210
561.
ELIZABETH, née
B
oWes
-l
yon
(1900-2002) Reine consort du Royaume-Uni, femme (1923) du Roi George VI, mère
d’Elizabeth II. L.A.S. « Elizabeth R »,
Buckingham Palace
27 mars 1950, à sa chère Hannah (sa modiste ou chapelière) ;
2 pages in-8 à son chiffre couronné ; en anglais.
200/250
Elle a été agréablement surprise de trouver une boîte de sa part, contenant un magnifique sac. Elle est touchée par son attention
et apprécie beaucoup son cadeau ; elle en avait justement besoin, car son sac blanc a viré au
gris
, et sa femme de chambre était au
désespoir !…
562.
EMPIRE
.
a
ffiCHe
,
Notizie officiali Per mezzo d’un Corriere Inglese [...] diretto a Sua Eccellenza Lord Bentinck…
(Bastia, [avril
1814]) ; 1 page grand in-fol. ; en italien.
100/120
Nouvelles officielles de l’occupation alliée de Paris le 31 mars : adresse aux habitants de Paris du commandant en chef des armées
alliées, le maréchal prince de Schwartzenberg ; articles de la capitulation de la Ville de Paris ; déclaration du Tsar Alexandre I
er
.
563.
EUGÉNIE
(1826-1920) Impératrice. L.A.S., 30 août [1870], à la Maréchale B
azaine
; 2 pages in-8 (plis fragiles). 300/400
g
ueRRe
de
1870
. Elle lui fait suivre une lettre «
del maridito
[
B
azaine
]. Je n’ai pas besoin de vous dire qu’elle m’a fait un plaisir
énorme ; c’est un peu de beaume dans le cœur. Dieu veuille que nous ayons bientôt de bonnes nouvelles. J’ai oublié de vous dire hier
qu’il y a aux Tuileries un appartement vacant que vous pourriez habiter en attendant les événements »...
564.
EUGÉNIE
(1826-1920) Impératrice, femme de Napoléon III. L.A.S., Chislehurst 17 août [1871], au vice-amiral Victor-
Auguste
d
upeRRé
; 8 pages in-8.
1 000/1 200
t
Rès
Belle
et
émouVante
lettRe du déBut de
son
exil anglais
. Elle va lui faire passer par
f
ilon
quelques photographies « pour que vous
les donniez quand vous verrez qu’elles peuvent faire plaisir ». Elle compte quitter l’Angleterre le 9 septembre, et il faudra lui écrire
au nom de Doña Maria Juana Flower à Madrid, mais l’adresse étant celle de sa mère, « il faut être très circonspect à cause de la poste
française »... Elle évoque « le mariage de d’Espeuilles » [Antonin d’Espeuilles avec Caroline Maret de Bassano, le 7 septembre 1871] qui
« va vous réunir tous à Paris, il y a des vies qui commencent, et d’autres qui finissent ou qui se trainent. Tout marche comme par le passé,
mais que de naufrages douloureux, que de vides que rien ne comble... Mais enfin je suis heureuse quand je sais que ceux qui ont vécu
si longtemps de notre vie ont un souvenir pour nous aujourd’hui. Tous ceux qui viennent de France nous disent que la vérité fait son
chemin doucement mais sûrement. On prétend que l’enquête sera sérieuse et on espère qu’elle sera
dans son entier
connue du public »...
Filon lui parlera des vases et objets qui lui appartiennent, et qui sont chez Duperré. Puis, à propos de son voyage, elle demande « par
quel degré se trouve Cherbourg, Brest et Biarritz, afin de suivre un peu ma route, et faire que ma pensée traverse l’espace pour vous
porter à tous un souvenir ». Elle prie aussi de lui envoyer un annuaire de la Marine « et un de ces cahiers où se trouvaient tous les noms
des batiments de la flotte c’est un souvenir que je veux garder – vous savez sans doute
que tous mes livres sont brûlés
. Si on vend ceux de
L’Aigle
[le yacht impérial, sur lequel elle avait inauguré le Canal de Suez] je voudrais les racheter mais si on n’en parle pas il vaut mieux
n’en rien dire pour que l’idée ne leur vienne pas de détruire le bateau »...
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