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212

triste évoquant son fils abattu par les lances des cosaques, et sa femme morte de chagrin ; félicitations à Bosc qui donne « tous les ans

au public un livre et un enfant à ta femme »... Informations scientifiques sur les mantes dans le jardin de sa sœur, et des échantillons

minéralogiques...

568.

Charles de GAULLE

(1890-1970). L.S., Paris 28 juin 1968, à Emmanuel

B

erl

; 1 page in-4, en-tête

Le Général de Gaulle

.

300/350

« Je vous remercie de m’avoir aimablement fait hommage de votre livre

La Fin de la III

ème

République

. Il m’a semblé que vous y aviez

fort bien reconstitué le climat qui était celui de la France au cours de ses dramatiques semaines. À ce titre, il m’a beaucoup intéressé »...

569.

Yvonne de GAULLE née

V

endroux

(1900-1979) épouse (1921) du général Charles de Gaulle. L.A.S., 29 juillet 1958 ;

2 pages in-4.

600/700

É

mouvante

lettre

sur

les

enfants

handicapés

,

et

la

fondation

en

souvenir

de

sa

fille

A

nne

. « Puisque vous m’entretenez de votre

enfant, je vous conseille, lorsqu’elle aura sept ans, de la faire entrer […] dans une maison spécialisée pour les petites filles retardées. Par

exemple : les Sœurs de la Présentation avenue G

al

Leclerc – Rozay en Brie – Seine et Marne. Il suffit d’avoir la loi Cordonnier, ou même

S. Sociale. Cette maison est excellente. La Fondation Anne de Gaulle ne reçoit que des

jeunes filles

âgées de quinze ans à l’admission –

débiles profondes

– et de familles nécessiteuses seulement – (ni payante, ni S. Sociale). Je regrette de ne pouvoir donner l’autorisation de

visiter – mes filles ont besoin de calme, et seuls leurs parents sont admis dans la maison »…

570.

Geneviève de

GAULLE

(1920-2002) nièce du général de Gaulle, résistante déportée en 1944, puis militante des droits de

l’homme ; elle épousera Bernard Anthonioz. L.S. avec 2 lignes autographes, Vevey 3 septembre 1945, à une demoiselle ;

1 page in-4 dactylographiée.

150/200

Q

uatre mois

après

sa

libération

du

camp

de

R

avensbrück

. Elle est « très touchée de voir qu’ayant déjà tant fait pour mes camarades

déportées, vous pensiez encore à organiser quelque chose à Vevey ». Mais son emploi du temps est surchargé : conférences à Sierre,

puis à Nyon, elle doit se rendre en Suisse italienne le 8 et le 10, et « le 11 je dois prendre part à une cérémonie organisée par la France

libre, comme marraine d’un drapeau ». Elle est aussi réclamée d’urgence à Paris...

O

n

joint

une photo du général Leclerc sur son char à

la Libération.

571.

GAZETTES

. 15 gazettes imprimées, septembre-décembre 1681 ; petit in-4, en feuilles avec lettrines et petites vignettes

(mouillures, qqs défauts).

100/120

Ensemble de

Gazettes

et

Nouvelles ordinaires

d’Europe et du monde, se vendant à Rouen chez Laurent

B

esongne

. Plus qqs ff. incomplets.

572.

GUERRE DE 1870

.

C

arnet

autographe signé par l’officier

T

hiénot

,

Journal de campagne

(suite),

Paris décembre

1870-février 1871 ; carnet petit in-8 de 36 pages remplies d’une petite écriture (photo jointe).

700/800

I

ntéressante

relation

de

la

guerre

de

1870

et

du

siège

de

P

aris

par

un

chef

de

bataillon

. Hospitalisé au Val-de-Grâce du 4

décembre au 27 janvier 1871, Thiénot relate presque quotidiennement ce qu’il perçoit des événements à travers les journaux, dépêches

et conversations auxquelles il assiste. Nous ne pouvons en donner que de courts extraits.

5 décembre 1870

. « Notre armée a repassé la Marne. Ainsi donc voilà le plan du général

D

ucrot

avorté. Au lieu d’une tranchée

victorieuse, nous n’aurons eu qu’une sanglante sortie »...

7 décembre

. « L’armée de la Loire a été défaite près d’Orléans » et la ville serait

occupée par les troupes allemandes. « Pas plus que Paris, Orléans n’est la France. La France est debout résolue à chasser l’envahisseur.

Ce devoir n’est pas au-dessus de ses forces. En refusant une paix honteuse [...] la France sortira plus grande que jamais de cette crise

épouvantable »...

8 décembre

. Les généraux

R

enault

et

L

adreit de

la

C

harrière

sont morts... On parle de pertes humaines considérables

au combat du 2 décembre...

9 décembre

. Rapport des pertes du 29 novembre au 3 décembre : 1008 tués et 5022 blessés... « Les officiers

prussiens prisonniers sur parole dans Paris sont insultés par la population »...

12 décembre

. Arrivée à Paris de pigeons prussiens,

apportant « les plus lamentables nouvelles de Tours et de Rouen »... Il déplore la « négligence coupable » de l’intendance militaire quant à

l’organisation du service médical : « J’ai monté la grand garde de la nuit du 30 novembre au 1

er

décembre. J’ai entendu les cris désespérés

et navrants des blessés. Plus de 2 ou 300 avaient été laissés sur les pentes du plateau de Villiers. Le froid était terrible, la nuit sombre

et noire. Pas un intendant ! Pas un médecin d’ambulance ! »...

21 décembre

. « Il se prépare une grande sortie. [...] Ma blessure n’est pas

encore bien fermée. Cependant si j’assiste à cette nouvelle action j’ai la certitude d’être nommé capitaine »...

23 décembre

. Les hostilités

ont repris : «  La ligne de feu s’étend de Chatou (en face le mont Valérien) à Gournay sur Marne. Le Bourget a été le théâtre d’une attaque

extrêmement vive »... Le général

L

e

F

lô

, ministre de la guerre, est venu visiter le Val-de-Grâce...

25 décembre

. Triste Noël : « Seigneur !

Vos volontés sont terribles. La patrie est ruinée et envahie. L’étranger foule notre sol sacré. Désolations, incendies, vengeances, tout

est accompli »...

27 décembre

. « Le froid est terrible. De nombreux cas de congélation se sont produits. On parle d’un commencement

de bombardement » sur les forts de Nogent, Noisy et Rosny...

3 janvier 1871

. Abandon du plateau d’Avron par l’artillerie française...

Début des bombardements par « les fameux canons

K

rupp

tant de fois annoncés. [...] Le moral de nos troupes doit être fortement attaqué.

L’artillerie c’est la terreur, c’est le cauchemar du soldat [...], ils doivent se dire : on nous mène à la boucherie, on veut nous détruire,

nous servons de cible aux obus »...

6 janvier

. Paris a pour la première fois été atteinte par les canons Krupp. L’ennemi « a ouvert un feu

effroyable sur les forts de Montrouge, Vanves, Issy et sur la partie Sud et Sud-Ouest de la ville »... La canonnade est intense... « On

prétend que l’ennemi a tiré sur le Luxembourg dans l’espérance de faire sauter la poudrerie qui y est établie. Cette supposition n’est pas

sans fondement. Ici au Val-de-Grâce nous avons reçu cinq ou six obus »...

8 janvier

. Longue diatribe contre les officiers d’État-major :