76
234.
Gabriele d’ANNUNZIO
(1863-1938). L.A.S., Florence 18 septembre 1898, à un confrère du
Figaro
; 3 pages et demie
petit in-4 à son adresse
La Capponcina, Settignano di Desiderio (Firenze)
(fentes aux plis réparées avec petit manque sans
perte de texte).
400/500
Il s’excuse de son long retard : « Absorbé entièrement par un travail terrible, je n’ai pas eu le loisir d’écrire les quelques articles que je
vous avais promis ». Il l’assure de sa bonne volonté dans « l’envoi de cette prose commémorative, de cet éloge funèbre dans lequel je me
suis efforcé d’exprimer la poésie essentielle de l’événement tragique » [il s’agit de l’assassinat d’Élisabeth d’Autriche,
Sissi
; l’hommage
de D’Annunzio,
La virtù del ferro
, publié dans le
Mattino
de Naples le 29 septembre 1898, ne semble pas avoir été repris dans le
Figaro
].
Il enverra prochainement de la nouvelle copie : « Je voudrais écrire un article sur le Pape [
L
éon
XIII], à propos de sa santé ». Il est en
Toscane, où il a énormément travaillé : « J’ai terminé
La Joconde
et j’ai presque achevé
La Tragédie de la Foule
. Et mon grand roman
Le
Feu
va paraître cet automne dans
La Revue de Paris.
J’ai commencé les études pour
Le Dictateur
, qui sera à vous »...
235.
Jacques AUDIBERTI
(1899-1965).
P
oème
autographe signé avec
dessin
au verso,
Quod fuit ante
, 6 février 1941 ; 1 page
in-4, dessin au verso (fentes et réparations).
200/250
Poème de quatre sizains :
« Je ne pleurerai pas une perte passée
Quand – du flot de mes jours la dernière rosée
Dans le nombre parfait…–
Les roussâtres épis commenceront de fendre,
Épave transparente où tanque le scaphandre,
L’arche qui m’étouffait »…
Au dos, un grand
dessin
à la plume, d’une femme assise nue, la tête recouverte de ses cheveux, image d’une femme-rivière…
236.
Jules BARBEY D’AUREVILLY
(1808-1889). L.A.S., 12 janvier 1849, à Francis
L
acombe
; 1 page in-8, enveloppe avec
cachet de cire noire à ses armes.
500/600
B
elle
lettre
. « Je vous crois mon ami et je sais que vous ne percez pas la main qui s’appuye sur votre épaule, mon cher Roseau pensant.
J’ai donc mis des espérances dans les plis de votre
Étendard
, lequel se déploie toujours le
16
, n’est-ce pas ? dans l’horizon émerveillé ?
Sur cela, il faut que je vous parle et puisque vous êtes rédacteur en chef, que je m’entende avec vous. J’ai mal au pied et ne puis sortir
plus que si j’étais une chinoise prise dans l’anneau de sa pantoufle »… Il l’invite donc à dîner en
testa a testa
, chez lui. «
L’Univers
qui n’est
pas à mes pieds
ignore mon adresse. Je vous prie et vous défends de ne pas la lui donner. Ma grotte, ma tanière, mon trou (sans compter
les autres) se trouve
rue
N
euve
de l’Université. 12
[…] Soyez exact comme un Roi. Vous n’êtes déjà plus républicain »…
237.
Henri BARBUSSE
(1873-1935). 2 P.S. avec apostilles autographes, Paris 2 décembre 1932 ; 4 pages in-4 chaque sur papier
timbré.
80/100
B
ail
en deux exemplaires par lequel Eugène Adolphe Chalumeau donne à loyer à Barbusse, un appartement de 9 pièces et une
antichambre au deuxième étage sur rue, au 237 rue Lafayette, avec précision des conditions et charges…
O
n
joint
:
La Gloire vivante
, tapuscrit d’un poème de Jacques
F
eschotte
en hommage à Zola, avec envoi a.s. à Marcel Batilliat (lu au
pèlerinage de Médan le 16 octobre 1927 ;
La Grande Joie du Père Duchêne
(25 floréal 79 [14.V.1871]) ; et un n° de
Seine et Oise
sur Paul
F
ort
(22 mai 1963).
238.
Charles BAUDELAIRE
(1821-1867). L.A.S., Honfleur 27 janvier 1859, [à Gustave
R
ouland
, ministre de l’Instruction
publique] ; 1 page et demie in-8.
2 500/3 000
Baudelaire le remercie « non seulement de l’indemnité littéraire [300 fr. pour ses traductions d’Edgar
P
oe
] qui m’est accordée par vous,
mais surtout de la bienveillance dont elle est le symptôme. Au moment où mes amis se chargeaient de vous demander pour moi ce
service, ils me faisaient en même temps l’honneur de me demander ma collaboration pour la nouvelle
Revue
[la
Revue Européenne
créée
pour torpiller la
Revue Contemporaine
d’Alphonse de
C
alonne
]. J’ai dû répondre que je resterais avec M. de Calonne jusqu’au moment
où il sombrerait dans la lutte qu’il veut soutenir, et que j’étais lié avec lui plus encore par sa bonne grâce que par notre traité. […] Je sais
que ces sentiments sont faits pour vous plaire »… [Rouland a transmis cette lettre au poète Auguste
L
acaussade
.]
Correspondance
, Bibl. de la Pléiade, t. I, p. 542.
239.
Charles BAUDELAIRE
. L.A.S. « C.B. », [Paris 27 avril 1860], à Auguste
P
oulet
-M
alassis
« Imprimeur », à Alençon ;
1 page in-8 à l’encre bleue, adresse.
2 500/3 000
S
ur
L
es
P
aradis
artificiels
(Poulet-Malassis, 1860).
« Il est inutile que je vous renvoie votre épreuve aujourd’hui. Je suis en train de piocher dur la Note biographique relative à
D
e
Q
uincey
. J’ai les documents sous les yeux, et ils ne me viennent pas de Sasonoff. [Constantin]
G
uys
ne m’a pas répondu, mais j’ai fait la
LITTÉRATURE




