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Musique et Spectacle
[…] J’ai donc rêvé mon très cher maître de faire applaudir
une fois de plus par ce public qui vous aime un de vos
nombreux chefs d’œuvre. Voulez-vous me confier cette
mission enviable ? »…
Milan 15 janvier 1898.
Verdi est flatté de la demande
qui lui est faite : « Comme vous pouvez bien vous
imaginer, je serais très honoré de faire exécuter dans le
Concerts du Conservatoire de Paris, un de ces morceaux
que j’ai dernièrement écrit dans mes loisirs. Mais
malheureusement ces morceaux sont quatre, et dans
ma pensée n’en font qu’un seul. Par conséquent il faut
les exécuter de suite, l’un après l’autre. Je sais, et je
comprends fort bien, que cela serait impossible dans les
concerts du Conservatoire, où il faut un répertoire très
varié, très court, et d’un effet sûr, chose impossible avec
des morceaux neufs ! » Il regrette de devoir donc renoncer
malgré lui à cet honneur…
126.
Giuseppe VERDI
. L.A.S., Milan 24 janvier 1898, à Paul
T
affanel
, avec minutes de télégramme et de lettre de Paul
T
affanel
du 21 janvier ; 1 page et demie in-8, enveloppe, et 3 pages in-8.
1 500/2 000
P
rojet
de
création
des
P
ezzi
sacri
à
l
’O
péra
de
P
aris
(Taffanel en assura la création le 7 avril 1898, sans l’
Ave Maria
).
Taffanel précise à Verdi qu’il a bien l’intention de faire entendre les «
quatre pièces
», ainsi qu’il avait convenu avec Boïto : « je compte
préparer cette audition pour les Concerts spirituels des 7 et 8 Avril »…
Verdi répond que « l’époque du
7
et
8
avril pour l’exécution est excellente. Monsieur
R
icordi
fait travailler pour imprimer les
partitions et extrair les parties orchestre et chœurs. […] Je suis très pressé aujourd’hui mais d’ici quelques jours je vous écrirai pour la
durée des morceaux, pour les chœurs, etc »… Il espère le voir à Paris vers la fin mars…
127.
Giuseppe VERDI
. L.A.S., Gênes 28 mars 1898, à Paul
T
affanel
; 1 page in-8, enveloppe.
1 500/2 000
P
rojet
de
création
des
P
ezzi
sacri
à
l
’O
péra
de
P
aris
(Taffanel en
assura la création le 7 avril 1898, sans l’
Ave Maria
).
« Je ne peux pas, hélas ! venir à Paris, et mon ami
B
oïto
vous dira mes
intentions pour les morceaux que vous exécuterez. Je sais que je suis
en bonne main, et sous ce rapport je suis tranquille. Très heureux de
confier ma musique à vous et à la Société de Concert du Conservatoire.
Je vous recommande bien vivement la distribution de l’orchestre et des
chœurs tel que vous la montrera Boïto par le plan que j’ai dessiné »…
O
n
joint
la minute de réponse de Taffanel à Verdi (1
er
avril), et le
brouillon de sa dépêche après la création (9 avril) ; plus le
télégramme
original envoyé par Verdi à Taffanel le soir de la création,
7 avril
1898
: « Loin malgré moi de Paris je ne peux pas vous dire de vive voix
combien vous suis reconnaissant des soins apportés à exécution ma
musique. Merci mon cher Taffanel à vous aux charmantes interprètes
des
Laudi
à l’orchestre aux chœurs »…
128.
Giuseppe VERDI
. L.A.S., Milan 1
er
juin 1898, à Paul
T
affanel
; 1 page et demie in-8, enveloppe.
1 500/2 000
A
près
la
création
des
P
ièces
sacrées
à
P
aris
(7 avril).
« Ah la belle et bonne lettre que vous m’avez écrite le 28 mai !! Vous
ne pouvez imaginer le plaisir que j’ai éprouvé sachant que la Société
des Concerts dans l’assemblée générale a bien voulu rappeler mon
nom, et juger avec indulgence mes dernières compositions. Je sais que
si cette musique a obtenu quelque succès, je le dois à l’exquise et
magistrale interprétation. J’en remercie profondément vous, le vaillant
Chef, et tous les excellents interprètes ; et je souhaite à la Société
tous les succès possibles pour la prospérité de l’Art qu’elle honore si
hautement »…




