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Littérature
244. [
Charles BAUDELAIRE
].
Jacques CRÉPET
(1874-1952). 2 L.A.S., Paris 20 juin 1946, à la secrétaire de la Société des
Gens de Lettres ; 2 pages et demie in-8.
100/120
Au sujet des recherches du grand baudelairien dans les archives de la Société des Gens de Lettres, concernant le différend qui aurait
opposé Baudelaire au musicien anglais Robert
S
toepel
, qui aurait commandé au poète « pour être déclamée avec accompagnement de sa
musique, une traduction en vers d’un poème de
L
ongfellow
(
Le Calumet de Paix
, qui fut compris dans l’édition posthume des
Fleurs
du Mal
) », mais serait parti pour Londres sans rémunérer Baudelaire… L’autre lettre concerne les demandes d’avances de Baudelaire,
auxquelles répondait un certain FM : « J’ai pensé à Firmin
M
aillard
qui a beaucoup connu Baudelaire »…
O
n
joint
une l.a.s. de Paul
B
rulat
à une poétesse auteur d’un
Hommage à Baudelaire
(1935).
245.
Emmanuel BERL
(1892-1976).
M
anuscrit
autographe signé ; 6 pages in-4 sur papier perforé.
100/150
S
ur
la
jeunesse
et
la vieillesse
… « La vieillesse, comme elle est pour son malheur, le contraire de la jeunesse en paraît aussi le pendant.
Elles se complètent et ne s’opposent guère ». Il met en évidence le rôle des grands-parents, qui grandit du fait de « l’accroissement de la
longévité et l’abaissement de l’âge de la retraite », et malgré « le déni de la vieillesse qui semble une déchéance qu’aucune contrepartie
ne compense. […] Ce qui naguère paraissait expérience, se révèle aujourd’hui ignorance ». Les générations nouvelles se replient sur elles-
mêmes et sont plus angoissées, et on ne voit plus d’amitiés fructueuses comme celles de Renan et Berthelot, Taine et Prévost-Paradol :
« À l’isolement du vieillard, répond la solitude de l’adolescent ». Le problème de la jeunesse et le problème de la vieillesse doivent être
traités conjointement, et jeunes et vieux doivent se fréquenter et s’aider…
O
n
joint
6 poèmes autographes la plupart signés (1950) de Jean-Luc
D
éjean
(1921-2006).
246.
Maurice BLONDEL
(1861-1949) philosophe. 9 L.A.S., 1 L.S. et 3 cartes a.s., 1912-1948, à Armand
C
hambon
; 28 pages
et demie formats divers, qqs adresses.
200/250
C
orrespondance
à
un
ancien
élève
.
Loctudy 8 août 1912
. Félicitations sur sa licence de philosophie, et son projet de faire une licence
d’histoire. « Vous ne doutez pas de l’intérêt affectueux avec lequel je suivrai toujours les progrès de votre carrière »...
Quincy par
Montbard 21 septembre 1913
. Vœux pour son avenir ; regrets sur l’« étroitesse incurable des conditions matérielles » de l’enseignement
libre...
Aix 16 octobre 1913
. Il lui propose de donner « quelques leçons d’histoire à un adolescent, de santé délicate »...
28 février 1915
. « Je
m’unis de cœur à votre peine, à vos prières, à vos espérances chrétiennes, la seule consolation véritable que la mort puisse nous laisser »...
27 janvier 1921
. Critiques et conseils après lecture de sa dissertation sur le problème « trop vaste » des conséquences de l’industrialisme ;
il faut « concentrer votre réflexion sur les points essentiels », etc. « J’espère que vous pouvez étudier les auteurs philosophiques que
vous avez entre les mains, & que vous ne trouvez pas trop de difficultés à les comprendre »...
Saint-Seine-sur-Vingeanne 4 septembre
1921
. Devant les « difficultés incroyables de découvrir une situation », Blondel va recommander Chambon à un ancien collègue de Lille,
Petit-Dutaillis [inspecteur général de l’enseignement secondaire en histoire]...
Magny-la-Ville (Côte d’Or) 25 août 1922
. Il analyse la
situation de Chambon, et s’interroge sur les possibilités d’un poste aux Arts et Métiers de Vierzon, ou de leçons à Rome. « J’espère
que la Providence vous guidera vers la meilleure solution, en récompense de votre dévouement, de votre labeur, de votre délicatesse »...
30 septembre 1922
. Souhaits de bienvenue à ses nouvelles fonctions de professeur de littérature à l’école régionale de Vierzon...
Aix 11
décembre 1922
. Vœux après sa nomination aux Arts et Métiers de Cluny. « Je suis remplacé pour l’année à la Faculté par M.
G
oblot
(de Lyon) qui fait des conférences de 2 h½. J’admire ce zèle »...
Aix 16 janvier 1923
. « Je connais ce vénérable Cluny & je vous suis par
l’imagination comme par l’affection dans ces vastes & vénérables bâtiments. Vous saurez vous faire estimer & apprécier [...] Je corrige
les épreuves de mon livre sur
O
llé
-L
aprune
& je rédige
la Pensée
»...
15 janvier 1924
. Nouvelles familiales, et du « branle-bas » à Aix
dans les milieux éducatifs catholiques...
20 février 1948
. Félicitations sur son fils Yves Chambon, jeune docteur en médecine. « Nous
voici ce matin sous une chute de neige assez abondante et ma santé, si précaire en ma 87
ème
année, m’oblige à d’extrêmes précautions,
d’autant plus que j’ai été pris d’une bronchite aiguë qui m’éprouve beaucoup et m’arrête complètement dans mon travail »...
O
n
joint
2
enveloppes autogr. ; une carte-souvenir à son effigie, et qqs lettres de Léopold d’Or relatives aux Amis de Maurice Blondel (1949-1950) ;
plus un poème a.s. de César
S
antelli
,
L’Enfant malade
.
247.
Antoine BLONDIN
(1922-1991). L.A.S. « Antoine », [à Roger
N
imier
] ; 1 page in-4 de cahier d’écolier.
400/500
A
musante
lettre
de
vacances
aux
sports
d
’
hiver
. « Ma Gégette, Ce mot clandestin (pour changer) afin que tu saches que le voyage
a été une abomination, coupée par un excellent repas à Arnay-le-Duc et un morne dîner chez le préfet de l’Isère qui nous lit. J’ai
manqué passer la main à la sous-préfète sous les ombrages du boulingrin. J’y ai gagné une fluxion qui m’empêche désormais de fermer
l’œil. […] Nous vivons en général dans le soleil et la neige et, moi, dans mon lit en particulier. Il s’agit d’une auberge assez avenante
dans un hameau d’une dizaine de feux », avec le fils de Georges
D
uhamel
, « jeune chercheur assez lunaire, spécialisé dans la fistule de
l’adolescent, ce qui peut toujours servir. Il est ami des
G
uimard
, ce qui nous le colle un peu sur le dos, mais bon skieur, ce qui l’éloigne
beaucoup. Le Rond-Point me manque. […] Lisez – Apprenez – détruisez ». Il ajoute en note le menu de leur déjeuner à Arnay-le-Duc.
248.
Léon BLOY
(1846-1917). L.A.S. et P.A.S., 1892-[1898] ; 1 page in-8 chaque.
500/600
5 novembre 1892
, à Henri
C
ayssac
. « Deux mots seulement pour vous dire que je vous aime infiniment & pour vous prier d’accueillir
avec bonté les 20 fr. ci-joints. Nous sommes des pauvres & nous avons le devoir d’en être fiers. Si vous dissipâtes votre bien, c’est qu’il
fallait que vous fussiez ou que vous devinssiez un indigent pour être l’ami de Léon Bloy »…
[1898]
.
Préface du “Mendiant ingrat”
Journal de Léon Bloy (1892-1895)
. Texte complet de cette préface : « Malheur à celui qui n’a
pas mendié ! Il n’y a rien de plus grand que de mendier »... Ce livre est la suite du
Désespéré
... Et Bloy conclut : « Au seul point de vue
de l’histoire des Lettres françaises, il n’est pas inutile qu’on sache de quelle manière la génération des vaincus de 1870 a pu traiter un
Écrivain fier qui ne voulut pas sa prostituer ».
Reproduction page 81




