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469*.

REIMS

. Environ 45 lettres ou pièces, la plupart L.A.S., de

personnalités rémoises.

Émile Barau (8, au libraire Michaud ou à R. Druart), Jean

Berque, Paul Bocquet (3), Léon Chavalliaud, Charles Daux,

ÉmileDérodé, JeanGoulden, NicolasHurtaut (1791),Maurice

Landrieux, Simon-Nicolas-Henri Linguet (1773, à la duchesse

d’Ollonne), Cécile Périn, Pierre Rainssant (1682, au sujet de

la rédaction d’une épitaphe), Raymond Renefer, Augustin

de Saint-Marceaux, Victor Tourneur, Guillaume-Alexandre

Tronson du Coudray (1789, au procureur Thiercelin), Pierre

Varin (6, à Augustin de Saint-Marceaux, au sujet de ses

travaux sur Reims, avec doc. joints), Émile Wery (4, plus le

ms d’un article À propos de la peinture décorative, 1923) ; les

archevêques de Reims Thomas Gousset (1847), Benoît-Marie

Langénieux (1891), Louis-Joseph Luçon (1926) ; etc. Plus un

dossier concernant la famille Dérodé.

300/400

470*.

Maurice renard

(1875-1939) romancier. 36 L.A.S. et 4 L.S.,

1913-1936, à René Druart, à Reims ; 70 pages formats divers,

qqs en-têtes et enveloppes (3 copies de réponses).

Belle correspondance avec un confrère et « cousin » en qui il

découvre « une double parenté [...], littéraire et généalogique » (6

août 1913). Il cite des vers sur la Champagne qu’il a publiés jadis

dans

La Phalange

, le félicite et le remercie du

Cénacle champenois

,

auquel il promet de collaborer, et propose de donner au

Pampre

les

bonnes pages d’un « récit détaillé du Sacre de Louis XVI » qu’il

va publier (21 avril 1922)... Il fournit une bibliographie sommaire

(27 avril 1922)... Le livre deDruart consacré àReims et aux ruines

de Notre-Dame suscite des éloges et de l’émotion : « nous aurons,

vous et moi, chanté sur le Parvis » (29 avril 1922)... Invitation

à rendre « plus attrayant » le

Bulletin

de la Société amicale de la

Marne »

, en y contribuant par des anecdotes ou curiosités (3

février 1925)... Il achève un roman d’action : « quelque chose de

cinégraphique, de la denrée pour le populo, de la marchandise qui

se vend comme des petits pains. [...] Prostitution. Je me dégoûte

et je me vénère » (22 juillet 1926)... Demande de renseignements

sur la pièce de théâtre dont Druart parlait, « durant que nous

cheminions par la ville de Reims, aux trousses de feu Mgr le

cardinal », au sujet de La Fontaine et Maucroix (7 juin 1930)...

Ailleurs, recommandations concernant un prix littéraire,

renseignements sur le Syndicat des romanciers français qu’il

préside, échanges de manuscrits et d’épreuves, remerciements et

vœux, invitations et rendez-vous... Etc.

400/500

471*.

Auguste RENOIR

(1841-1919). L.A.S., Grasse 11 janvier

1899, à Paul Gallimard ; 2 pages in-8.

Il vient de s’installer « Villa Raynaud, route de Magagnosc »

à « trois kilomètres de Grasse. […] J’ai été très pincé par des

rhumatismes dans l’estomac et couché. Je suis remis d’hier »,

et il retrouve un tas de lettres... « Je suis dans des conditions

exceptionnelles pour ma santé si je ne me remets pas, je

ne sais plus que faire. à 400 m. d’altitude abrité du Nord,

entouré de soleil et vue magnifique grande chambre jardin

bois cascades rochers, etc… » Il espère voir Gallimard : « En

prenant le train de 2 heures de Paris, on arrive le lendemain

pour déjeuner à la maison »...

1.000/1.500

Voir la reproduction.

472*.

Albert ROBIDA

(1848-1926). 2 L.A.S., 1898-1899,

à Gabriel Marcel ; 2 pages in-8 et 2 pages in-4 à en-tête

Exposition de 1900, Le Vieux Paris

avec vignette, enveloppe.

Belles et longues lettres sur son travail pour le

V

ieux

P

aris

[reconstitution du « Vieux Paris » pour l’Exposition

universelle de 1900].

28 mars 1898

. Son épouse s’est remise et tout va mieux chez eux,

malgré ce misérable temps. Il espère qu’à Marseille il fait meilleur

et que la neige et le mistral ont épargné les Marcel, « et que vous

promenant aux Alyscamps vous entendrez les premières cigales.

[...] Je vous souhaite de l’azur pour vous remettre, et de bonnes

promenades, et de la joie dans les vieilles pierres d’Arles ! Je vous

recommande là une église occupée par un marchand de bric-à-

brac rue de la République en allant au Pont de Trinquetaille »...

12 août 1899

. Il remercie Marcel du récit de ses vacances en

Bretagne, qui lui rappellent de si bons souvenirs. Il travaille à son

projet de

Vieux Paris

: « Cette année Le Vésinet va nous tenir lieu

de tout, car je suis tout à fait pris, attaché, bouclé [...] je suis à peu

près tous les jours à Paris [...] et le reste du temps j’ai à travailler

au galop », en se faisant aider par ses enfants, dont il énumère les

prix ou médailles scolaires... « Le vieux Paris pousse aussi, bientôt

tout sera construit comme gros œuvre mais il y a la décoration,

l’habillage de toutes ces façades et des intérieurs en sculptures, il

y a la peinture, le détail qui surgit de tous les côtés, dans tous les

coins, sans compter bien des choses en dehors de l’architecture.

Je viens de dessiner le mobilier des grands restaurants Moyen-âge

et Renaissance, et les serviettes et nappes. Je travaille à faire trois

services, Moyen-âge, Renaissance, et fin XVIII

e

siècle, car tout

doit être soigné », même les plus infimes détails (couverts, étains,

grès)... Etc.

300/400

Voir la reproduction.