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Il le remercie au nom de la
Société Impériale Musicale Russe
de sa promesse « de venir à Moscou vers le 9 février pour prendre part à un
de nos concerts. On se réjouit beaucoup de vous entendre ». Il ne pourra malheureusement pas lui « faire personnellement les honneurs
de Moscou, car dès la fin de janvier, j’entreprends une grande tournée en Allemagne », et il ira ensuite à Paris pour voir ses amis. « Le
chef d’orchestre de notre Société Mr Max
E
rdmansdoerfer
vous prie de vouloir bien le prévenir quel est le morceau ou les morceaux que
vous jouerez et de lui dire où et comment peut-on obtenir les partitions et les parties séparées que vous ferez entendre aux Moscovites ».
Il est sûr « que la Section de notre Société de Petersbourg profitera de votre voyage à Moscou pour vous inviter à jouer à Petersbourg »…
Il renouvelle ses regrets : « Je suis bien malheureux en pensant que je ne serai pas là quand vous viendrez »…
124.
Giuseppe VERDI
(1813-1901).
N
otes
autographes en marge d’un questionnaire de Paul Taffanel, et
manuscrit
autographe
avec 3
citations
musicales
, septembre-octobre 1894 ; plus 30 lettres (minutes) et notes autographes de Paul
T
affanel
;
2 pages oblong in-4 avec enveloppe autographe, plus une trentaine de feuillets formats divers principalement au crayon.
2 500/3 000
P
réparation
de
la
création
d
’
O
tello
à
l
’O
péra
de
P
aris
le
12
octobre
1894
.
Busseto 7 septembre 1894
. En réponse à une lettre de Paul Taffanel
(brouillon et minute joints) : « Je vais avoir dans 99 jours l’unique
honneur de diriger votre
Otello
à l’Opéra : ce sera une des plus
vives joies de ma vie et ma plus grande gloire sera de faire rendre
à mon orchestre les moindres de vos intentions. J’aurais été bien
heureux d’avoir une entrevue avec vous avant les premières études
pour que vous me donniez vos précieuses indications. […] J’espère
que l’admiration que j’éprouve pour vos œuvres m’aidera à ne pas
m’égarer et m’empêchera d’engager mes artistes dans une route que
vous désapprouveriez. Lorsque vous viendrez vous nous trouverez en
possession de la note et des nuances. Vous connaissez l’orchestre qui
a joué
Aïda
sous votre direction. Si malgré mes efforts j’avais commis
quelque erreur, une simple parole de vous la remettra bien vite dans
la bonne voie »… Il lui transmet sous forme de tableau à colonnes
des observations faites dans l’étude comparative de la partition et des
parties ; il s’agit de « divergences, de nuances omises ou mal placées ».
Il lui a fallu prendre un parti, en espérant avoir correctement interprété
la pensée du maître…
E
n marge
du
tableau
des
neuf questions
posées
par
T
affanel
, V
erdi
a
porté
de
sa
main
les
réponses
. Pour certains
traits, marqués « coulé » dans la partition et « détaché » dans les parties,
Verdi s’est contenté à chaque fois de rayer « coulé ». Pour la p. 118, il
écrit : «
Corde doppie
autant que possible… La force ici ne sera jamais
de trop ». À propos d’un point d’orgue à la p. 181, il indique : « après la
blanche pointée un
silence
bien court bien court »… Quant aux trilles,
en réponse à la question « doivent-ils être
attaqués
par la
note même
du
trille ? », il répond : « toujours ».
[12 octobre 1894]
. Sur papier à en-tête du
Grand Hôtel
, Verdi a rédigé
une note en 6 points pour Taffanel, en italien, avec 3 citations de
musique
: précisions ou remarques : les cymbales en contretemps ;
mettre un trombone à la fin du ballet [musique] ; laisser un seul
hautbois pour le
mi
dans le Duetto ; les violons plus
piano
dans le
Salice
; le trille des violons au final de l’acte I en
diminuendo
; le solo
de violon dans le solo d’Otello à l’acte II «
très peu
très peu
plus vite »…
P
lus
un
dossier
de
notes
préparatoires
de
T
affanel
: notes de
répétitions, indications à reporter sur la partition (avec extraits musicaux), liste de précisions à demander à Verdi, liste de corrections
(dont un carnet in-12 de 12 pages, la plupart des notes biffées lorsque effectuées), indications sur les tombés de rideau, mémentos divers
(« faire accorder avant le 4
e
acte », « fixer les recommandations que j’ai à faire au commencement de chaque acte », « avoir les feuilles de
présence des 3 dernières répétitions, en faire un tableau »), éléments « à répéter, à essayer »composition de l’orchestre pour la répétition
du 11 septembre, etc.
125.
Giuseppe VERDI
. L.A.S., Milan 15 janvier 1898, à Paul
T
affanel
, avec brouillon autographe de lettre de Paul
T
affanel
à Verdi, 12 janvier 1898 ; 2 pages et demie in-8, et 4 pages in-8 (au dos de programmes imprimés).
2 000/2 500
P
rojet
de
création
des
P
ezzi
sacri
à
l
’O
péra
de
P
aris
(Taffanel en assura la création le 7 avril 1898, sans l’
Ave Maria
).
12 janvier 1898
. Taffanel écrit à Verdi qu’il s’est entretenu avec
B
oïto
du projet ambitieux d’exécuter les œuvres religieuses que Verdi
avait récemment écrites. La salle du Conservatoire ayant été « condamnée comme dangereuse », il lui a fallu organiser cette année ses
concerts à l’Opéra, ce qui est un bienfait du point de vue de l’acoustique. « Ces 1
ers
concerts qui ont eu lieu devant des salles combles




