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Musique et Spectacle
de l’Opéra, concernant son éventuelle participation aux études des
Maîtres Chanteurs
, avec détail de ses engagements à Bayreuth, « à
moins que M
me
W
agner
ne m’autorise à quitter Bayreuth avant la fin
des repr. » (20 juin 1897)… Il copiera les indications sur la partition
de M. Kniese pour Taffanel… Confidences sur les tractations entre
Mme Wagner et Pedro Gailhard, codirecteur de l’Opéra, à son égard :
«
Entre nous
voilà la clef du mystère : M
me
W. m’a dit qu’elle me
donnerait évidemment ma liberté au courant d’août, mais qu’elle ne
voulait l’écrire aux d
eurs
de l’Opéra, que lorsque ceux-ci lui auraient
répondu au sujet de M
me
Mottl […], et vous pouvez compter bientôt
sur moi. Je m’en réjouis beaucoup et me fais une fête de travailler
cette belle œuvre à vos côtés » (11 juillet 1897)… Il l’assure du bonheur
qu’il a eu à travailler avec lui sur
Les Maîtres Chanteurs
, et se réjouit
du succès de ses propres concerts à Genève… Invité à déjeuner chez
Halphen, il viendra chez Taffanel à 10 h demain, « causer
Siegfried
et
m’instruire car je me suis bien aperçu que vous possédiez, l’autre soir,
la partition, dans tous ses dessus et dessous. Tandis que moi je n’ai
que des souvenirs d’amateur ! » ([décembre 1901])… Envoi de deux
mesures pour corriger une précédente indication sur le hautbois…
Recommandation d’Émile Nerini, neveu de son premier maître de
clavecin Émile Decombes… Invitations, remerciements, félicitations,
plus une lettre de « gloussements de joie » à la décoration de Taffanel,
signée aussi par G. Montégut, A. Risler, M. Risler, Florent Smith
etc.
O
n
joint
3 l.a. ou l.a.s. (minutes) de Taffanel à Risler ; et la
photocopie des lettres de Taffanel à Risler.
117.
Joseph Guy ROPARTZ
(1864-1955). 13 L.A.S. (une sur carte de visite), Paris, Nancy et Marnes [1894]-1900, à Paul
T
affanel
; 15 pages formats divers, la plupart à en-tête
Conservatoire national de musique de Nancy
ou
Conservatoire de
Nancy
.
250/300
Il dépose sa carte de visite : « J’avais à vous demander de ne pas oublier mon
Psaume
si vous avez cette année des auditions d’œuvres
inédites » ([février 1894])… Il revient à plusieurs reprises sur son souhait de lui faire entendre ce
Psaume
pour chœur et orchestre, et
envoie la partition chant et piano de l’œuvre, pour lecture par Comité de la Société des Concerts ; il est sûr de la parfaite exécution de
l’œuvre… Il a fait entendre une admirable cantate de Bach pour Basse Solo, qu’il croit jamais encore exécutée en France : « Le baryton
Daraux qui a vraiment une voix et un style de concerts y a été merveilleux » (22 décembre 1898)… « Ma Symphonie dont vous avez
si bien dirigé le final aux Concerts du Trocadéro n’a pas semblé vous déplaire. Ce serait peut-être bien audacieux de ma part d’en
demander l’exécution à la Société des Concerts. Qu’en pensez-vous ? » (17 septembre 1900). Prière de lui permettre d’assister à une
répétition générale ; introductions de M. Krauss, premier prix à Nancy, et de Mlle Juliette Lair, autre élève qui « a plus de dispositions
que d’acquit » (11 octobre 1900) ; évocation du travail ardu pour préparer la
Neuvième Symphonie
; envoi des partitions d’une cantate et
de sa
Fantaisie
, etc.
118.
Samuel ROUSSEAU
(1853-1904). 40 L.A.S. (et 2 cartes de visite a.s.), 1894-1900 et s.d. ; 77 pages, la plupart in-8.
300/400
B
elle correspondance musicale
et amicale
.
13 novembre 1894
. Il lui soumet son
Libera
: « Si vous me faites l’amitié de le lire permettez
à mon amour propre d’auteur d’attirer votre attention sur le
Kyrie
qui apparaît page 13 – c’est le chant liturgique [
musique
] qu’on doit
dire immédiatement après un grand morceau de musique profane, j’ai eu l’idée de l’utiliser et de le fourrer dans le morceau même. Ce
qu’il y a de curieux c’est que le clergé de toutes les églises a compris ce que j’avais fait, de telle sorte que maintenant dans les églises
on ne chante plus le
Kyrie
susdit. J’ai donc eu la gloire d’avoir modifié cette chose immuable qu’on appelle la liturgie »…
18 mars 1895
,
remerciant de l’avoir introduit auprès des directeurs de l’Opéra où il espère un jour être entendu. En 1898, plusieurs courriers sur son
souhait de succéder à la classe d’harmonie du regretté
B
arthe
, pour laquelle il est en compétition avec
M
arty
. Au cas où ce dernier
serait nommé, on compte sur lui pour la classe d’ensemble vocal : « Vous comprenez que son aimable
projet
tombe mal puisque justement
le même poste à la Société des Concerts m’effraye déjà pour ma santé. En supprimant les odieuses et fatigantes leçons particulières
je pourrais cumuler à la rigueur la Société et la Classe très tranquille d’harmonie […] et cependant comment refuser un poste au
Conservatoire où j’ai le devoir d’entrer pour la carrière à venir »…
[29 septembre 1898]
. « À propos de cette nomination saurez-vous me
dire si
S
aint
-S
aëns
assiste aux séances de la Commission (dont il fait partie de droit) - si oui je tâcherai de le voir ». Il requiert vivement
l’appui de Taffanel pour ce poste… La plupart des autres courriers concernent les séances du Comité des Concerts du Conservatoire,
ainsi que l’organisation et la programmation des représentations : choix des interprètes, envoi du matériel, notification des rectifications
à apporter dans l’exécution des œuvres, répétitions… Également plusieurs lettres relatives à l’exécution de ses morceaux par Taffanel,
dont
Mérowig
, pour lequel il s’est « attaché à en faire une sélection ». Plus diverses nouvelles de santé, vœux de bonne année, réservation
de places pour l’Opéra, demande des adresses de Boïto et Verdi en Italie, prises de rendez-vous, etc.
O
n
joint
2 minutes de réponse de
Taffanel et 1 l.a.s. d’Eugène d’
H
arcourt
.




