre BONNARD

(1867-1947). L.A.S., Le Cannet 18

mars, à M. Henry ; 1 page in-8.

Il demande de lui envoyer « la photographie du tableau que

vous voulez reproduire à moins que vous n’attendiez mon

retour qui aura lieu fin avril »... Il donne son adresse au

Cannet, Villa du Bosquet...

200/250

416*.

François BONVIN

(1817-1887). 2 L.A.S., Saint-Germain

1879-1880 ; 1 et 2 pages in-12.

13 juin 1879

. Il envoie l’esquisse de son tableau du Salon.

Cloué au lit par la maladie, il tient à sa disposition « des

dessins d’un autre ordre qui feraient peut-être bonne figure

dans votre remarquable revue »...

1

er

janvier 1880

, à son ami

Louis Martinet (directeur du Théâtre Lyrique). Vœux de

nouvel an et félicitations pour « votre succès très brillant de

Paul et Virginie

[de Victor Massé]. De pareils triomphes valent

mieux qu’une subvention ! ». Il est devenu incurable : « je

dois garder la Chambre indéfiniment (comme Gambetta).

[...] Je me cramponne au travail. Je peins au pied de mon

lit ; mais tout cela ne rapporte guère, puisque plus je produis

moins on me paye ! Je n’ai donc qu’à me résigner »...

250/300

417*.

Paul BOURGET

(1852-1935). L.A.S.,

Hyères

10 mars

1905, [à André Le Breton] ; 4 pages in-8 à l’adresse

Le

Plantier, Costebelle, Hyères

(deuil).

Belle lettre sur Balzac. Il le félicite pour son

Balzac

[

Balzac, l’homme et l’œuvre

(1905)], mais voit l’écrivain

d’un tout autre point de vue que lui : « Je considère que le

Balzac philosophe est de tout premier ordre et même que

c’est l’essentiel de son génie ». Le Breton s’est rangé trop

absolument à l’impression de Sainte-Beuve : « Balzac

homme [...] ne vous a pas laissé assez voir Balzac sociologue.

[...] Le génie de Balzac est d’avoir vu avec une lucidité

extraordinaire, les

causes profondes et générales

des mœurs de

la France au XIX

e

siècle ». Il cite

Le Médecin de Campagne

,

et

Le Curé de Village

, et s’indigne qu’on puisse comparer le

Hugo des

Misérables

à Balzac : si Hugo a bien une intention

d’éveil révolutionnaire, « Balzac a la vraie portée sociale,

celle d’un Trousseau ou d’un Bretonneau, ses compatriotes,

quand ils dégagent

la loi

, dont l’observation fait la santé, dont

la méconnaissance fait la maladie ». De même on ne peut

absolument pas le comparer à Flaubert, etc.

200/300

418.

AristideBRUANT

(1851-1925). 2manuscrits autographes

signés (dont un manuscrit musical),

L’Anglais danseur

, mai

1874 ; 2 et 3 pages in-fol., sous chemise autographe.

Chanson, avec accompagnement de piano par Paulin

Andréoli. Le manuscrit des paroles seules (4 couplets et

refrain) porte le cachet encre d’autorisation de l’

Inspection

des Théâtres

:

« Aoh ! C’était bien embêtant,

La France n’est pas amusant,

J’étais ce soir au bal Mabille

Pour voir danser une quadrille »...

Le manuscrit musical, soigneusement calligraphié, sur deux

pages, est précédé d’une page de titre datée et signée ; la

mention « chansonnette avec danse » a été biffée. Sur la

chemise, Bruant a noté que cette chanson, « timbrée » le 9

mai 1875, a été créée par Jules Titre « à Ba-ta-clan et au XIX

e

Siècle ».

400/500

419*.

Eugène CARRIÈRE

(1849-1906). 2 L.A.S., 1889-1903 ; 1

page oblong in-12 avec adresse au verso (carte postale), et 1

page in-8.

[Sartilly (Manche)] Lundi [3] juillet 1889

, à Gustave Geffroy,

annonçant son arrivée samedi matin à Paris : « J’irai vous

voir dans la matinée, à moins que vous me donniez rendez-

vous pour le soir »...

10 mai 1903

, [à Mlle Thilda Harlor],

disant tout le plaisir et l’émotion « que je dois à la lecture

de l’étude que vous avez bien voulu me consacrer. Tous nos

efforts tendent à réunir ceux qui nous sont semblables par

la pensée et le même désir [...] N’est-ce pas, Mademoiselle,

notre plus haute récompense ? »...

200/250