sages ». Directeur et collaborateurs : Charles Chaix, à la tête d’une « Société de gens de Lettres ». Parmi les colla-
borateurs les plus actifs de Chaix, citons : Élie de Joncourt et Jean Daniel La Fite qui sont, tout comme Chaix,
« pasteurs de l’Église wallonne à La Haye ». On remarque également la participation de Madame La Fite, Marie-
Élisabeth Boué, de Charles-Guillaume-Frédéric Dumas, ainsi que de H. Hop, J. Guiot, L’Héritier… L’Avertisse-
ment du t. 1, la devise et la vignette de la page du titre annoncent une prédilection pour les sciences, exactes et
appliquées. On s’intéresse dans les premiers tomes à la médecine, à l’agriculture, aux mathématiques, à la physique,
mais aussi aux voyages, histoire ecclésiastique et belles-lettres. Les mémoires des sociétés savantes, de Hollande
notamment, sont très souvent publiés. On remarque une importante évolution et un intérêt de plus en plus grand
pour les belles-lettres à partir de 1760. L’évolution de la rubrique « Nouvelles littéraires » confirme cette tendance.
On y donne aussi bien des nouvelles scientifiques que des nouvelles de la « République des Lettres ». Les nouvelles
des belles-lettres l’emportent largement par la suite, ainsi que le nombre des pages consacrées à cette rubrique.
D’une vingtaine de pages dans les premières livraisons, on approche la centaine quelquefois (t. 26 et 27), presque le
tiers du contenu. Des nouvelles de toutes les villes d’Europe attestent l’existence d’un important réseau de
correspondants (cf.
http://dictionnaire-journaux.gazettes18e.fr/journal/0160-bibliotheque-des-sciences-et-des-beaux-arts). Notre collection comprend 21 tomes in-12 (sur 50) : du t. 2 (1754) au t. 6 (1756), du t. 8 (1757) au t. 12
(1759), t. 14, (1760), du t. 16 (1761) au t. 20 (1763), t. 22 (1764) et 23 (1765), t. 25 (Tables, 1766), t. 26 (1766) et
27 (1767). Reliures uniformes en veau brun de l’époque, dos à nerfs richement ornés, pièces de titre (qq. défauts,
accrocs et usures). Bon ensemble. Les collections de ce rare « journal » sont rarement complètes. Non collationné. –
Est. 200/300
« UN DES LIVRES ILLUSTRÉS DES PLUS RÉUSSIS DE TOUT LE XVIII
e
SIÈCLE »
6 BOCCACE. – Il Decamerone
di M. Giovanni Boccaccio. Londra [Paris, Prault], 1757, 5 vol. 8° imprimés sur
Hollande (20
×
12,5 cm), portrait, titre-frontispice, XI-1 blanche-292 p., 22 figures ; titre-frontispice, 271-1 blanche
p., 22 figures ; titre-frontispice, 195-1 blanche p., 22 figures ; titre-frontispice, 161-1 blanche p., 22 figures ; titre-
frontispice, 247-1 blanche p., 22 figures, soit 5 frontispices, 1 portrait, 110 figures et 97 culs-de-lampe gravés sur
cuivre par Gravelot, Boucher, Cochin et Eisen, plein veau brun rougeâtre marbré, dos à nerfs richement ornés, triple
filet d’encadrement aux plats, filet doré sur les coupes, guilloché doré intérieur, tranches dorées (qq. infimes
accrocs et petites traces d’usure, qq. mors un peu faibles en leur début, bords du frontispice du dernier vol. brunis).
Superbe exemplaire dans une reliure d’époque attractive d’« un des livres illustrés des plus réussis de tout le
XVIII
e
s. » (Cohen, 158). Le Boccace est le chef-d’œuvre de Gravelot tant il excelle dans les sujets galants et les
scènes animées. Quant à ses spirituels culs-de-lampe, ils sont de la main d’un maître ornemaniste. Les figures en
premières épreuves, d’un rendu bien supérieur, sont le propre de l’édition en italien ; deux d’entre elles ont été
remplacées dans l’édition en français. (Ray, The Art of the French Illustrated Book, n° 15 : « French collectors have
always shown a preference for the Decameron in their own language, but the earlier Italian text has better
impressions of the illustrations »). – Est. 400/600
« ÉDITION TRÈS RECHERCHÉE POUR SON ASPECT ET SON FORMAT AGRÉABLES »
7 BOILEAU DESPRÉAUX. Œuvres.
Nouvelle édition, avec des éclaircissemens historiques donnés par lui-
même, et rédigés par M. Brossette ; augmentée de plusieurs pièces, tant de l’auteur, qu’aïant rapport à ses ouvra-
ges ; avec des remarques et des dissertations critiques. Par M. de Saint-Marc. Paris, David et Durand, 1747, 5 vol.
8°, portrait, [2 (sans le faux titre)]-LXXX-488 (1-436, *433-*436, 437-488) p. ; [10]-492 p., 6 figures h. t. ; [8]-536
p. ; [6]-591-[1] p., et XXII-676-[2] p., en tout un portrait par Rigaud, 5 fleurons aux titres par Eisen, dont 3 gravés
par Boucher, 38 vignettes dessinées par Eisen, 22 culs-de-lampe non signés, à l’exception de 2 portant le nom de
Mathey et 6 belles figures pour « Le Lutrin », non signées, mais de Cochin, plein veau brun légèrement marbré de
l’époque, dos à nerfs richement décorés (qq. traces de frottements, coup à la coupe supér. avant du 5
e
vol., petite
mouillure claire dans la marge blanche externe de plusieurs pages du 4
e
vol.). Bel exemplaire. « Édition très
recherchée pour son aspect et son format agréables » (Cohen, 169). – Est. 150/200
8 Curiosa. – BORDES. Parapilla,
poëme, et autres œuvres libres et galantes. Nouvelle et dernière édition.
Florence, Paperini, 1782, in-32, XV-[3]-124 (manque le f. 79/80 ?), 5 figures libres h. t., sans le frontispice qui « se
trouve (souvent ?) » (
sic
) (Cohen, 176), plein veau brun de l’époque, dos lisse orné, petite guirlande dorée d’en-
cadrement sur les plats (qq. traces d’usure). Célèbre curiosa (Cohen, 177 ; Dutel, A-818 : « Édition publiée en 1782
à Lyon »). – Est. 30/60
9 Botanique. – KICKX (Jean). Flora Bruxellensis,
exhibens characteres generum et specierum plantarum circum
Bruxellas crescentium, secundum linneum disposita, cum synonymis auctorum, cui additur Lexicon botanicon, in
quo termini artis breviter exponuntur. Bruxelles, M.-E. Rampelbergh, 1812, 8°, [4]-III-1 blanche-348 p., demi-
percaline bleue moderne, pièce de titre (rousseurs). – Est. 25/50
10 « Brevet » de l’Ordre des Frères-Mineurs Capucins,
intitulé « F. Augustinus a Tisana Minister Generalis ff.
Minorum Sancti Francisci Capuccinorum licet immeritus salutem ». Texte imprimé dans un large bandeaux gravé
sur bois d’emblèmes religieux, cachet à sec dans la partie inférieure (18
e
s.), sous passe-partout et cadre doré. – Est.
25/50




