57
Livres des XVII
e
et XVIII
e
siècles
37.
ALDROVANDI (Ulisse).
De Piscibus Libri V et de Cetis lib. unus.
Bologne : Nicolò Tebaldini, 1638.
[Suivi de] : De Reliquis Animalibus exanguibus libri quatuor
.
Bologne : Joannes Baptista Bellagamba, 1606.
— 2 ouvrages en un volume in-folio, (2 ff.), 732 pp., (14 ff.
dernier blanc.) ; (3 ff.), 593 pp., (14 ff.), 1 portrait. Basane marbrée, dos à nerfs, tranches rouges (
reliure du
XVIII
e
siècle
).
800 / 1 000 €
Troisième édition du
De Piscibus,
la première publiée par Marco Antonio Bernia, et édition originale posthume du
De
Reliquis Animalibus.
Ulisse Aldrovandi (1522-1605) était l’un des plus éminents scientifiques italiens de la Renaissance. Professeur à Bologne,
il était à la fois médecin, philosophe, naturaliste, botaniste, entomologiste et ornithologue. Il publiera de nombreux
livres à partir de 1570, destinés à exposer ses découvertes, et formera un cabinet de curiosité tout à fait exceptionnel qui
sera riche de plus 18 000 pièces à la fin de sa vie.
Le premier livre figurant dans ce recueil est le traité fort important qu’il consacra aux poissons. Paru pour la première
fois en 1613, il se divise en 5 livres correspondant aux 5 classes imaginées par Aldrovandi, lesquelles sont en partie
conformes à celles données par Rondelet : les
saxatiles
(poissons de roches), les
littorales
(poissons vivant près des
rivages), les
pelaggi
(poissons de mer mais pouvant également vivre dans les rivières) et les
fluviatiles
(les vrais poissons
de rivière). On trouve un sixième livre consacré aux cétacés.
L’édition est abondamment illustrée de bois dans le texte et à pleine page d’un grand réalisme. On y retrouve ceux déjà
utilisés par Gesner, Rondelet et encore Belon.
Le second ouvrage est un traité consacré aux animaux non sanguins, c’est-à-dire les mollusques, y compris les
céphalopodes, les crustacés, les coquillages et les zoophytes. L’édition est également abondamment illustrée de bois dans
le texte et à pleine page ; ceux de la dernière partie, consacrée aux zoophytes, sont en grande partie empruntés à Rondelet.
On trouve également un beau portrait hors texte de l’auteur gravé en taille douce.
Exemplaire en reliure du XVIII
e
siècle, provenant de la bibliothèque
du médecin, météorologiste et naturaliste nîmois Pierre Baux (1708-
1790), proche collaborateur de Réaumur. Il fut l’un des plus zélés
propagateurs de l’inoculation. Il publia plusieurs ouvrages ainsi que
des mémoires dans la
Collection de l’Académie des sciences
. Il avait
formé une importante bibliothèque dont le catalogue manuscrit figure
aujourd’hui à la bibliothèque de Nîmes.
Frottements, épidermures et défauts d’usage à la reliure. Coins
émoussés.
Le
De Piscibus
est incomplet des 4 premiers feuillets contenant le titre,
l’épître à Francisco Vitellio et l’avis au lecteur, remplacés par le titre
gravé de l’édition de 1613 et le feuillet de l’épître à Marcus Sitticus de
la même édition. Le relieur a par contre ajouté à la fin l’index du
De
Insectis
d’Aldrovandi provenant de l’édition de 1638 imprimée à
Bologne par Clemente Ferroni.
Le titre du second ouvrage a été découpé puis collé sur un papier vergé
au moment de la reliure. Le dernier feuillet portant la marque de
l’éditeur, a été doublé.
Mouillures claires sur plusieurs feuillets dans les deux ouvrages.
Cachet effacé sur les titres et quelques feuillets.
Provenances : signature Montferrier ou Montfemi biffée sur le titre
du
De Reliquis Animalibus
et la page 1 du même livre. - Pierre Baux,
avec ex-libris.
DEUXIÈME PARTIE
Livres des XVII
e
et XVIII
e
siècles
69. MOLIÈRE, 1673




