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Livres des XVII
e
et XVIII
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siècles
Livres des XVII
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siècles
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38.
ASSOUCY (Charles Coypeau d’).
L’Ovide en belle humeur.
Suivant la Copie imprimée à Paris
[Leyde : Bonaventure et Abraham Elzevier],
1651.
— In-12, 92 pp., (2 ff.
dernier blanc). Maroquin vert janséniste, doublures de même maroquin orné d’un décor à compartiments
ornés de fers filigranés en forme de volutes et de points dorés, fleur dorée aux angles, doubles gardes de
papier marbré, tranches dorées sur marbrure (
Thibaron-Joly
).
1 500 / 2 000 €
Willems, n° 690. - Brunet, I, 601.
Très belle édition imprimée à Leyde par Bonaventure et Abraham
Elzevier.
Ce volume, nous dit Willems, « passe à bon droit pour l’un des
plus rares de la collection », affirmation confirmée par Brunet.
Cet
Ovide en belle humeur
est une pièce burlesque en vers,
parodie très enjouée et des plus savoureuses du premier livre
des
Métamorphoses
d’Ovide. L’édition originale parut l’année
précédente. Son auteur était le musicien et poète errant Charles
Coypeau, sieur d’Assoucy (1604-1674). Il avait notamment
collaboré avec Molière et Corneille, composant pour ce dernier
la musique d’Andromède en 1650.
On trouve en tête, après l’épître au comte de Saint-Aignan, 3
compliments en vers de Pierre Corneille, de de Chavannes et de
Tristan L’Hermite.
SUPERBE EXEMPLAIRE EN RELIURE DE THIBARON-
JOLY, dont les doublures en maroquin sont ornées d’un riche
décor à compartiments dans le pur style des riches reliures
décorées du XVII
e
siècle.
Il provient de la prestigieuse collection de Raphaël Esmérian et
de celle du comédien, sociétaire de la Comédie-Française, Jean
Meyer (1914-2003).
Infime frottement à la charnière du premier plat, et petite
craquelure sans gravité à la charnière du second plat.
Provenances : Raphaël Esmerian, avec ex-libris (cat. 1972, II, n°
127) - Jean Meyer, avec ex-libris (cat. 24-02-2009, n° 89).
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39.
BALZAC (Jean-Louis Guez de).
Lettres de feu monsieur de Balzac à monsieur Conrart.
Paris : Louis Billaine, 1677.
— In-12, 390 pp., (3 ff. dernier blanc). Maroquin rouge, triple filet doré en
encadrement, fleuron doré aux angles et armes dorées au centre sur les plats, dos à nerfs orné de pièces
d’armes, roulette dorée intérieure, tranches dorées (
reliure du temps
).
3 000 / 4 000 €
Tchémerzine, I, 402.
Ces lettres parurent pour la première fois en 1659, soit 5 années après la mort de Jean-Louis Guez de Balzac (1654).
Publiées par Girard, archidiacre d’Angoulême, secrétaire de Balzac et son exécuteur testamentaire, elles s’étendent sur
la période 1648 à 1654.
Poète et grammairien, Valentin Conrart (1603-1675) était également le premier secrétaire de l’Académie de 1634 à 1675.
Cette position lui permit de jouer un rôle important dans le monde des lettres. Fin connaisseur de la langue française, il
fréquenta le salon de Rambouillet puis celui de Mademoiselle de Scudéry, et favorisa les entreprises littéraires de ses
amis dont Balzac faisait partie. Ces lettres sont un témoignage de leur amitié.
Cette édition était destinée à compléter celle des
œuvres de Balzac en petit format que Louis Billaine
avait projeté de publier. Elle se divise en 5 livres, le
dernier contenant des lettres de Balzac à diverses
personnes telles que le cardinal de Mazarin, le marquis
et la marquise de Montausier, La Motte Le Vayer, etc
Exemplaire en reliure légèrement postérieure, AUX
ARMES DE LA COMTESSE DE VERRUË.
Jeanne Baptiste d’Albert de Luynes, comtesse de
Verruë (1670-1736), était non seulement une grande
collectionneuse de tableaux et d’objets d’art, mais
également l’une des plus grandes bibliophiles de son
temps. Sa bibliothèque, partagée entre Paris et
Meudon, comprenait environ 18 000 volumes. Ses
livres sont généralement reliés en maroquin de
diverses couleurs ou en veau, et arborent ses armes sur
les plats et au dos les symboles du lion et des macles
rappelant les armes d’Albert de Luynes et de Rohan.
L’exemplaire rentra plus tard dans la bibliothèque de
l’écrivain Anatole France.
Exemplaire très bien conservé. Le dos a été très
habilement reteinté.
Provenances : Jeanne Baptiste d’Albert de Luynes,
comtesse de Verruë, avec ses armes sur les plats et ses
pièces d’armes au dos. - L. R. B. de Zeily, avec sa
signature sur le titre. - Anatole France, avec son ex-
libris et son cachet au verso de la première garde
blanche.




