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119.
Camille SAINT-SAËNS
(1835-1921). P.A.S.
musicale
avec
dessin
, [avril 1872] ;
7 x 11 cm au verso de la carte commerciale des
Fayences d’Art Th. Deck
. 500/600
Carte adressée à Paul
T
affanel
accompagnant un plat de faïence pour le remercier de
la création de sa
Romance pour flûte
op. 192, le 6 avril 1872 à la Société Nationale, salle
Pleyel, avec Saint-Saëns lui-même au piano.
Saint-Saëns a inscrit à l’encre noire les deux premières mesures de la
Romance
, dessiné
une branche fleurie, et signé.
Une note explicative de la fille de Taffanel est jointe.
120.
Camille SAINT-SAËNS
. 21 L.A.S. (certaines avec
musique
)
, 1882-1906, à Paul
T
affanel
; 50 pages formats divers, qqs
en-têtes, 9 enveloppes, une adresse.
2 500/3 000
B
elle
correspondance musicale
et
amicale
de
l
’
un
des musiciens
les
plus
importants
pour
la
carrière
de
T
affanel
,
et
le
parrain
de
la
seconde
fille
du
flûtiste
, Marie-Camille (née le 17 juin
1882)
.
Sachant que l’invitation à assumer ce rôle de parrain était délicate, à cause de l’échec du mariage du compositeur et de la mort de ses
deux fils, Taffanel avait fait une démarche, dès avant la naissance de l’enfant, auprès de la mère de Saint-Saëns (minute de Taffanel).
7
mai 1882
: « J’avais juré que je ne serais plus parrain. J’ai pour cela deux raisons ; la première que tu devines, et subsiste ma répugnance
pour les cérémonies religieuses. Il me semble pourtant qu’il y aurait un moyen de tout arranger, en me faisant représenter à la cérémonie
par un ami quelconque. À cette condition j’accepterais, et avec grand plaisir »…
[17 juin]
: « Félicitations et amitiés !! Ma mère qui est dans
son lit très souffrante d’un gros mal de reins me charge de vous dire qu’elle est bien contente que ce soit une fille »…
4 juin [1892]
: « Ce qui est désolant, c’est que tu ne joueras plus de flûte, et qu’on n’en jouera plus jamais comme toi » [
citation musicale
du solo de flûte de l’air d’
Ascanio
]…
[Novembre 1892]
, réponse avec 8 mesures de
musique
à une demande urgente sur des coups d’archet
pour
Le Rouet d’Omphale
.
Milan 24 décembre 1895
: il a dû quitter Paris après la 2
de
représentation de
Frédégonde
: « L’orchestre a été
parfait, et plus que parfait, […] une phalange de héros conduite par César »…
Cadix 3 janvier 1897
, félicitations sur l’interprétation de
La Nuit persane
…
1
er
novembre 1897
, il a demandé à Rose
C
aron
de chanter dans
La Lyre et la Harpe
…
30 novembre 1897
: il se réjouit
de l’acceptation de « la délicieuse Bartet » à participer à une cérémonie : « Voici comment je comprends la chose : le prélude (flûtes,
harpes, violons et altos). Le chœur “Bacchus &c” dans son entier. Il faudra faire donner les coups de cymbales
avec discrétion
, de façon
à ce qu’ils ne produisent pas d’effet choquant en mettant seulement quelques grains de poivre dans la sauce. L’Hymne à Éros avec le
solo de Baryton, précédé de 4 mesures [
musique
] et l’enchaînement avec la scène de Mademoiselle Bartet et le chœur à 3 temps “Tu n’es
pas la première” qui terminera la cérémonie »…
[16 novembre 1898]
, conseils fraternels pour l’interprétation d’une œuvre lyrique…
Las
Palmas 20 février 1899
, remerciant pour l’exécution « merveilleuse » d’une de ses symphonies…
Las Palmas 18 février 1900
, sur la cantate
qu’il vient de composer,
Le Feu du Ciel
, qui conviendrait aux concerts officiels de Taffanel : « Elle ne sera pas bien longue, par la raison
que j’ai dû prendre le parti de faire déclamer toute la première moitié du poème, avec ritournelles d’orchestre. Un soprano solo et les
chœurs se chargent du reste. Il y a une partie d’orgue, 8 trompettes (mais cela ne ressemble en rien à ce que j’ai fait dans ce genre), il y
a un grand chœur fugué, plutôt dans la manière de François Haendel que dans celle de François Bazin, ce qui est peut-être regrettable,
mais on fait ce qu’on peut ; il y a un grand solo de violon ; un long trait en triples croches pour les 1
ers
V. de l’orchestre ; on pince de la
harpe et on tape à tour de bras sur un tamtam […] On pourrait faire poser des fils électriques sous les sièges des auditeurs et leur donner
une secousse violente à chaque coup de tamtam ; tu réfléchiras ! »…
Marseille 24 décembre 1900
: « j’ai eu la grrrrande symphonie, le




