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46
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471
472
469*.
REIMS
. Environ 45 lettres ou pièces, la plupart L.A.S., de
personnalités rémoises.
Émile Barau (8, au libraire Michaud ou à R. Druart), Jean
Berque, Paul Bocquet (3), Léon Chavalliaud, Charles Daux,
ÉmileDérodé, JeanGoulden, NicolasHurtaut (1791),Maurice
Landrieux, Simon-Nicolas-Henri Linguet (1773, à la duchesse
d’Ollonne), Cécile Périn, Pierre Rainssant (1682, au sujet de
la rédaction d’une épitaphe), Raymond Renefer, Augustin
de Saint-Marceaux, Victor Tourneur, Guillaume-Alexandre
Tronson du Coudray (1789, au procureur Thiercelin), Pierre
Varin (6, à Augustin de Saint-Marceaux, au sujet de ses
travaux sur Reims, avec doc. joints), Émile Wery (4, plus le
ms d’un article À propos de la peinture décorative, 1923) ; les
archevêques de Reims Thomas Gousset (1847), Benoît-Marie
Langénieux (1891), Louis-Joseph Luçon (1926) ; etc. Plus un
dossier concernant la famille Dérodé.
300/400
470*.
Maurice renard
(1875-1939) romancier. 36 L.A.S. et 4 L.S.,
1913-1936, à René Druart, à Reims ; 70 pages formats divers,
qqs en-têtes et enveloppes (3 copies de réponses).
Belle correspondance avec un confrère et « cousin » en qui il
découvre « une double parenté [...], littéraire et généalogique » (6
août 1913). Il cite des vers sur la Champagne qu’il a publiés jadis
dans
La Phalange
, le félicite et le remercie du
Cénacle champenois
,
auquel il promet de collaborer, et propose de donner au
Pampre
les
bonnes pages d’un « récit détaillé du Sacre de Louis XVI » qu’il
va publier (21 avril 1922)... Il fournit une bibliographie sommaire
(27 avril 1922)... Le livre deDruart consacré àReims et aux ruines
de Notre-Dame suscite des éloges et de l’émotion : « nous aurons,
vous et moi, chanté sur le Parvis » (29 avril 1922)... Invitation
à rendre « plus attrayant » le
Bulletin
de la Société amicale de la
Marne »
, en y contribuant par des anecdotes ou curiosités (3
février 1925)... Il achève un roman d’action : « quelque chose de
cinégraphique, de la denrée pour le populo, de la marchandise qui
se vend comme des petits pains. [...] Prostitution. Je me dégoûte
et je me vénère » (22 juillet 1926)... Demande de renseignements
sur la pièce de théâtre dont Druart parlait, « durant que nous
cheminions par la ville de Reims, aux trousses de feu Mgr le
cardinal », au sujet de La Fontaine et Maucroix (7 juin 1930)...
Ailleurs, recommandations concernant un prix littéraire,
renseignements sur le Syndicat des romanciers français qu’il
préside, échanges de manuscrits et d’épreuves, remerciements et
vœux, invitations et rendez-vous... Etc.
400/500
471*.
Auguste RENOIR
(1841-1919). L.A.S., Grasse 11 janvier
1899, à Paul Gallimard ; 2 pages in-8.
Il vient de s’installer « Villa Raynaud, route de Magagnosc »
à « trois kilomètres de Grasse. […] J’ai été très pincé par des
rhumatismes dans l’estomac et couché. Je suis remis d’hier »,
et il retrouve un tas de lettres... « Je suis dans des conditions
exceptionnelles pour ma santé si je ne me remets pas, je
ne sais plus que faire. à 400 m. d’altitude abrité du Nord,
entouré de soleil et vue magnifique grande chambre jardin
bois cascades rochers, etc… » Il espère voir Gallimard : « En
prenant le train de 2 heures de Paris, on arrive le lendemain
pour déjeuner à la maison »...
1.000/1.500
Voir la reproduction.
472*.
Albert ROBIDA
(1848-1926). 2 L.A.S., 1898-1899,
à Gabriel Marcel ; 2 pages in-8 et 2 pages in-4 à en-tête
Exposition de 1900, Le Vieux Paris
avec vignette, enveloppe.
Belles et longues lettres sur son travail pour le
V
ieux
P
aris
[reconstitution du « Vieux Paris » pour l’Exposition
universelle de 1900].
28 mars 1898
. Son épouse s’est remise et tout va mieux chez eux,
malgré ce misérable temps. Il espère qu’à Marseille il fait meilleur
et que la neige et le mistral ont épargné les Marcel, « et que vous
promenant aux Alyscamps vous entendrez les premières cigales.
[...] Je vous souhaite de l’azur pour vous remettre, et de bonnes
promenades, et de la joie dans les vieilles pierres d’Arles ! Je vous
recommande là une église occupée par un marchand de bric-à-
brac rue de la République en allant au Pont de Trinquetaille »...
12 août 1899
. Il remercie Marcel du récit de ses vacances en
Bretagne, qui lui rappellent de si bons souvenirs. Il travaille à son
projet de
Vieux Paris
: « Cette année Le Vésinet va nous tenir lieu
de tout, car je suis tout à fait pris, attaché, bouclé [...] je suis à peu
près tous les jours à Paris [...] et le reste du temps j’ai à travailler
au galop », en se faisant aider par ses enfants, dont il énumère les
prix ou médailles scolaires... « Le vieux Paris pousse aussi, bientôt
tout sera construit comme gros œuvre mais il y a la décoration,
l’habillage de toutes ces façades et des intérieurs en sculptures, il
y a la peinture, le détail qui surgit de tous les côtés, dans tous les
coins, sans compter bien des choses en dehors de l’architecture.
Je viens de dessiner le mobilier des grands restaurants Moyen-âge
et Renaissance, et les serviettes et nappes. Je travaille à faire trois
services, Moyen-âge, Renaissance, et fin XVIII
e
siècle, car tout
doit être soigné », même les plus infimes détails (couverts, étains,
grès)... Etc.
300/400
Voir la reproduction.




