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213

« Les manœuvres des diverses armes leur sont totalement inconnues, et beaucoup seraient incapables de commander un bataillon ou

un escadron. Ce sont des hommes médiocres, trop médiocres, trop peu au courant de la tactique nouvelle et de l’armement nouveau »...

16 janvier

. Les malades du Val-de-Grâce ont été évacués vers l’hôpital Dubois la veille en raison des risques de bombardements... Espoir

de retrouver prochainement le bataillon et d’être nommé capitaine...

26 janvier

. « Paris est plein de bruits sinistres, depuis 2 jours. Je

crois bien que nous en sommes arrivés à la dernière période du siège. On affirme que des négociations ont été entamées avec l’ennemi.

Sera-ce pour un armistice ou pour une paix définitive ? »... Thiénot regagne son régiment le 27 et retrouve ses camarades harassés,

souffrant du froid et de la faim... « Enfin voici cette guerre finie. Nous succombons mais avec honneur. Paris est à bout de ressources ;

Paris parlemente ; mais Paris a le droit d’être fière d’un siège de près de 140 jours »... Un tableau répertoriant les pertes humaines de

la bataille de Champigny-sur-Marne (2 décembre 1870) clôt cette première partie du carnet. Suit la copie du

Journal du 122

e

de ligne

Campagne de France (1870-71)

.

573.

GUERRE DE 1870

.

COMMUNE DE PARIS

.

La Commune, journal du soir

, n° 38 du jeudi 27 avril 1871 ; 1 feuillet

grand in-fol.

50/60

Rare numéro de ce journal publié par Millière et Duchêne, avec un article sur l’Armistice du 24 avril 1871 et le bilan des nombreux

dégâts matériels et humains des derniers affrontements. Rubrique

Bataille contre les Chouans

consacrée au compte-rendu journalier des

opérations militaires, ici contre les Versaillais. Etc.

574.

GUERRE 1939-1945

. Ensemble d’environ 45 documents, archives de Charles

S

ockeel

, journaliste du Nord de la France

et homme de confiance au Stalag XC en Prusse orientale.

150/200

23 courriers ou cartes postales adressées à Sockeel au stalag par ses proches et amis (1940-1944) et documents relatifs au stalag.

Lettre d’invitation d’un moine de l’abbaye de Fécamp (1939). Billet allemand de camp de prisonniers de guerre (1 Reichsmark) ; 2 bons

de solidarité. Plaque de matricule à son nom. 3 cartes de presse. Laissez-passer pour prisonniers de guerre français et belges qui

travaillent (1944-1945). Carte de membre adhérent de l’Association départementale des prisonniers de guerre du Nord (1946-1947).

Carte d’identité. 2 photographies. Manuscrit de son discours prononcé lors de son départ en retraite du journal

La Voix du Nord

. Etc.

575.

GUERRE 1939-1945

. Dossier de 7 documents ; formats divers.

100/120

Dossier concernant des biens mis en dépôt à Vichy et spoliés par la Gestapo. Contrat de dépôt d’une malle (et facture) au garde-

meubles

B

rancher

à Vichy par Fouad

C

haaroui

de Beyrouth pour une malle assurée 4.000 fr. (7 septembre 1939). Échange de courriers

entre M. Chaaroui et le garde-meuble en décembre 1944, ce dernier l’informant avec regret que pendant l’occupation allemande, la

Gestapo est venue enlever les mobiliers et dépôts « appartenant à des Juifs ou présumé juifs, puis ceux appartenant à des étrangers,

à diverses personnes et notamment aux ressortissants des nations en guerre avec l’Allemagne. […] Ces enlèvements eurent lui sous

menaces et se poursuivirent par intermittence jusqu’à la Libération de notre ville, le 26 août, et ce, malgré nos protestations et mes

appels aux autorités locales […] Dès le début, des représentants de la Police Française furent renvoyés par la police allemande qui se mit

à visiter lot par lot, défoncer les caisses et enlevant ce qui leur convenait et sans qu’aucun reçu ni bon constatant ces enlèvements ne soit

remis »... Note dactylographiée indiquant que la malle de M. Chaaroui a été fouillée et enlevée le 21 juin 1944.

O

n

joint

un imprimé,

Déclaration

en vue de l’application de la Loi du 2 juin 1941 sur le statut des Juifs

, rempli par Mme

L

efeuvre

,

épouse

G

rosprêtre

(12 janvier 1942).

576.

Antoinette de

B

ourbon

, duchesse de GUISE

(1494-1583) fille de François de Bourbon duc de Vendôme et de Marie de

Luxembourg, femme (1513) de Claude II de Lorraine, premier duc de Guise (1496-1550), dont elle eut douze enfants ; elle

est la grand-mère de Marie Stuart. L.A.S. « votre bonne mere », à

sa

belle

-

fille

, Louise comtesse de

G

uise

et d’

A

umale

 ;

2 pages et quart in-fol., adresse « A ma fille la Contesse de Guyse, et d’Aumalle ».

400/500

J

olie

lettre

familiale

. [Claude de Guise, duc d’Aumale

(1526-1573) avait épousé en 1546 Louise de Brézé (1521-

1577), fille de Diane de Poitiers.] Elle lui fait envoyer de

l’argent sur rente « car vous saves que je n’en ay point

[...] les fres quy nous faut fere mon mangé jusques au

bout », et elle n’est pas certaine d’obtenir cette année

une pension du Roi... Elle évoque le mariage d’un autre

de ses fils, se réjouit de la bonne santé de sa belle-fille

enceinte de quatre mois, et lui propose d’être à ses côtés

au moment des couches, auquel cas « il me faudra au

retour de mon fys fere mes excuses en court »... Elle

donne des nouvelles de la grossesse de la sœur de la

comtesse de Guise, et termine en lui souhaitant « la

joye de vostre gros ventre que vous en desyre » et en se

recommandant d’elle auprès de son fils...