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juriste hollandais), courte lettre en latin et grec. Gabriel de

l’a

uBespine

(1579-1630, évêque d’Orléans et érudit), 22 mai 1622, à Jean

Sirmond, critiquant

sub sigillo confessionis

les doctrines de Pétau. Pierre de

m

aRCa

(1594-1662, prélat et historien), Paris 13 décembre

1651, comme évêque de Couserans, annonçant l’envoi de sa déclaration sur le jansénisme. Philibert

m

onet

(1566-1643, jésuite et

lexicographe), Lyon 5 octobre 1638, à propos de M. de La Peyre. François

V

aVasseuR

(1605-1681, jésuite, adversaire des jansénistes), 8

lettres, d’Alençon et Bourges 1629-1644, longues lettres en latin sur les controverses religieuses.

264.

Roger PEYREFITTE

(1907-2000). L.A.S. (paraphe),

Vendredi « ides de mars » [15 mars 1940 ?, à Henry de

m

ontHeRlant

]

; 2 pages in-8.

400/500

C

uRieuse

lettRe

aux

mystéRieux

sous

-

entendus

. « Pendant

que vous composez des hymnes à la violette, notre ami le

Major fait de l’épopée. Il est venu me voir

hier

pour m’inviter

à modérer votre intérêt, je ne dis pas sur “Les badinages” du

Chevalier, qui sont déjà en bonne main, mais sur cette “Robe

de tulle” (presque

La robe de laine

de M. Henry Bordeaux)

à laquelle essaie de vous intéresser un amateur qui, de

votre propre aveu, vous ne connaissiez pas il y a un mois.

Conservons nos luminaires pour les œuvres de la maison ;

elle en est, certes, assez riche. Oui, depuis hier, le major est

en pleine épopée. Vous connaissez déjà, à ce qu’il m’a dit, les

chants antérieurs de son Iliade, consacrés jusqu’ici aux gloires

de la religion (S

t

Lazare), de l’histoire de France (le maréchal

de Luxembourg) et du Massif Central. Hier, jour qui jusqu’à

présent n’avait pas figuré parmi ses jours inspirateurs, il

s’est trouvé tout à coup inspiré. Naturellement, il n’était

pas chez lui, où toute Muse est introuvable, mais dans le

voisinage, dont le nom rappelle ces “Soirées” dont vous fîtes

le charme, en pays du “compliment d’usage”. Il régnait en

maître et seigneur, vous le savez, sur ce pays-là ; les Muses

lui souriaient. […] Le chant n

ème

de l’Iliade de l’O. commence.

[…] Il va savoir, dès ce soir, si la journée d’hier marque, pour

la gloire littéraire de l’O., une date faste ou néfaste ! Car,

d’après les rimes déjà alignées (il compose de chic, comme

Victor Hugo), ce sera une chose

prodigieuse

. Que les plus

grandes œuvres paraissent de pauvres choses, au prix de

celle-là ! Songez-y : toutes les Muses sont avec lui, contre la

fâcheuse inspiratrice du dehors. Bref, le plus invraisemblable

amphigouri poétique que l’on ait jamais vu. Oui, ce soir, l’O.

aura gagné sa plus formidable bataille (

L’Iliade

,

L’Énéide

,

La

Légende des Siècles

, Corneille ne sont que des enfantillages

auprès), ou

il l’aura perdue

»...

265.

Roger PEYREFITTE

. 3 L.A.S. (initiales), [Toulouse] mai-novembre 1941, à Henry de

m

ontHeRlant

; sur 3 cartes postales

avec adresses de l’expéditeur et du destinataire au dos.

400/450

24 mai 1941

. « Sans doute n’avez-vous pas eu nouvelles ami rue Paradis. Sauriez les grandeurs de l’Ordre. Merci double démarche.

Ne pas insister. Verrai sur place. […] Suis ravi idée vivre ici avec l’un des deux. Lorsque aurai réglé affaires région, demanderai passage

avec certificat décès père. […] Que n’êtes-vous ici ? Que ne suis-je là-bas ? »...

25 octobre

. Il a reçu ses cartes et « le livre Biguet » [

Les

Enfances de Montherlant

de J.-N.

f

auRe

-B

iguet

]. « On m’avait déjà montré […] M., dès 11 ans, “sur le chemin des écoliers”. Charmantes

photos. À 15, impayable (mais ne vous moquez plus de M. de Fersen). Viens de lire le bouquin d’une traite). Enchanté. Heureux votre

décision “famiglia”. Moi-même un jour récent prêt à tout cesser ici [...]. Mais me rappelle, moi aussi, vos propos : il faut peser ce qui

est vie et ce qui est mort chez ceux qu’on aime, – et s’estimer content si cela se balance. [...] Naturellement, sans nouvelles aussi de Vig.

[Jean Vigneau], qui annonçait arrivée immédiate. [...] Rien du Vicaire savoyard (ex-logeur d’Aiglon). Très fin et distingué. Très sûr et

discret »...

4 novembre

. « 4 jours pour votre dernière carte ! Rien n’aura retardé la nouvelle de votre victoire. De même que je vous prêchai

la longanimité, je vous approuve dans votre endurcissement. Réflexion faite, il est inconcevable que quelqu’un qui tient à nous, et n’a

qu’un coup de téléphone à donner, s’obstine dans un silence hargneux, et probablement sans raison. Je crois d’ailleurs que l’attachement

s’est perdu, chez elles deux aussi, le jour où l’une a succédé à l’autre, la rebutée – ou la moins favorisée – prenant sans doute à tâche

d’exciter la plus heureuse contre vous [...]. À cet égard, l’aînée m’avait semblée “agressive”, la cadette prenant votre défense. Ce qui

est remarquable, c’est que notre “disposition” aura été concomitante, parce que je n’ai pas donné signe de vie jusqu’ici. La facilité avec

laquelle on avait paru se consoler de mon départ m’avait été significative »... Etc.